Présentation Générale
du Missel Romain
3e édition
typique 2002
TABLE DES
MATIÈRES
Témoignage
d´une foi inchangée (2 - 5)
Manifestation
d´une tradition ininterrompue (6 - 9)
Adaptation
aux conditions nouvelles (10 - 15)
CHAP.
I - IMPORTANCE ET DIGNITÉ
DE LA CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE (16 - 26)
CHAP.
II - LA STRUCTURE DE LA MESSE,
SES ÉLÉMENTS ET SES PARTIES
I - Structure
générale de la messe (27 - 28)
II - Les
divers éléments de la messe (29 - 45)
- La lecture et
l’explication de la parole de Dieu
- Les oraisons
et les autres parties qui reviennent au prêtre
- Les autres
formules dans la célébration
- Les façons de
prononcer les différents textes
- L’importance
du chant
- Les gestes et
les attitudes corporelles
- Le silence
III - Les
différentes parties de la messe (46 - 90)
A) Ouverture
de la célébration (46 - 54)
- Le chant
d´entrée
- Le salut à
l´autel et au peuple rassemblé
- La
préparation pénitentielle
- Le Kyrie eleison
- Le Gloria in excelsis
- La prière
d´ouverture
B) Liturgie
de la Parole (55 - 71)
- Le silence
- Les lectures
bibliques
- Le psaume
responsorial
- L’acclamation
avant l’Évangile
- L´homélie
- La profession
de foi
- La prière
universelle
C) Liturgie
eucharistique (72 - 89)
- La
préparation des dons
- La prière sur
les offrandes
- La prière
eucharistique
- Les rites de
communion
- L’oraison
dominicale
- Le rite de la
paix
- La fraction
du pain
- La communion
CHAP. III -
LES SERVICES
ET LES MINISTÈRES A LA MESSE
I - Les
services des ministres ordonnés (92 - 94)
II - Les
fonctions du peuple de Dieu (95 - 97)
III - Les
ministères particuliers (98 - 107)
- Le ministère
de l’acolyte et du lecteur institués
- Les autres
fonctions
IV –
Répartition des fonctions et préparation
de la célébration (108-111)
CHAP.
IV - LES DIVERSES FORMES
DE CÉLÉBRATION DE LA MESSE
I - La messe
avec peuple (115 - 198)
Les
préparatifs (117 - 119)
A) La messe
sans diacre (120-170)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie de
la Parole
- Liturgie
eucharistique
- Rites de
conclusion
B) La
messe avec diacre (171 - 186)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie de
la Parole
- Liturgie
eucharistique
- Rites de
conclusion
C) Les
fonctions de l´acolyte (187 - 193)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie
eucharistique
D) Les
fonctions du lecteur (194 - 198)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie de
la Parole
II - La messe
concélébrée (199 - 251)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie de
la Parole
- Liturgie
eucharistique
- Manière de
dire la prière eucharistique
·
Prière
eucharistique I (Canon romain)
- Rites de
communion
- Rites de
conclusion
III - La
messe avec participation d’un seul ministre (252 - 272)
- Ouverture de
la célébration
- Liturgie de
la Parole
- Liturgie
eucharistique
- Rites de
conclusion
IV - Quelques
règles valables pour toutes les formes de messe (273 -
287)
- Vénération de
l´autel et du Livre des Évangiles
- Génuflexion
et inclination
- Encensement
- Purification
- Communion
sous les deux espèces
CHAP.
V - AMÉNAGEMENT ET ORNEMENTATION DES ÉGLISES
POUR LA CÉLÉBRATION DE L´EUCHARISTIE
I - Principes
généraux (288 - 294)
II –
Aménagement du sanctuaire pour la célébration communautaire (295 – 310)
- L´autel et
son ornementation
- L´ambon
- Le siège de
présidence et les autres sièges
III –
Aménagement de l´église (311 – 318)
- La place des
fidèles
- La place de
la chorale et des instruments de musique
- La place de
la réserve eucharistique
- Les images
saintes
CHAP. VI
- CE QUI EST REQUIS
POUR CÉLÉBRER LA MESSE
I - Le pain
et le vin de la célébration eucharistique (319 -
324)
II - Le
mobilier liturgique (325 - 326)
III - Les
vases liturgiques (327 - 334)
IV - Les
vêtements liturgiques (335 - 347)
V - Les
autres objets (348 - 351)
CHAP. VII -
CHOIX DE LA MESSE
ET DE SES DIFFÉRENTES PARTIES
I - Choix de
la messe (353-355)
II - Choix
des parties de la messe (356-367)
- Les lectures
- Les oraisons
- La prière
eucharistique
- Les chants
CHAP.
VIII - MESSES ET ORAISONS
POUR INTENTIONS DIVERSES,
MESSES DES DÉFUNTS
I - Messes et
oraisons pour intentions diverses (368 - 378)
II - Messes
des défunts (379-385)
CHAP.
IX - ADAPTATIONS QUI RELEVENT DES EVEQUES
ET DE LEURS CONFERENCES (386-399)
1. Alors qu´il allait célébrer
avec ses disciples le repas pascal où il institua le sacrifice de son Corps et
de son Sang, le Christ Seigneur ordonna de préparer une grande salle aménagée
(Lc 22, 12). L´Église a toujours estimé que cet ordre la concernait, en ce
qu´il réglait la disposition des esprits, des lieux, des rites et des textes
relatifs à la célébration de la sainte Eucharistie. De même, les règles
d´aujourd´hui qui ont été prescrites en s´appuyant sur la volonté du IIe
concile œcuménique du Vatican et le nouveau Missel que l´Église de rite romain
utilisera désormais pour célébrer la messe prouvent cette attention de
l´Église, sa foi et son amour inchangés envers ce plus grand des mystères
qu’est l’Eucharistie, et témoignent de sa tradition continue et ininterrompue,
quelles que soient les nouveautés qui y ont été introduites.
Témoignage d´une foi
inchangée
2. La nature sacrificielle de la messe,
solennellement affirmée par le concile de Trente[1]en
accord avec toute la tradition de l´Église, a été professée de nouveau par le
IIe concile du Vatican, qui a énoncé, au sujet de la messe, ces paroles
significatives: "Notre Sauveur, à la dernière Cène , institua le sacrifice
eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la
croix au long des siècles, jusqu´à ce qu´il vienne, et en outre pour confier à
l´Église, son épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection[2]"
Ce qui est
ainsi enseigné par le concile est également exprimé de façon concordante par
les formules de la messe. En effet, la doctrine signifiée avec précision par
cette phrase d’un sacramentaire ancien, appelé léonien : "Chaque fois que
nous célébrons ce sacrifice en mémorial, c´est l´œuvre de notre rédemption qui
s´accomplit[3]",
cette doctrine est développée de façon claire et précise dans les prières
eucharistiques ; dans ces prières, en effet, lorsque le prêtre proclame
l´anamnèse, en s´adressant à Dieu au nom de tout le peuple, il lui rend grâce
et lui offre le sacrifice vivant et saint, c´est-à-dire l´oblation de l´Église
et la victime par l´immolation de laquelle Dieu nous a rétablis dans son
Alliance[4],
et il prie pour que le Corps et le Sang du Christ soient un sacrifice digne
d’être agréé par le Père et qui sauve le monde[5].
C´est ainsi que
dans le nouveau Missel, la "règle de la prière" (lex orandi) de l´Église correspond
à sa constante "règle de la foi" (lex credendi). Celle-ci nous avertit que, sauf la manière d´offrir
qui est différente, il y a identité entre le sacrifice de la croix et son
renouvellement sacramentel à la messe que le Christ Seigneur a institué lors de
la dernière Cène et qu´il a ordonné à ses Apôtres de faire en mémoire de lui.
Par conséquent, la messe est tout ensemble sacrifice de louange, d´action de
grâce, de propitiation et de satisfaction.
3. De même, le mystère admirable de la
présence réelle du Seigneur sous les espèces eucharistiques est affirmé de
nouveau par le IIe concile du Vatican[6] et
les autres documents du magistère de l´Église [7] avec
le même sens et la même doctrine selon lesquels le concile de Trente l´avait
proposé à notre foi[8].
Le mystère, dans la célébration de la messe, est mis en lumière non seulement
par les paroles mêmes de la consécration, qui rendent le Christ présent par
transsubstantiation, mais encore par le sentiment et l´expression extérieure de
souverain respect et d´adoration que l´on trouve au cours de la liturgie
eucharistique. Pour le même motif, le peuple chrétien est amené à honorer d´une
manière particulière, par l´adoration, cet admirable sacrement, le jeudi de la
Cène du Seigneur et en la solennité du Corps et du Sang du Christ.
4. Quant à la nature du sacerdoce
ministériel, propre à l’évêque et au prêtre qui, agissant en la personne du
Christ (in persona Christi), offrent
le sacrifice et président l´assemblée du peuple saint, elle est mise en relief,
dans la forme du rite lui-même, par l´éminence de la place et de la fonction de
ce sacerdoce. Les principes de cette fonction sont d´ailleurs énoncés et
clairement expliqués dans la préface de la messe chrismale du Jeudi
saint, car c´est précisément ce jour-là que l´on commémore l´institution du
sacerdoce. Ce texte souligne le pouvoir sacerdotal conféré par l´imposition des
mains; et l´on y décrit ce pouvoir lui-même en énumérant toutes ses fonctions:
il continue le pouvoir du Christ, Souverain Pontife de la Nouvelle Alliance.
5. De plus, la nature même du sacerdoce
ministériel met dans sa juste lumière une autre réalité de grande importance:
le sacerdoce royal des fidèles, dont le sacrifice spirituel atteint sa
consommation par le ministère de l’évêque et des prêtres, en union avec le
sacrifice du Christ, unique médiateur[9].
Car la célébration de l´Eucharistie est l´acte de l´Église tout entière, dans
lequel chacun fait seulement, mais totalement, ce qui lui revient, compte tenu
du rang qu´il occupe dans le peuple de Dieu. Par là, on prête une plus grande
attention à des aspects de la célébration qui, au cours des siècles, avaient
été parfois négligés. Ce peuple est, en effet, le peuple de Dieu, acquis par le
Sang du Christ, rassemblé par le Seigneur, nourri par sa Parole; peuple dont la
vocation est de faire monter vers Dieu les prières de toute la famille humaine;
peuple qui, dans le Christ, rend grâce pour le mystère du salut en offrant son
sacrifice; peuple enfin qui, par la communion au Corps et au Sang du Christ,
renforce son unité. Ce peuple est saint par son origine; cependant, par sa
participation consciente, active et fructueuse au mystère eucharistique, il
progresse continuellement en sainteté[10].
Manifestation d´une tradition ininterrompue
6. En énonçant les règles selon
lesquelles le rite de la messe serait révisé, le IIe concile du Vatican a
ordonné, entre autres, que certains rites "seraient rétablis selon
l´ancienne norme des Pères [11]",
reprenant en cela les mots mêmes employés par saint Pie V, dans la Constitution
apostolique Quo primum par
laquelle, en 1570, il promulguait le Missel du concile de Trente. Par cette
coïncidence verbale elle-même, on peut remarquer de quelle façon les deux
Missels romains, bien que séparés par quatre siècles, gardent une tradition
semblable et égale. Si l´on apprécie les éléments profonds de cette tradition,
on comprend aussi combien le second Missel complète le premier d´une manière
très heureuse.
7. En des temps vraiment difficiles où,
sur la nature sacrificielle de la messe, le sacerdoce ministériel, la présence
réelle et permanente du Christ sous les espèces eucharistiques, la foi
catholique avait été mise en danger, il fallait avant tout, pour saint Pie V,
préserver une tradition relativement récente, injustement attaquée, en
introduisant le moins possible de changements dans le rite sacré. Et, à la
vérité, le Missel de 1570 diffère très peu du premier Missel qui ait été
imprimé, en 1474, lequel déjà répète fidèlement le Missel de l´époque
d´Innocent III. En outre, les manuscrits de la Bibliothèque vaticane, s´ils ont
servi en certains cas à améliorer les textes, n´ont pas permis d´étendre les
recherches relatives aux "auteurs anciens et approuvés" au-delà des
commentaires liturgiques du Moyen Âge.
8. Aujourd´hui, au contraire, cette
"norme des Pères" que visaient les correcteurs responsables du Missel
de saint Pie V s´est enrichie par les innombrables études des savants. En
effet, après la première édition du sacramentaire grégorien, en 1571, les
anciens sacramentaires romains et ambrosiens ont été l´objet de nombreuses
éditions critiques, de même que les anciens livres liturgiques hispaniques et
gallicans. On a ainsi mis au jour quantité de prières, d´une grande qualité
spirituelle, ignorées jusque-là.
De la même
manière, les traditions des premiers siècles, antérieures à la formation des
rites d´Orient et d´Occident, sont d´autant mieux connues maintenant qu´on a
découvert un nombre considérable de documents liturgiques.
En outre, le
progrès des études patristiques a permis d´éclairer la théologie du mystère
eucharistique par l´enseignement des Pères les plus éminents de l´antiquité
chrétienne, comme saint Irénée, saint Ambroise, saint Cyrille de Jérusalem,
saint Jean Chrysostome.
9. C´est pourquoi la "norme des
Pères" ne demande pas seulement que l´on conserve la tradition léguée par
nos prédécesseurs immédiats, mais qu’on embrasse et qu’on examine de plus haut
tout le passé de l´Église et toutes les manières dont la foi unique s´est
manifestée dans des formes de culture humaine et profane aussi différentes que
celles qui ont été en vigueur chez les Sémites, les Grecs, les Latins. Cette
enquête plus vaste nous permet de voir comment l´Esprit Saint accorde au peuple
de Dieu une fidélité admirable pour conserver l´immuable dépôt de la foi à
travers la diversité considérable des prières et des rites.
Adaptation aux conditions
nouvelles
10. Le nouveau Missel, tout en attestant
la règle de prière de l´Église romaine et en préservant le dépôt de la foi
légué par les récents conciles, marque donc à son tour une étape très
importante dans la tradition liturgique.
Lorsque les
Pères du IIe concile du Vatican ont répété les affirmations dogmatiques du
concile de Trente, ils ont parlé à une époque bien différente de la vie du
monde; c´est pourquoi, dans le domaine pastoral, ils ont pu apporter des
suggestions et des conseils qu’on ne pouvait même pas prévoir quatre siècles
auparavant.
11. Le concile de Trente avait déjà
reconnu la grande valeur catéchétique de la célébration de la messe sans
pouvoir cependant en tirer toutes les conséquences pratiques. Certes beaucoup
demandaient qu´il fût permis d´employer la langue du pays dans la célébration
du sacrifice eucharistique. Devant une telle requête, le concile, tenant compte
des circonstances d´alors, estimait de son devoir de réaffirmer la doctrine
traditionnelle de l´Église, selon laquelle le sacrifice eucharistique est avant
tout l´action du Christ lui-même: par conséquent, son efficacité propre n´est
pas atteinte par la manière dont les fidèles peuvent y participer. C´est
pourquoi il s´est exprimé de cette façon ferme et mesurée: "Bien que la
messe contienne un riche enseignement pour le peuple fidèle, les Pères n´ont
pas jugé bon qu´elle soit célébrée sans discernement dans la langue du
pays. [12]"
Et il a condamné celui qui estimerait "qu´il faut réprouver le rite de
l´Église romaine par lequel le Canon et les paroles de la consécration sont
prononcés à voix basse: ou que la messe doit être célébrée uniquement en langue
du pays[13]".
Néanmoins, si d´un côté il a interdit l´emploi de la langue vivante dans la
messe, de l’autre, il a prescrit aux pasteurs d´y suppléer par une catéchèse
faite au moment voulu: "Pour que les brebis du Christ ne souffrent pas de
la faim… le concile ordonne aux pasteurs et à tous ceux qui ont charge d´âmes
d´expliquer fréquemment, au cours de la célébration de la messe, par eux-mêmes
ou par d´autres, tel ou tel des textes qui sont lus au cours de la messe et,
entre autres, d´éclairer le mystère de ce sacrifice, surtout les dimanches et
les jours de fête[14]"
12. C´est pourquoi, rassemblé pour
adapter l´Église aux conditions de sa fonction apostolique à notre époque, le
IIe concile du Vatican a scruté profondément, comme celui de Trente, la nature
didactique et pastorale de la liturgie [15].
Et comme il n´est aucun catholique pour nier que le rite accompli en langue
latine soit légitime et efficace, il a pu concéder en outre que "l´emploi
de la langue vivante peut être souvent très utile pour le peuple", et il en
a permis l´usage[16].
L´empressement évident avec lequel ce conseil a été reçu partout a eu pour
effet que, sous la conduite des évêques et du Siège apostolique lui-même, on a
permis que toutes les célébrations liturgiques auxquelles le peuple
participerait soient faites en langue vivante, pour que l´on comprenne plus
pleinement le mystère célébré.
13. Néanmoins, puisque l´usage de la
langue vivante dans la liturgie n´est qu´un instrument, certes très important,
pour que s´exprime plus clairement la catéchèse du mystère contenu dans la
célébration, le IIe concile du Vatican a, en outre, exhorté à mettre en pratique
certaines prescriptions du concile de Trente auxquelles on n´avait pas obéi
partout, comme le devoir de faire l´homélie les dimanches et jours de fête[17],
et la possibilité d´intercaler dans les rites quelques monitions [18]
Mais surtout,
le IIe concile du Vatican, en conseillant "cette participation meilleure à
la messe qui consiste en ce que les fidèles, après la communion du prêtre,
reçoivent le Corps du Seigneur avec des pains consacrés à ce même sacrifice[19]",
a poussé à réaliser un autre souhait du concile de Trente, à savoir que, pour
participer plus pleinement à l´Eucharistie, "les fidèles communient à
chaque messe, non seulement par le désir spirituel, mais aussi par la réception
sacramentelle de l´Eucharistie[20]".
14. Poussé par le même esprit et le même
zèle pastoral, le IIe concile du Vatican a pu réexaminer ce que le concile de
Trente avait statué au sujet de la communion sous les deux espèces. En effet,
puisque aujourd´hui on ne met aucunement en doute les principes doctrinaux sur
la pleine valeur de la communion, où l´Eucharistie est reçue sous la seule
espèce du pain, il a permis de donner parfois la communion sous les deux
espèces, parce que, alors, grâce à une présentation plus claire du signe
sacramentel, on procure une occasion particulière de pénétrer plus profondément
le mystère auquel participent les fidèles[21].
15. De la sorte, tandis que l´Église
demeure fidèle à sa charge d’enseigner la vérité en gardant "ce qui est
ancien", c´est-à-dire le dépôt de la Tradition, elle accomplit aussi son
devoir d´examiner et d´adopter prudemment "ce qui est nouveau" (cf.
Mt 13, 52).
En effet, une
partie du nouveau Missel rattache plus clairement les prières de l´Église aux
besoins de notre temps; de ce genre relèvent principalement les messes
rituelles et "pour intentions et circonstances diverses", dans
lesquelles se combinent heureusement tradition et nouveauté. C´est pourquoi
aussi, tandis que sont demeurées intactes beaucoup d´expressions puisées dans
la plus antique tradition de l´Église, et rendues familières par le même Missel
romain dans ses nombreuses éditions, beaucoup d´autres ont été adaptées aux
exigences et aux conditions actuelles. D´autres, enfin, comme les oraisons pour
l´Église, les laïcs, la sanctification du travail humain , la communauté de
toutes les nations, et pour certains besoins propres à notre époque, ont été
entièrement composées à neuf, en empruntant les pensées et souvent les termes
mêmes aux récents documents conciliaires.
De même, parce
qu´on prenait conscience de la situation nouvelle du monde contemporain, il a
semblé qu´on ne portait aucune atteinte au vénérable trésor de la tradition en
modifiant certaines phrases empruntées à la plus ancienne tradition pour que
leur style s´accorde mieux avec le langage théologique d´aujourd´hui et se rattache
en vérité à la situation actuelle de la discipline dans l´Église. C´est
pourquoi certaines expressions, concernant l´appréciation et l´usage des biens
terrestres, ont été changées, ainsi que d’autres qui mettaient en relief une
forme de pénitence extérieure propre à l´Église d’autres époques.
Voilà comment
les normes liturgiques du concile de Trente ont été, sur bien des points,
complétées et parachevées par les normes du IIe concile du Vatican; celui-ci a
conduit à son terme les efforts visant à rapprocher les fidèles de la liturgie,
efforts entrepris pendant ces quatre siècles et surtout à une époque récente,
grâce au zèle liturgique déployé par saint Pie X et ses successeurs.
IMPORTANCE ET DIGNITÉ
DE LA CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE
16. La célébration de la messe,
comme action du Christ et du peuple de Dieu organisé hiérarchiquement, est le
centre de toute la vie chrétienne pour l´Église, aussi bien universelle que
locale, et pour chacun des fidèles[22].
C´est en elle en effet que se trouve le sommet de l´action par laquelle Dieu,
dans le Christ, sanctifie le monde, et du culte que l’humanité offre au Père,
en l´adorant dans l’Esprit Saint par le Christ Fils de Dieu[23].
En outre, c´est dans cette célébration que les mystères de la Rédemption, au
cours du cycle annuel, sont commémorés de telle sorte qu´ils sont rendus
présents d´une certaine façon[24].
Quant aux autres actions sacrées et à toutes les oeuvres de la vie chrétienne,
elles s´y relient, elles y trouvent leur source et leur fin[25].
17. Il est donc de la plus grande
importance que la célébration de la messe, c´est-à-dire de la Cène du Seigneur,
soit réglée de telle façon que les ministres et les fidèles, y participant
selon leur condition, en recueillent pleinement les fruits[26] que
le Christ Seigneur a voulu nous faire obtenir en instituant le sacrifice
eucharistique de son Corps et de son Sang, et en le confiant, comme le mémorial
de sa passion et de sa résurrection, à l´Église, son épouse bien-aimée[27].
18. Ce résultat sera obtenu si, en
tenant compte de la nature de chaque assemblée et des diverses circonstances
qui la caractérisent, la célébration tout entière est organisée pour favoriser
chez les fidèles cette participation consciente, active et plénière du corps et
de l´esprit, animée par la ferveur de la foi, de l´espérance et de la charité.
Une telle participation est souhaitée par l´Église et demandée par la nature
même de la célébration; elle est un droit et un devoir pour le peuple chrétien
en vertu de son baptême[28].
19. La présence et la
participation active des fidèles, qui manifestent plus clairement la nature
ecclésiale de la célébration[29],
ne sont pas toujours réalisables. Cependant la célébration eucharistique
possède toujours son efficacité et sa dignité, car elle est l´acte du Christ et
de l´Église, dans lequel le prêtre accomplit sa principale fonction et agit
toujours pour le salut du peuple.
Il lui est donc
recommandé de célébrer même chaque jour le sacrifice eucharistique, s’il le
peut[30].
20. Mais, comme la célébration de
l´Eucharistie, de même que toute la liturgie, se fait par des signes sensibles
par lesquels la foi se nourrit, se fortifie et s´exprime[31],
il faut apporter un très grand soin à choisir et à organiser les formes et les
éléments proposés par l´Église. Car ceux-ci, compte tenu des circonstances de
personnes et de lieux, peuvent développer plus intensément la participation
active et plénière, et répondre plus exactement aux besoins spirituels des
fidèles.
21. C´est pourquoi cette Présentation vise à donner les
lignes générales selon lesquelles la célébration de l´Eucharistie sera bien
organisée, et à expliquer les règles selon lesquelles seront établies les
différentes formes de célébration[32].
22. La célébration de
l’Eucharistie dans les Églises particulières est également de la plus haute
importance.
En effet,
l’évêque diocésain, premier dispensateur des mystères de Dieu, est, dans
l'Église particulière qui lui est confiée, celui qui règle et promeut toute la
vie liturgique, et en est le gardien[33].
Dans les célébrations, surtout les célébrations eucharistiques, qui se
déroulent sous sa présidence avec la participation des prêtres, des diacres et
du peuple, le mystère de l’Église se manifeste. C’est pourquoi de telles messes
solennelles doivent être un exemple pour tout le diocèse.
Aussi l’évêque
doit-il s’appliquer à ce que les prêtres, les diacres et les fidèles laïcs
comprennent toujours plus profondément le sens authentique des rites et des
textes liturgiques et soient ainsi conduits à une célébration active et
fructueuse de l’eucharistie. Dans le même esprit, il doit veiller à une dignité
toujours plus grande des célébrations elles-mêmes, ce à quoi contribue tout
particulièrement la beauté de l’espace sacré, de la musique et des œuvres
d’art.
23. En outre, pour que la
célébration corresponde plus pleinement aux prescriptions et à l’esprit de la
liturgie, et que son efficacité pastorale soit plus grande, on trouvera
exposées dans cette Présentation et
dans l’Ordinaire de la messe quelques aménagements et adaptations.
24. Ces adaptations, pour la
plupart, consistent dans le choix de certains rites ou de certains textes,
comme les chants, les lectures, les prières, les monitions et les gestes, qui
répondent mieux aux besoins, à la formation et à la mentalité des participants,
et qui sont confiés au prêtre célébrant. Celui-ci se souviendra cependant qu’il
est le serviteur de la liturgie et qu’il ne peut de son propre chef ajouter,
enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe[34].
25. Le Missel signale en outre,
chaque fois en son lieu, certaines adaptations qui, selon la Constitution sur
la liturgie, sont de la compétence soit de l’évêque diocésain soit de la
Conférence des évêques[35] (cf.
ci-dessous, nn. 387, 388-393).
26. Pour ce qui est des
adaptations et des changements plus importants qu’il serait utile ou nécessaire
d’introduire pour faire droit aux traditions et à la mentalité des peuples et
des régions, selon l’esprit de l’art. 40 de la Constitution sur la Liturgie, on
observera ce qui est exposé dans l’instruction sur la liturgie romaine et
l’inculturation[36] et
ci-dessous (nn. 395-399).
CHAPITRE II
LA STRUCTURE DE LA MESSE,
SES ÉLÉMENTS ET SES PARTIES
I - STRUCTURE GÉNÉRALE DE LA
MESSE
27. A la messe ou Cène du
Seigneur, le peuple de Dieu est convoqué et rassemblé, sous la présidence du
prêtre, qui agit en la personne du Christ, pour célébrer le mémorial du
Seigneur, ou sacrifice eucharistique[37].
C´est pourquoi ce rassemblement local de la sainte Église réalise de façon
éminente la promesse du Christ: "Lorsque deux ou trois sont rassemblés en
mon nom, je suis là, au milieu d´eux" (Mt 18, 20). En effet, dans la
célébration de la messe où est perpétué le sacrifice de la croix[38],
le Christ est réellement présent dans l´assemblée elle-même réunie en son nom, dans
la personne du ministre, dans sa Parole et aussi, mais de façon substantielle
et permanente, sous les espèces eucharistiques[39].
28. La messe comporte comme deux
parties: la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique ; mais elles
sont si étroitement liées qu´elles forment un seul acte de culte[40].
En effet, la messe dresse la table aussi bien de la parole de Dieu que du Corps
du Christ, où les fidèles sont instruits et restaurés[41].
En outre, certains rites ouvrent la célébration et la concluent.
II - LES DIVERS ÉLÉMENTSDE LA MESSE
La lecture et l’explication de la
parole de Dieu
29. Lorsqu´on lit dans l´Église la
sainte Écriture, c´est Dieu lui-même qui parle à son peuple, et c´est le
Christ, présent dans sa parole, qui annonce l’Évangile.
C´est pourquoi
les lectures de la parole de Dieu, qui constituent un élément de très grande
importance dans la liturgie, doivent être écoutées par tous avec le plus grand
respect. Cependant, bien que la parole divine, dans les lectures de la sainte
Écriture, s´adresse à tous les hommes de n´importe quelle époque et leur soit
intelligible, sa pleine intelligence et son efficacité sont favorisées par un
exposé vivant, c´est-à-dire par l´homélie, qui fait partie de l´action
liturgique[42].
Les oraisons et les autres parties
qui reviennent au prêtre
30. De tout ce qui revient au
prêtre, la Prière eucharistique occupe la première place, car elle est le
sommet de toute la célébration. Viennent ensuite les oraisons, c´est-à-dire la
prière d´ouverture (collecte), la prière sur les offrandes et la prière après
la communion. Ces prières, dites par le prêtre qui préside l´assemblée en
tenant la place du Christ en personne, s´adressent à Dieu au nom de tout le
peuple saint et de tous ceux qui sont présents[43].
C´est donc à juste titre qu´on les nomme "oraisons présidentielles".
31. C´est encore au prêtre, dans
sa fonction de président de l´assemblée, qu´il revient de prononcer certaines
monitions prévues dans le rite lui-même. Là où les rubriques l’indiquent, il
lui est permis de les adapter quelque peu pour qu’elles correspondent mieux à
la compréhension des participants. Le prêtre aura soin cependant de toujours
conserver le sens de la monition proposée dans le Missel, et de l’exprimer en
peu de mots. Il revient également au prêtre qui préside de diriger la liturgie
de la parole de Dieu, et de donner la bénédiction finale. Il lui est permis en
outre, d’introduire les fidèles à la messe du jour par des paroles très brèves,
après la salutation initiale et avant l’acte pénitentiel; à la liturgie de la
Parole, avant les lectures; à la Prière eucharistique, avant la préface, mais
jamais au cours de la prière elle-même ; et enfin de conclure toute la
célébration, avant l’envoi des fidèles.
32. La nature des parties
"présidentielles" exige qu´elles soient prononcées clairement et à
haute voix, et qu´elles soient écoutées attentivement par tous[44].
Par conséquent, pendant que le prêtre les prononce, il n´y aura pas d´autres
prières ni d´autres chants, l´orgue et les autres instruments resteront
silencieux.
33. Le prêtre prie comme
président, au nom de l’Eglise et de la communauté rassemblée ; il prie aussi
parfois en son nom propre pour accomplir son ministère avec plus d’attention et
de piété. Ces prières-là, proposées avant la lecture de l’Évangile, à la
préparation des dons, avant et après la communion du prêtre, sont prononcées à
voix basse.
Les autres formules dans la
célébration
34. Puisque, par sa nature, la
célébration de la messe a un caractère « communautaire »[45],
les dialogues entre le prêtre et les fidèles rassemblés, ainsi que les
acclamations, possèdent une grande signification[46] :
en effet, ce ne sont pas seulement des signes extérieurs de la célébration
commune, mais des éléments qui favorisent et réalisent la communion entre le
prêtre et le peuple.
35. Les acclamations des fidèles
et leurs réponses aux salutations et aux prières du prêtre constituent un degré
de participation active qui doit être réalisé par les fidèles rassemblés quelle
que soit la forme de la messe, pour exprimer clairement et pour favoriser
l´action de toute la communauté[47].
36. Il y a d´autres parties qui
sont très utiles pour manifester et favoriser la participation active des
fidèles, et qui reviennent à toute l´assemblée, notamment l’acte pénitentiel,
la profession de foi, la prière universelle et l´oraison dominicale.
37. Enfin, parmi les autres
formules:
a) certaines
constituent un rite ou un acte ayant valeur en lui-même, comme l´hymne Gloria, le psaume responsorial, l´Alléluia et le verset avant
l´Évangile, le Sanctus,
l´acclamation d´anamnèse, le chant après la communion;
b) certaines
autres, comme les chants pour l’entrée, l’offertoire, la fraction (Agnus Dei / Agneau de Dieu) et la
communion, accompagnent un rite.
Les façons de prononcer les
différents textes
38. Dans les textes qui doivent
être prononcés clairement et à voix haute par le prêtre, le diacre, le lecteur,
ou par tous, le ton de voix doit répondre au genre du texte lui-même, selon
qu´il s´agit d´une lecture, d´une prière, d´une monition, d´une acclamation ou
d´un chant; il doit répondre aussi à la forme de la célébration et à la
solennité du rassemblement. En outre, on tiendra compte du caractère des
diverses langues et de la mentalité des peuples.
Dans les
rubriques et les normes qui suivent, les mots "dire" ou
"prononcer" doivent donc s´entendre soit du chant, soit de la
récitation, en observant les principes exposés ci-dessus.
39. L´Apôtre invite les fidèles
qui se rassemblent dans l´attente de l´avènement de leur Seigneur, à chanter
ensemble des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés (cf. Col 3, 16). Le
chant est en effet le signe de l´allégresse du cœur (cf. Ac 2, 46). Aussi saint
Augustin dit-il justement: "Chanter est le fait de celui qui aime"[48],
et selon un proverbe ancien: "Bien chanter, c’est prier deux fois".
40. On fera donc grand usage du
chant dans les célébrations, en tenant compte de la mentalité des peuples et
des aptitudes de chaque assemblée. S’il n’est pas toujours nécessaire, par
exemple aux messes de semaine, de chanter tous les textes qui, par eux-mêmes,
sont destinés à être chantés, on mettra tout le soin possible pour que le chant
des ministres et du peuple ne soit pas absent des célébrations, les dimanches
et fêtes de précepte.
Cependant, en
choisissant les parties qui seront effectivement chantées, on donnera toutefois
la priorité à celles qui ont plus d´importance, et surtout à celles qui doivent
être chantées par le prêtre, le diacre ou le lecteur, avec réponse du peuple,
ou qui doivent être prononcées simultanément par le prêtre et le peuple[49]
41. Le chant grégorien, en tant
que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs,
occuper la première place. Les autres genres de musique sacrée, et surtout la
polyphonie, ne sont nullement exclues, pourvu qu’ils s’accordent avec l’esprit
de l’action liturgique et qu’ils favorisent la participation de tous les
fidèles.[50]
Et comme les
rassemblements entre fidèles de diverses nations deviennent de plus en plus
fréquentes, il est nécessaire que ces fidèles sachent chanter ensemble, en
latin, sur des mélodies assez faciles, au moins quelques parties de l´Ordinaire
de la messe, notamment la profession de foi et l´oraison dominicale.[51]
Les gestes et les attitudes du corps
42. Les gestes et les attitudes du
corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple
doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble
simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses
parties et que soit favorisée la participation de tous[52].
On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale et à la pratique reçue du rite romain
ainsi qu’au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu’à ses goûts
personnels et à son propre jugement.
Les attitudes
communes à observer par tous les participants sont un signe de l’unité des
membres de la communauté chrétienne rassemblée dans la sainte Liturgie; en
effet, elles expriment et développent l´esprit et la sensibilité des
participants.
43. Les fidèles se tiendront
debout depuis le début du chant d´entrée, ou quand le prêtre se rend à l´autel,
jusqu´à la prière d´ouverture (collecte) inclusivement; au chant de l´Alléluiaavant l´Évangile; pendant la
proclamation de l´Évangile; pendant la profession de foi et la prière
universelle; et depuis l’invitation Orate
fratres (Prions ensemble) avant la prière sur les offrandes jusqu´à la
fin de la messe, excepté ce que l´on va dire.
Ils seront
assis pendant les lectures qui précèdent l´Évangile et le psaume responsorial;
à l´homélie et pendant la préparation des dons pour l’offertoire; et, si on le
juge bon, pendant qu´on observe un temps de silence sacré après la communion.
Ils
s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé,
l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d´autres justes
raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration
feront une inclination profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après
la consécration.
Il appartient
toutefois à la Conférence des évêques d´adapter les gestes et les
attitudes décrits dans l’Ordinaire de la
messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la
norme du droit[53].
On veillera cependant à ce qu´ils correspondent au sens et au caractère des
différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple
demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à
la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre
dit Ecce Agnus Dei (Voici
l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.
Pour obtenir
des attitudes et des gestes communs au cours d’une même célébration, les
fidèles suivront les monitions du diacre, ou d’un autre ministre laïc, ou du
prêtre, selon les indications du Missel.
44. Parmi les gestes, on compte
aussi les actions et les processions quand le prêtre, avec le diacre et les
ministres, se rend à l´autel ; quand le diacre porte à l’ambon
l’Évangéliaire ou le Livre des évangiles avant la proclamation de
l’Évangile ; quand les fidèles apportent les dons et s´approchent pour la
communion. Il convient que ces actions et processions se déroulent avec beauté,
tandis qu´on exécute les chants appropriés, selon les normes fixées pour
chacune.
45. Le silence sacré fait partie
de la célébration : il doit aussi être observé en son temps[54].
Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration. En
effet, pendant l’acte pénitentiel et après l´invitation à prier, chacun se
recueille; après une lecture ou l´homélie, on médite brièvement ce qu´on a
entendu; après la communion, le silence permet la louange et la prière
intérieure.
Dès avant la
célébration elle-même, il est bon de garder le silence dans l’église, à la
sacristie et dans les lieux avoisinants, pour que tous se disposent à célébrer
les saints mystères religieusement et selon les rites.
III - LES DIFFÉRENTES PARTIESDE LA
MESSE
46. Les rites qui précèdent la
liturgie de la Parole, c´est-à-dire le chant d´entrée (introït), la salutation,
l’acte pénitentiel, le Kyrie,
le Gloria et la prière
d´ouverture (collecte), ont le caractère d´une ouverture, d´une introduction et
d´une préparation.
Leur but est
que les fidèles qui se réunissent réalisent une communion et se disposent à
bien entendre la parole de Dieu et à célébrer dignement l´Eucharistie.
Dans certaines
célébrations qui sont jointes à la messe, selon la norme des livres
liturgiques, on omet les rites d’ouverture ou on les accomplit d’une manière
particulière.
47. Lorsque le peuple est
rassemblé, tandis que le prêtre entre avec le diacre et les ministres, on
commence le chant d´entrée (introït). Le but de ce chant est d´ouvrir la
célébration, de favoriser l´union des fidèles rassemblés, d´introduire leur
esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête, et d´accompagner la
procession du prêtre et des ministres.
48. Il est exécuté alternativement
par la chorale et le peuple ou, de la même manière, par le chantre et le
peuple, ou bien entièrement par le peuple ou par la chorale seule.On peut
utiliser ou bien l´antienne avec son psaume qui se trouvent soit dans le Graduale romanum soit dans le Graduale simplex; ou bien un autre chant
accordé à l´action sacrée, au caractère du jour ou du temps, et dont le texte
soit approuvé par la Conférence des évêques[55].
S’il n’y a pas
de chant pour l´entrée, on fait réciter l´antienne que propose le Missel, soit
par les fidèles, soit par certains d´entre eux, soit par un lecteur ou,
autrement, par le prêtre lui-même, qui peut aussi l’adapter sous forme de
monition d’ouverture.
La salutation à l´autel et au peuple
rassemblé
49. Lorsqu´ils sont arrivés au
“sanctuaire”*, le prêtre, le diacre et les ministres saluent l´autel par une
inclination profonde.
Pour exprimer
leur vénération, le prêtre et le diacre baisent ensuite l’autel; et le prêtre,
si cela est opportun, encense la croix et l’autel. .
50. Lorsque le chant d´entrée est
fini, le prêtre, debout à son siège, fait le signe de la croix avec toute
l´assemblée. Ensuite, en saluant la communauté rassemblée, il lui signifie la
présence du Seigneur. Cette salutation et la réponse du peuple manifestent le
mystère de l´Église rassemblée.
Après la
salutation au peuple, le prêtre, ou le diacre, ou un ministre laïc, peut, par
quelques mots très brefs, introduire les fidèles à la messe du jour.
51. Ensuite, le prêtre invite à
l’acte pénitentiel qui, après un bref instant de silence, est réalisé par toute
la communauté en utilisant une formule de confession générale ; le prêtre
la conclut par une absolution, qui n’a pas toutefois l’efficacité du sacrement
de pénitence.
Le dimanche, au
Temps pascal surtout, en lieu et place de l’acte pénitentiel, on peut faire la
bénédiction de l’eau et l’aspersion en mémoire du baptême[56].
52. Après l’acte pénitentiel, on
commence toujours le Kyrie eleison,
à moins que cette invocation n´ait déjà trouvé place dans l’acte pénitentiel
lui-même. Puisque c´est un chant par lequel les fidèles acclament le Seigneur
et implorent sa miséricorde, il est habituellement exécuté par tous, le peuple,
la chorale ou un chantre y tenant leur partie.
Chaque
acclamation est ordinairement dite deux fois, mais cela n´exclut pas, en raison
du génie des différentes langues, des exigences de l´art musical, ou en raison
des circonstances, qu´on puisse la répéter davantage. Quand le Kyrie est chanté comme faisant
partie de l’acte pénitentiel, on fait précéder d’un
" trope "* chaque acclamation.
Le Gloria in excelsis
53. Le Gloria est une hymne très ancienne et vénérable par laquelle
l´Église, rassemblée dans l´Esprit Saint, glorifie Dieu le Père ainsi que
l´Agneau qu’elle supplie. On ne peut jamais remplacer le texte de cette hymne
par un autre. Le Gloria est
entonné par le prêtre ou, si cela est opportun, par un chantre ou par la
chorale ; il est chanté soit par tous ensemble, soit par le peuple
alternant avec la chorale, soit par la chorale elle-même. Si on ne le chante
pas, il doit être récité par tous, ensemble ou par deux chœurs qui alternent.
On chante ou on
dit le Gloria le dimanche
en dehors de l´Avent et du Carême, aux solennités et aux fêtes, ou encore dans
des célébrations particulières plus solennelles.
La prière d´ouverture (collecte)
54. Puis, le prêtre invite le
peuple à prier; et tous, avec le prêtre, font un instant de silence, pour
prendre conscience qu´ils se tiennent en présence de Dieu, et pour mentionner
intérieurement leurs intentions de prière. Ensuite le prêtre prononce la prière
d’ouverture, appelée habituellement « collecte », qui exprime le
caractère de la célébration. Selon l’antique tradition de l’Eglise, cette
prière s’adresse habituellement à Dieu le Père, par le Christ, dans l´Esprit
Saint[57],
et se termine par une conclusion trinitaire, c’est-à-dire par la conclusion
longue, de la manière suivante :
- si elle
s´adresse au Père: "Per Dominum
nostrum Iesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate
Spritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum" (Par Jésus Christ,
ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles);
- si elle
s´adresse au Père, mais avec mention du Fils à la fin: "Qui tecum vivit et regnat in unitate
Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum" (Lui qui règne
avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles);
- si elle
s´adresse au Fils: "Qui vivis et
regnas cum Deo Patre in unitate Spuiritus Sancti, Deus, per omnia saecula
saeculorum" (Toi qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles).
Le peuple
s´unit à la supplication et la fait sienne par l´acclamation Amen.
A la messe on
ne dit toujours qu’une seule prière d’ouverture (collecte).
55. La partie principale de la
liturgie de la Parole est constituée par les lectures tirées de la sainte
Écriture, avec les chants qui s´y intercalent. En outre, l´homélie, la
profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent. Car
dans les lectures, que l´homélie explique, Dieu adresse la parole à son peuple[58],
il découvre le mystère de la rédemption et du salut et il offre une nourriture
spirituelle; et le Christ lui-même est là, présent par sa parole, au milieu des
fidèles[59].
Cette parole divine, le peuple la fait sienne par le silence et les chants, et
il y adhère par la profession de foi; nourri par elle, il supplie avec la
prière universelle pour les besoins de toute l´Église et pour le salut du monde
entier.
56. La liturgie de la Parole doit
se célébrer de manière à favoriser la méditation, c’est-à-dire en évitant toute
forme de précipitation qui empêche le recueillement. Il est même bon qu’elle
comprenne quelques brefs moments de silence, adaptés à l’assemblée
réunie : par ce moyen, avec l’aide de l’Esprit Saint, la parole de Dieu
est accueillie dans le cœur et la réponse de chacun se prépare dans la prière.
Ces moments de silence peuvent être observés opportunément, par exemple avant
de commencer la liturgie de la Parole, après la première et la seconde lecture,
et enfin après l’homélie[60].
57. Dans les lectures, la table de
la parole de Dieu est dressée pour les fidèles, et les trésors bibliques leur
sont ouverts[61].
Il importe par conséquent d’observer l’ordonnance des lectures bibliques, qui
montre bien l’unité de l’un et l’autre Testament et de l’histoire du salut, et
il n’est jamais permis de remplacer les lectures et le psaume responsorial, qui
contiennent la parole de Dieu, par d’autres textes non bibliques[62].
58. Dans la célébration de la
messe avec peuple, les lectures sont toujours proclamées de l’ambon.
59. Traditionnellement, la
fonction de proclamer les lectures n´est pas une fonction présidentielle, mais
ministérielle. Les lectures seront donc proclamées par un lecteur et l’Évangile
par le diacre ou, en son absence, par un autre prêtre. Toutefois s’il n’y a pas
de diacre ou d’autre prêtre, le prêtre célébrant lira lui-même
l´Évangile ; et s’il ne se trouve pas non plus d’autre lecteur idoine, le
prêtre célébrant proclamera aussi les autres lectures.
Après chaque
lecture, le lecteur dit une acclamation à laquelle répond le peuple rassemblé,
accordant ainsi honneur à la parole de Dieu accueillie dans la foi et dans un
cœur reconnaissant.
60. La proclamation de l’Évangile
constitue le sommet de la liturgie de la Parole. Il faut lui accorder la plus
grande vénération. La liturgie elle-même nous l´enseigne puisqu’elle la
distingue des autres lectures par des marques d’honneur spécifiques : soit de
la part du ministre chargé de l´annoncer, qui s´y prépare par la bénédiction et
la prière; soit de la part des fidèles qui par leurs acclamations reconnaissent
et professent que le Christ est présent et leur parle, et qui écoutent sa
lecture debout ; soit par les signes de vénération adressés au Livre des
Évangiles.
61. La première lecture est suivie
du psaume responsorial qui fait partie intégrante de la liturgie de la Parole
et a une grande importance liturgique et pastorale, car il favorise la
méditation de la parole de Dieu.
Le psaume
responsorial correspond à chaque lecture et se prend d’ordinaire dans le
lectionnaire.
Il importe que
le psaume responsorial soit chanté, au moins pour ce qui est de la réponse du
peuple. Le psalmiste, ou chantre du psaume, exécute les versets du psaume à
l´ambon ou à un autre endroit approprié, tandis que toute l´assemblée est
assise et écoute; habituellement celle-ci participe par un refrain, à moins que
le psaume ne soit dit de manière suivie, c´est-à-dire sans reprise d’un
refrain. Cependant, pour que le peuple puisse plus facilement donner une
réponse en forme de psalmodie, on a choisi quelques textes de refrains et de
psaumes pour les différents temps de l´année ou pour les différentes catégories
de saints, que l´on peut employer, au lieu du texte correspondant à la lecture,
chaque fois que le psaume est chanté. Si le psaume ne peut pas être chanté, on
le récitera de la manière la plus apte à favoriser la méditation de la parole
de Dieu.
A la place du
psaume marqué dans le lectionnaire, on peut chanter aussi le répons graduel
du Graduale romanum, ou le
psaume responsorial ou alléluiatique du Graduale simplex, tels qu´ils se trouvent dans ces différents
livres.
L’acclamation avant l’Evangile
62. Après la lecture qui précède
immédiatement l’Evangile, on chante l´Alléluia ou
un autre chant établi par les rubriques, selon ce que demande le temps
liturgique. Ce genre d’acclamation constitue un rite ou un acte ayant valeur en
lui-même, par lequel l’assemblée des fidèles accueille le Seigneur qui va leur
parler dans l’Evangile, le salue et professe sa foi en chantant. L’acclamation
est chantée par tous debout, la chorale ou le chantre donnant l’intonation et,
le cas échéant, on répète l’acclamation ; le verset est chanté par la
chorale ou le chantre.
a.
L´Alléluia est
chanté en tout temps en dehors du Carême. Les versets sont pris au lectionnaire
ou au Graduale.
b.
Pendant le Carême on remplace l’Alléluia par un verset avant l’Evangile, qui se trouve dans le
lectionnaire. On peut encore chanter un autre psaume ou "trait", tel
qu’on le trouve dans le Graduale.
63. Quand il n´y a qu´une seule
lecture avant l´Évangile:
a.
Au temps où l´on doit dire l´Alléluia, on peut employer soit le psaume alléluiatique, soit le
psaume suivi de l´Alléluia avec
son verset.
b.
Au temps où l´on ne doit pas dire l´Alléluia, on peut employer ou bien le
psaume et le verset avant l´Évangile, ou bien le psaume seulement.
c.
Si on ne les chante pas, on peut omettre l´Alléluia ou le verset avant l´Évangile.
64. La séquence, qui est
facultative sauf aux jours de Pâques et de la Pentecôte, est chantée avant l’Alléluia.
65. L´homélie fait partie de la
liturgie et elle est fortement recommandée car elle est nécessaire pour nourrir
la vie chrétienne[63].
Elle doit expliquer un aspect des lectures scripturaires, ou bien d´un autre
texte de l´ordinaire ou du propre de la messe du jour, en tenant compte soit du
mystère que l´on célèbre, soit des besoins particuliers des auditeurs[64].
66. L’homélie doit être faite
habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à
qui il l’aura demandé, ou parfois aussi, si cela est opportun, par un diacre,
mais jamais par un laïc[65].
Dans des cas particuliers et pour une juste cause, l’homélie peut être faite
aussi par l’évêque ou un prêtre qui participe à la célébration et qui ne peut
pas concélébrer.
Les dimanches
et fêtes de précepte, il faut faire l´homélie à toutes les messes célébrées en
présence du peuple, et on ne pourra l’omettre que pour une cause grave; les
autres jours, elle est aussi recommandée, surtout aux féries de l´Avent, du
Carême et du Temps pascal, ainsi qu´aux autres fêtes et aux occasions où le
peuple se rend à l’église en plus grand nombre[66].
Après
l’homélie, il sera utile d’observer un bref moment de silence.
67. Le Symbole, ou profession de
foi, vise à ce que tout le peuple rassemblé réponde à la parole de Dieu annoncée
dans les lectures de la sainte Ecriture et expliquée dans l´homélie, et, en
professant la règle de la foi dans une formule approuvée pour l’usage
liturgique, se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne
commence leur célébration dans l’Eucharistie.
68. Le Symbole doit être chanté ou
dit par le prêtre avec le peuple, le dimanche et les jours de solennité; on
peut aussi le dire lors de célébrations particulières plus solennelles.
S´il est
chanté, il est entonné par le prêtre ou, si cela est opportun, par un chantre
ou par la chorale ; mais il est chanté soit par tous ensemble, soit par le
peuple alternant avec la chorale. Si on ne le chante pas, il doit être récité
par tous, ensemble ou par deux chœurs qui se répondent l’un l’autre.
69. Dans la prière universelle, ou
prière des fidèles, le peuple répond en quelque sorte à la parole de Dieu reçue
dans la foi et, exerçant la fonction de son sacerdoce baptismal, présente à
Dieu des prières pour le salut de tous. Il convient que cette prière ait lieu
habituellement aux messes avec peuple, si bien que l´on fasse des supplications
pour la sainte Église, pour ceux qui nous gouvernent, pour ceux qui sont
accablés par diverses misères, pour tous les hommes et pour le salut du monde
entier [67]
70. Les intentions seront
habituellement:
a) pour les besoins de l´Église,
b) pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier,
c) pour ceux qui sont accablés par toutes sortes de difficultés,
d) pour la communauté locale.
Toutefois, dans
une célébration particulière, comme une confirmation, un mariage ou des
obsèques, l´ordre des intentions pourra s´appliquer plus exactement à cette
occasion particulière.
71. C´est au prêtre célébrant de
diriger la prière, de son siège. Il l’introduit par une brève monition qui
invite les fidèles à prier. Il la conclut par une oraison. Il faut que les
intentions soient sobres, composées avec une sage liberté et en peu de mots, et
qu’elles expriment la supplication de toute la communauté.
Elles sont
dites de l’ambon, ou d’un autre lieu approprié, par le diacre, un chantre, un
lecteur ou un autre fidèle laïc[68]
Le peuple,
debout, exprime sa supplication, soit par une invocation commune après chacune
des intentions, soit par une prière silencieuse.
72. A la dernière Cène, le Christ
a institué le sacrifice et le banquet pascal par lequel le sacrifice de la
croix est sans cesse rendu présent dans l´Église lorsque le prêtre,
représentant le Christ Seigneur, accomplit cela même que le Seigneur lui-même a
fait et qu´il a transmis à ses disciples pour qu´ils le fassent en mémoire de
lui[69].
En effet, le
Christ prit le pain et la coupe, rendit grâce, fit la fraction et les donna à
ses disciples, en disant: "Prenez, mangez, buvez; ceci est mon Corps; ceci
est la coupe de mon Sang. Vous ferez cela en mémoire de moi". Aussi
l´Église a-t-elle organisé toute la célébration de la liturgie eucharistique en
parties qui correspondent à ces paroles et à ces actes du Christ. De fait:
1) Dans la
préparation des dons, on apporte à l´autel le pain et le vin avec l´eau,
c´est-à-dire les éléments que le Christ a pris dans ses mains.
2) Dans la
Prière eucharistique, on rend grâce à Dieu pour toute l'œuvre du salut, et les
dons offerts deviennent le Corps et le Sang du Christ.
3) Par la
fraction du pain et par la communion, les fidèles, aussi nombreux soient-ils,
reçoivent d’un seul pain le Corps du Seigneur et d’une seule coupe le Sang du
Seigneur, de la même manière que les Apôtres les ont reçus des mains du Christ
lui-même.
73. Au commencement de la liturgie
eucharistique, on apporte à l´autel les dons qui deviendront le Corps et le
Sang du Christ.
D´abord on
prépare l´autel, ou table du Seigneur, qui est le centre de toute la liturgie
eucharistique[70],
en y plaçant le corporal, le purificatoire, le missel et le calice, à moins que
celui-ci ne soit préparé à la crédence.
Puis on apporte
les offrandes: faire présenter le pain et le vin par les fidèles est un usage à
recommander; le prêtre ou le diacre reçoit ces offrandes à un endroit
favorable, pour les déposer sur l´autel. Même si les fidèles n´apportent plus,
comme autrefois, du pain et du vin de chez eux, ce rite de l´apport des dons
garde sa valeur et sa signification spirituelle.
De l´argent, ou
d´autres dons au profit des pauvres ou de l´Église, peuvent être apportés par
les fidèles ou recueillis dans l´église; on les dépose à un endroit approprié,
hors de la table eucharistique.
74. La procession qui apporte les
dons est accompagnée par le chant d’offertoire (Cf. n. 37b) qui se prolonge au
moins jusqu´à ce que les dons aient été déposés sur l´autel. Les normes qui
concernent la manière d´exécuter ce chant sont les mêmes que pour le chant
d´entrée (n. 48). Le chant peut toujours accompagner les rites de l’offertoire,
même lorsqu’il n’y a pas de procession des dons.
75. Le pain et le vin sont déposés
par le prêtre sur l’autel, geste qu’il accompagne des formules établies ;
le prêtre peut encenser les dons placés sur l´autel, puis la croix et l´autel
lui-même, pour signifier que l’oblation de l´Église et sa prière montent comme
l´encens devant la face de Dieu. Puis, le diacre ou un autre ministre encense
le prêtre, à cause de son ministère sacré, et le peuple, en raison de sa
dignité baptismale.
76. Ensuite le prêtre se lave les
mains sur le côté de l’autel, rite qui exprime le désir de purification
intérieure.
77. Lorsqu´on a déposé les
offrandes et terminé les rites d´accompagnement, on conclut la préparation des
dons et on se prépare à la Prière eucharistique par l´invitation à prier avec
le prêtre et par la prière sur les offrandes.
A la messe, on
dit une seule prière sur les offrandes, qui se termine par la conclusion
brève: Per Christum Dominum
nostrum (Par Jésus, le Christ, notre Seigneur) ; si cependant
elle fait mention du Fils à la fin, ce sera : Qui vivit et regnat in saecula saeculorum (Toi qui règnes pour
les siècles des siècles).
Le peuple
s’unit à la prière et la fait sienne par l’acclamation Amen.
78. C´est maintenant que commence
ce qui est le centre et le sommet de toute la célébration: la Prière
eucharistique, prière d´action de grâce et de sanctification. Le prêtre invite
le peuple à élever les cœurs vers le Seigneur dans la prière et l´action de
grâce, et il se l´associe dans la prière qu´il adresse à Dieu le Père par Jésus
Christ dans l’Esprit Saint, au nom de toute la communauté. Le sens de cette
prière est que toute l´assemblée des fidèles s´unisse au Christ dans la
confession des hauts faits de Dieu et dans l´offrande du sacrifice. La Prière
eucharistique exige que tous l’écoutent avec respect et en silence.
79. On peut distinguer comme suit
les principaux éléments qui forment la prière eucharistique :
a.
L´action de grâce (qui s´exprime surtout dans la
préface) : le prêtre, au nom de tout le peuple saint, glorifie Dieu le
Père et lui rend grâce pour toute l´œuvre de salut ou pour un de ses aspects
particuliers, selon la diversité des jours, des fêtes ou des temps.
b.
L´acclamation: toute l´assemblée, s´unissant aux
puissances d’en haut, chante le Sanctus.
Cette acclamation, qui fait partie de la Prière eucharistique, est prononcée
par tout le peuple avec le prêtre.
c.
L´épiclèse: par des invocations particulières,
l´Église implore la puissance de l’Esprit Saint, pour que les dons offerts par
les hommes soient consacrés, c´est-à-dire deviennent le Corps et le Sang du
Christ, et pour que la victime sans tache, qui sera reçue dans la communion,
profite au salut de ceux qui vont y participer.
d.
Le récit de l´Institution et la consécration: par les
paroles et les actions du Christ s´accomplit le sacrifice que le Christ
lui-même a institué à la dernière Cène lorsqu´il offrit son Corps et son Sang
sous les espèces du pain et du vin, les donna à manger et à boire aux Apôtres
et leur laissa l´ordre de perpétuer ce mystère.
e.
L´anamnèse: en accomplissant l´ordre reçu du Christ
Seigneur par l´intermédiaire des Apôtres, l´Église fait mémoire du Christ
lui-même, célébrant principalement le mémorial de sa passion bienheureuse, de
sa glorieuse résurrection, et de son ascension dans le ciel.
f.
L´offrande: au cœur de cette mémoire, l´Église,
surtout celle qui est actuellement ici rassemblée, offre au Père, dans le
Saint-Esprit, la victime sans tache. L´Église veut que les fidèles non
seulement offrent cette victime sans tache, mais encore qu´ils apprennent à
s´offrir eux-mêmes[71] et
soient parfaitement réunis, de jour en jour, par la médiation du Christ, dans
l´unité avec Dieu et entre eux, pour qu´à la fin Dieu soit tout en tous[72]
g.
Les intercessions : on y exprime que
l´Eucharistie est célébrée en union avec toute l´Église, celle du ciel comme
celle de la terre, et que l´offrande est faite pour elle et pour tous ses
membres vivants et morts, qui ont été appelés à participer à la rédemption et
au salut obtenus par le Corps et le Sang du Christ.
h.
La doxologie finale: elle exprime la glorification de
Dieu ; elle est ratifiée et conclue par l´acclamation du peuple : Amen.
80. Puisque la célébration
eucharistique est le banquet pascal, il convient que, selon l´ordre du
Seigneur, son Corps et son Sang soient reçus par les fidèles bien préparés
comme une nourriture spirituelle. C´est à cela que tendent la fraction et les
autres rites préparatoires par lesquels les fidèles sont immédiatement amenés à
la communion.
81. Dans l´oraison dominicale, on
demande le pain quotidien qui, pour les chrétiens, évoque surtout le pain
eucharistique, et on y implore la purification des péchés, pour que les choses
saintes soient vraiment données aux saints. Le prêtre prononce l´invitation à la
prière, tous les fidèles disent celle-ci avec le prêtre, et le prêtre seul
ajoute l´embolisme que le peuple conclut par la doxologie. L´embolisme, qui
développe la dernière demande de l´oraison dominicale, demande pour toute la
communauté des fidèles la libération de l’emprise du Mal. L´invitation, la
prière proprement dite, l´embolisme et la doxologie par laquelle le peuple
conclut cet ensemble, sont chantés ou dits à haute voix.
82. Vient ensuite le rite de la
paix : l’Église implore la paix et l´unité pour elle-même et toute la
famille humaine, et les fidèles expriment leur communion dans l’Église ainsi
que leur amour mutuel avant de communier au sacrement.
En ce qui
concerne le signe de la paix à transmettre, la façon de faire sera décidée par
les Conférences des évêques, selon la mentalité et les us et coutumes de chaque
peuple. Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et
uniquement à ceux qui l’entourent.
83. Le prêtre rompt le pain eucharistique,
aidé, le cas échéant, par le diacre ou un concélébrant. Le geste de la
fraction, accompli par le Christ à la dernière Cène et qui a donné son nom à
toute l’action eucharistique à l´âge apostolique, signifie que les multiples
fidèles, dans la communion à l´unique pain de vie, qui est le Christ, mort et
ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul Corps (1 Co 10, 17). La
fraction commence après le rite de la paix, et se fait avec le respect qui
s’impose, en évitant de le prolonger sans nécessité ou de lui donner trop
d’importance. Ce rite est réservé au prêtre et au diacre.
Le prêtre rompt
le pain et met dans le calice une parcelle de l’hostie pour signifier l’unité
du Corps et du Sang du Seigneur dans l’œuvre du salut, c’est-à-dire le Corps du
Christ Jésus vivant et glorieux. L’invocation Agnus Dei (Agneau de Dieu) est ordinairement chantée par la
chorale ou le chantre, et le peuple y répond, ou bien elle est dite à haute
voix. Cette invocation accompagne la fraction du pain et peut donc être répétée
autant de fois qu´il est nécessaire jusqu’à ce que le rite soit achevé. La
dernière fois, elle est conclue par les mots: dona nobis pacem (donne-nous la paix).
84. Le prêtre, par une prière à
voix basse, se prépare à recevoir avec fruit le Corps et le Sang du Christ. Les
fidèles font de même par une prière silencieuse.
Puis le prêtre
montre aux fidèles le pain eucharistique, au-dessus de la patène ou du calice,
et les invite au banquet du Christ; en même temps que les fidèles, il fait un
acte d´humilité, en reprenant les paroles évangéliques indiquées.
85. Il est très souhaitable que
les fidèles, comme le prêtre est tenu de le faire lui-même, reçoivent le Corps
du Seigneur avec des hosties consacrées au cours de cette même célébration et,
dans les cas prévus (cf. n. 283), qu´ils participent au calice, afin que par
ces signes mêmes, la communion apparaisse mieux comme la participation au
sacrifice actuellement célébré[73].
86. Pendant que le prêtre consomme
le Sacrement, on commence le chant de communion pour exprimer par l´unité des
voix l´union spirituelle entre les communiants, montrer la joie du cœur et
mettre davantage en lumière le caractère « communautaire » de la
procession qui conduit à la réception de l’Eucharistie. Le chant se prolonge
pendant que les fidèles communient[74].
Mais il s’arrêtera au moment opportun s’il y a une hymne après la
communion.
On veillera à
ce que les choristes aussi puissent communier commodément.
87. Pour le chant de communion, on
peut prendre soit l´antienne du Graduale
romanum, avec ou sans psaume, soit l´antienne avec son psaume du Graduale simplex, ou un autre chant
approprié approuvé par la Conférence des évêques. Le chant est exécuté soit par
la chorale seule, soit par la chorale ou le chantre avec le peuple.
S´il n´y a pas
de chant, l´antienne proposée dans le Missel peut être dite soit par les
fidèles, soit par quelques-uns d´entre eux, soit par un lecteur ou, à défaut,
par le prêtre, après avoir lui-même communié et avant qu’il ne distribue la
communion aux fidèles.
88. Lorsque la distribution de la
communion est achevée, le prêtre et les fidèles, si cela est opportun, prient
en silence pendant un certain temps. Si on le décide ainsi, toute l´assemblée
pourra aussi exécuter une hymne, un psaume, ou un autre chant de louange.
89. Pour achever la prière du
peuple de Dieu et conclure tout le rite de communion, le prêtre dit la prière
après la communion, dans laquelle il demande les fruits du mystère célébré.
A la messe, on
dit une seule prière après la communion, qui se termine par la conclusion brève
qui est :
- si elle
s’adresse au Père : Per
Christum Dominum nostrum (Par Jésus, le Christ, notre Seigneur);
- si elle
s’adresse au Père, mais avec mention du Fils à la fin : Qui vivit et regnat in saecula
saeculorum (Lui qui règne pour les siècles des siècles);
- si elle
s’adresse au Fils: Qui vivis et
regnas in saecula saeculorum (Toi qui règnes pour les siècles des
siècles).
Le peuple fait
sienne cette oraison par l´acclamation Amen.
90. Relèvent des rites de
conclusion:
a) de brèves
annonces, si elles sont nécessaires;
b) la
salutation et la bénédiction du prêtre qui, certains jours et à certaines
occasions, est enrichie et développée par la prière sur l´assemblée ou une
autre formule solennelle;
c) l’envoi du peuple par le diacre ou le prêtre afin que chacun retourne à ses
bonnes œuvres, en louant et bénissant le Seigneur;
d) le baiser de
l’autel par le prêtre et le diacre, suivi de l’inclination profonde vers
l’autel par le prêtre, le diacre et les autres ministres.
LES OFFICES ET LES MINISTÈRES A LA
MESSE
91. La célébration eucharistique
est l’action du Christ et de l’Eglise qui est le peuple saint réuni et organisé
sous l’autorité de l’évêque. C’est pourquoi elle concerne le Corps tout entier
de l’Eglise ; elle le manifeste et l’affecte; en réalité, elle atteint
chacun de ses membres, de façon variée, selon la diversité des ordres, des
fonctions et de leur participation effective[75].
De cette manière, le peuple chrétien, "race élue, sacerdoce royal, nation
sainte, peuple racheté", manifeste sa cohésion et son organisation
hiérarchique[76].
C´est pourquoi tous, ministres ordonnés ou fidèles laïcs, en accomplissant leur
fonction ou leur office, feront tout ce qui leur revient, et cela seulement[77].
I -LES OFFICES DE L’ORDRE SACRE
92. Toute célébration légitime de
l´Eucharistie est dirigée par l´évêque, soit par lui-même, soit par les prêtres
qui le secondent[78].
Lorsque
l´évêque est présent à la messe où le peuple est rassemblé, il convient au plus
haut point que ce soit lui qui célèbre l’Eucharistie et qu´il s´associe les
prêtres comme concélébrants dans l’action sacrée. Il ne s’agit pas ici de
rehausser la solennité extérieure du rite, mais d’éclairer d´une lumière plus
vive le mystère de l´Église, "sacrement de l´unité”[79].
Si l´évêque ne
célèbre pas l´Eucharistie, mais charge un autre de le faire, il convient que,
revêtu de l’aube et portant par-dessus la croix pectorale, l’étole et la chape,
il préside la liturgie de la Parole; et qu’à la fin de la Messe il donne la
bénédiction[80].
93. Le prêtre, lui aussi, est dans
l’Eglise investi, par le sacrement de l’Ordre, du pouvoir sacré d’offrir le
sacrifice en la personne du Christ (in
persona Christi)[81].
En conséquence il est à la tête du peuple fidèle ici rassemblé, il préside à sa
prière, il lui annonce le message du salut, il s´associe le peuple dans
l´offrande du sacrifice à Dieu le Père par le Christ dans l´Esprit Saint, il
donne à ses frères le pain de la vie éternelle et y participe avec eux. Donc,
lorsqu´il célèbre l´Eucharistie, il doit servir Dieu et le peuple avec dignité
et humilité et, par sa manière de se comporter et de prononcer les paroles
divines, suggérer aux fidèles une présence vivante du Christ.
94. Après le prêtre, le diacre, en
vertu de l’ordination sacrée, occupe la première place parmi ceux qui exercent
un ministère dans la célébration eucharistique. Depuis le temps mémorable des
Apôtres, en effet, l’Ordre sacré du diaconat a été en grand honneur dans
l´Église[82].
Dans la messe, le diacre a son rôle propre: il annonce l´Évangile et parfois il
prêche la parole de Dieu, il dit les intentions de la prière universelle, il
seconde le prêtre en préparant l’autel et en accomplissant son service dans la
célébration du sacrifice, il distribue aux fidèles l´Eucharistie, surtout sous
l´espèce du vin, et il indique parfois au peuple les gestes et attitudes à
adopter.
II - LES FONCTIONS DU PEUPLE DE DIEU
95. Dans la célébration de la
messe, les fidèles constituent le peuple saint, le peuple acquis par Dieu et le
sacerdoce royal, pour rendre grâce à Dieu et pour offrir la victime sans
tache : l´offrir non seulement par les mains du prêtre, mais l´offrir avec
lui et apprendre à s´offrir eux-mêmes[83].
Ils s´efforceront donc de le manifester par un profond sens religieux et par
leur charité envers les frères qui participent à la même célébration.
Ils éviteront
donc toute espèce de particularisme ou de division; ils se rappelleront
toujours qu´ils ont un unique Père dans le ciel et que, pour cette raison, ils
sont tous frères et soeurs les uns des autres.
96. Ils constitueront un seul
corps que ce soit en écoutant la parole de Dieu, ou en prenant part aux prières
et au chant, ou bien surtout par l´oblation commune du sacrifice et la
participation commune à la table du Seigneur. Cette unité se manifeste avec
beauté du fait que les fidèles ont les mêmes gestes et les mêmes attitudes.
97. Les fidèles ne refuseront pas
de se mettre avec joie au service du peuple de Dieu, chaque fois qu´on leur
demande d´exercer un ministère ou une fonction particulière dans la
célébration.
III - LES
MINISTÈRES PARTICULIERS
Le ministère de l’acolyte et du
lecteur institués
98. L´acolyte est institué pour
servir à l´autel et pour aider le prêtre et le diacre. C´est à lui
principalement qu´il revient de préparer l´autel et les vases sacrés et, si
cela est nécessaire, de distribuer aux fidèles l´Eucharistie dont il est le
ministre extraordinaire[84].
Dans le service
de l’autel, l’acolyte a son propre rôle (cf. nn. 187-193) qu’il doit accomplir
lui-même.
99. Le lecteur est institué pour
proclamer les lectures de l´Écriture sainte, excepté l´Évangile. Il peut aussi
proposer les intentions de la prière universelle et, en l´absence d´un
psalmiste, dire le psaume entre les lectures.
Dans la
célébration eucharistique, le lecteur a sa fonction propre (cf. nn. 194-198),
qu´il doit exercer par lui-même.
100. A défaut d’acolyte institué,
des ministres laïcs peuvent être choisis pour le service de l’autel et pour
aider le prêtre et le diacre ; ils portent la croix, les cierges, l´encensoir,
le pain, le vin et l´eau. Ils peuvent même être délégués pour distribuer la
communion comme ministres extraordinaires[85].
101. A défaut de lecteur institué,
d’autres laïcs seront appelés pour proclamer les lectures de la sainte
Ecriture, à condition qu’ils soient vraiment aptes et soigneusement préparés à
accomplir cette fonction, pour que, à l’écoute des lectures divines, les
fidèles, dans leur cœur, éprouvent du goût et un vif amour pour la sainte
Écriture[86].
102. Il revient au psalmiste de
dire le psaume ou un autre cantique biblique placé entre les lectures. Pour
bien remplir sa fonction, il est nécessaire que le psalmiste excelle dans l´art
de la psalmodie, possède une bonne prononciation et une bonne diction.
103. Parmi les fidèles, la schola
ou la chorale exerce sa fonction liturgique propre; il lui appartient d´assurer
les parties qui lui reviennent en les exécutant comme il se doit, selon les
divers genres de chant, et de favoriser la participation active des fidèles par
le chant[87].
Ce qui est dit ici de la chorale s’applique, de manière analogue, pour les
autres musiciens, et surtout pour l´organiste.
104. Il convient d´avoir un chantre
ou un maître de chœur pour guider et soutenir le chant du peuple. Surtout, en
l´absence de chorale, il appartient au chantre de mener les divers chants, le
peuple continuant à participer selon le rôle qui est le sien[88].
105. D’autres encore exercent une
fonction liturgique:
a) Le
sacristain, qui dispose avec soin les livres liturgiques, les vêtements
liturgiques et tout ce qui est nécessaire à la célébration de la messe.
b) Le
commentateur, qui propose brièvement aux fidèles, si cela est opportun, des
explications et des monitions pour les introduire dans la célébration et mieux
les disposer à la comprendre. Il faut que les monitions du commentateur aient
été préparées avec grand soin et soient claires dans leur sobriété. Pour
accomplir sa fonction, le commentateur se tient dans un endroit approprié, face
aux fidèles, mais jamais à l´ambon.
c) Ceux qui
font les collectes dans l´église.
d) Ceux qui,
dans certaines régions, accueillent les fidèles aux portes de l´église, les
guident aux places qui leur conviennent, et organisent les processions.
106. Il est bon, au moins dans les
églises cathédrales et autres églises importantes, qu’il y ait un ministre
compétent ou cérémoniaire pour veiller à ce que les actions liturgiques soient
bien organisées et accomplies par les ministres sacrés et les fidèles laïcs
avec beauté, ordre et piété.
107. Les fonctions liturgiques qui
ne sont pas réservées au prêtre ou au diacre et dont il est question ci-dessus
(nn. 100-106) peuvent aussi être confiées, par une bénédiction liturgique ou
une délégation temporaire, à des laïcs idoines, choisis par le curé ou le
recteur de l´église[89].
Pour ce qui est de la fonction de servir le prêtre à l’autel, on observera les
normes établies par l’évêque pour son diocèse.
IV – REPARTITION DES FONCTIONS
ET PREPARATION DE LA CELEBRATION
108. Un seul et même prêtre doit toujours
exercer la fonction présidentielle dans toutes ses composantes, excepté ce qui
est propre à la messe où l’évêque est présent (cf. ci-dessus n. 92).
109. Si plusieurs personnes
capables d´exercer un même ministère sont présentes, rien ne leur interdit de
se partager entre elles et d´accomplir les diverses parties du même ministère
ou du même office. Par exemple, un diacre peut être chargé de ce qui est à
chanter, et un autre du service de l´autel; s´il y a plusieurs lectures, on les
distribuera volontiers entre plusieurs lecteurs, et ainsi de suite. Mais il ne
convient pas du tout que plusieurs se divisent entre eux un même élément de la
célébration : par exemple, la même lecture lue par deux, l’un après l’autre,
sauf s’il s’agit de la Passion du Seigneur.
110. Si, à la messe avec peuple, il
n´y a qu´un seul ministre, celui-ci peut exercer diverses fonctions.
111. La préparation pratique de
chaque célébration liturgique doit se faire dans l’harmonie et avec soin, selon
le Missel et les autres livres liturgiques, entre ceux que cela concerne, soit
quant aux rites, soit quant à la pastorale et à la musique, sous la direction
du recteur de l´église et aussi en écoutant les avis des fidèles pour ce qui
les concerne directement. Quant au prêtre qui préside la célébration, demeure
toujours pour lui le droit de décider au sujet de ce qui lui incombe[90].
LES DIVERSES FORMES
DE CÉLÉBRATION DE LA MESSE
112. Dans l´Église locale, on
accordera évidemment le premier rang, en raison de ce qu´elle signifie, à la
messe présidée par l´évêque entouré de son presbyterium, des diacres et des
ministres laïcs[91],
et à laquelle le saint peuple de Dieu participe de façon plénière et active.
Car c´est alors la principale manifestation de l´Église.
A la messe que
l’évêque célèbre, ou à laquelle il préside sans célébrer l’Eucharistie, on
observera les normes que l’on trouvera dans le Cérémonial des évêques[92].
113. On doit aussi estimer
grandement la messe célébrée avec une communauté, surtout paroissiale, en tant
que cette communauté représente l´Église universelle, à un moment et dans un
lieu déterminés; et cela vaut surtout pour la célébration communautaire du
dimanche[93].
114. Parmi les messes célébrées par
certaines communautés, une place particulière revient à la messe conventuelle
comme faisant partie de l´Office quotidien, ou à la messe dite "de
communauté". Et bien que ces messes ne comportent aucune forme spéciale de
célébration, il convient tout particulièrement qu´elles soient avec chant, et
surtout que tous les membres de la communauté y participent pleinement, qu´il
s´agisse de religieux ou de chanoines. Dans ces messes, en effet, chacun exerce
sa fonction selon l´Ordre ou le ministère qu´il a reçu. Il est bien que tous
les prêtres qui ne sont pas tenus de célébrer individuellement dans l´intérêt
des fidèles, y concélèbrent dans la mesure du possible. En outre, tous les
prêtres de la communauté tenus de célébrer individuellement pour le bien
pastoral des fidèles peuvent concélébrer, le même jour, la messe conventuelle
ou "de communauté”[94].
Il importe, en effet, que les prêtres qui sont présents à une célébration
eucharistique exercent d’ordinaire la fonction de leur Ordre propre, sauf si
une juste cause les en excuse, et par conséquent qu’ils y participent comme
concélébrants revêtus des vêtements liturgiques. Sinon, ils porteront leur
propre habit de chœur ou le surplis sur la soutane.
115. On entend par "messe avec
peuple" celle qui se célèbre avec la participation des fidèles. Aussi, il
est bon que, dans la mesure du possible, surtout les dimanches et aux fêtes de
précepte, la célébration soit chantée et réunisse un nombre convenable de
ministres[95] ;
cependant, elle peut aussi se faire sans que l´on chante, et avec un seul
ministre.
116. Quelle que soit la messe
célébrée, s’il y a un diacre, il exercera sa fonction. Habituellement, il est
bon aussi qu´il y ait auprès du prêtre célébrant un acolyte, un lecteur et un
chantre. Mais le rite qu´on va décrire ci-dessous prévoit la possibilité
d´avoir un plus grand nombre de ministres.
La préparation
117. L´autel sera couvert d’au moins
une nappe de couleur blanche. Sur l´autel ou alentour, on mettra des
chandeliers avec des cierges allumés : au moins deux pour toute
célébration, ou même quatre, ou six, surtout s’il s’agit de la messe dominicale
ou d’une fête de précepte, ou encore sept si c´est l´évêque du diocèse qui
célèbre. Il y aura aussi sur l´autel ou à proximité une croix avec l’effigie du
Christ crucifié. Les chandeliers et la croix avec l’effigie du Christ crucifié
pourront être portés dans la procession d´entrée. Sur l´autel même, on pourra
mettre, à moins qu´on ne le porte dans la procession d´entrée, l’Évangéliaire,
distinct du livre des autres lectures.
118. On préparera aussi:
a) près du
siège du prêtre, le missel et, si cela est opportun, le livret des chants;
b) à l´ambon,
le lectionnaire;
c) sur la
crédence: le calice, le corporal, le purificatoire et, si cela est opportun, la
pale; la patène et, si c’est nécessaire, des ciboires; le pain destiné à la
communion du prêtre qui préside, du diacre, des ministres et du peuple ;
les burettes avec le vin et l´eau, sauf si tout cela est apporté en procession
par les fidèles à l’offertoire ; le vase d’eau à bénir, si l’on fait
l’aspersion ; le plateau pour la communion des fidèles ; enfin ce qu´il
faut pour se laver les mains.
Il est très
souhaitable de recouvrir le calice d´un voile qui peut être de la couleur du
jour ou de couleur blanche.
119. Dans la sacristie, selon les
diverses formes de célébration, on préparera les vêtements liturgiques du
prêtre (cf. nn. 337-341), du diacre et des autres ministres:
a) pour le
prêtre: l´aube, l´étole et la chasuble;
b) pour le
diacre: l´aube, l´étole et la dalmatique; mais celle-ci peut être omise par
nécessité, ou pour un degré moindre de solennité;
c) pour les
autres ministres: des aubes ou les autres vêtements légitimement approuvés[96].
Tous ceux qui
revêtent l´aube utiliseront le cordon et l´amict, à moins que la forme même de
l’aube ne l’exige pas.
Si l’entrée se
fait en procession, on préparera aussi l’Évangéliaire ; l’encensoir et la
navette d’encens les dimanches et jours de fête, si on emploie l’encens ;
la croix qui sera portée en procession, les chandeliers avec des cierges
allumés.
120. Lorsque le peuple est
rassemblé, le prêtre et les ministres, portant les vêtements liturgiques,
s´avancent vers l´autel, dans l´ordre suivant:
a) le
thuriféraire avec l´encensoir fumant, si l´on emploie l´encens;
b) les
ministres qui portent les cierges allumés, et au milieu d´eux, l’acolyte ou un
autre ministre avec la croix;
c) les acolytes
et les autres ministres;
d) le lecteur,
qui peut porter l’Évangéliaire en l’élevant un peu, mais non le lectionnaire;
e) le prêtre qui va célébrer la messe.
Si on emploie
l´encens, le prêtre en met dans l´encensoir avant le départ de la procession et
le bénit d’un signe de croix sans rien dire.
121. Pendant la procession vers l´autel,
on exécute le chant d´entrée (cf. n. 47-48).
122. Lorsqu´ils sont parvenus à
l´autel, le prêtre et les ministres font une inclination profonde.
La croix avec
l’effigie du Christ crucifié, si elle a été portée en procession, peut être
dressée pour devenir la croix de l´autel, qui doit être unique, ou sinon posée
dans un autre endroit convenable. Les chandeliers sont placés sur ou près de
l´autel ; quant à l’Évangéliaire, il est très souhaitable qu’il soit déposé sur
l´autel.
123. Le prêtre monte à l´autel et
le vénère par un baiser. Ensuite, si cela est opportun, il encense la croix et
l’autel, en en faisant le tour.
124. Cela fait, le prêtre gagne son
siège. Quand le chant d´entrée est achevé, tous, prêtre et fidèles, debout,
font le signe de la croix. Le prêtre dit: In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti (Au nom du
Père, et du Fils, et du Saint-Esprit). Le peuple répond: Amen.
Puis, tourné
vers le peuple et étendant les mains, le prêtre le salue avec une des formules
proposées. Lui-même ou un autre ministre peut aussi introduire les fidèles à la
messe du jour par quelques mots très brefs.
125. Vient ensuite l’acte
pénitentiel. Puis on chante ou on dit le Kyrie, selon les rubriques (cf. n. 52)
126. Aux célébrations où cela est
prescrit, on chante ou on dit le Gloria (cf.
n. 53).
127. Ensuite, le prêtre invite le
peuple à la prière. Les mains jointes, il dit: Oremus (Prions ensemble). Et tous, avec lui, prient en silence
pendant un instant. Alors le prêtre, les mains étendues, dit la prière d´ouverture
(collecte) à la fin de laquelle le peuple dit l´acclamation Amen.
128. La prière d’ouverture
(collecte) achevée, tous s’assoient. Le prêtre peut, en quelques mots très
brefs, introduire les fidèles à la liturgie de la Parole. Le lecteur se rend à
l´ambon où le lectionnaire est déjà en place avant la messe, et il y proclame
la première lecture que tous écoutent. A la fin, le lecteur dit
l’acclamation : Verbum
Domini (Parole du Seigneur), et tous répondent : Deo gratias (Nous rendons grâce à
Dieu).
On peut alors,
si cela est opportun, observer un bref moment de silence pour que tous méditent
ce qu’ils ont entendu.
129. Ensuite le psalmiste ou le
lecteur lui-même dit le psaume, auquel le peuple répond habituellement par un
refrain (cf. n. 61).
130. S´il y a une deuxième lecture
avant l´Evangile, le lecteur la proclame à l´ambon ; tous l’écoutent et, à
la fin, répondent par l´acclamation comme indiqué ci-dessus (n. 128). Puis, si
cela est opportun, on peut observer un bref moment de silence.
131. Ensuite tous se lèvent et on
chante l´Alléluia, ou un autre chant,
selon les exigences du temps liturgique (cf. n. 62-64).
132. Pendant qu´on chante l´Alléluia ou un autre chant, le
prêtre met l´encens, si on l´emploie à cette messe, et le bénit. Puis, les
mains jointes, et profondément incliné devant l´autel, il dit à voix
basse: Munda cor meum (Purifie
mon cœur)..
133. Alors, si l’Evangéliaire est
sur l´autel, il le prend et, précédé par les ministres laïcs qui peuvent tenir
l´encensoir et les cierges, il se rend à l´ambon, en portant l’Evangéliaire un
peu élevé. Tous se tiennent debout, tournés vers l’ambon, manifestant ainsi le
respect particulier dû à l’Evangile du Christ.
134. A l´ambon, le prêtre ouvre le
livre et, les mains jointes, dit: Dominus
vobiscum (Le Seigneur soit avec vous). Le peuple répond : Et
cum spiritu tuo (Et avec votre esprit). Le prêtre annonce ensuite: Lectio sancti Evangelii (Evangile de Jésus Christ selon N.),
en faisant le signe de la croix avec le pouce sur le livre, puis sur lui-même
au front, à la bouche et à la poitrine. Tous se signent de la même manière. Le
peuple acclame : Gloria tibi,
Domine (Gloire à toi, Seigneur). Si l´on emploie l´encens, le prêtre
encense le livre (cf. nn. 276-277). Puis il proclame l´Évangile. A la fin, il
ajoute : Verbum Domini (Acclamons
la parole de Dieu), et le peuple
acclame : Laus tibi, Christe (Louange
à toi, Seigneur Jésus !). Le
prêtre baise le livre en disant à voix basse: Per evangelica dicta (Que cet Evangile efface nos péchés)..
135. S´il n´y a pas de lecteur, le
prêtre proclame lui-même toutes les lectures et le psaume, debout à l´ambon.
C´est au même endroit qu´il met l´encens, si on l´emploie, qu’il le bénit et
que, profondément incliné, il dit: Munda
cor meum (Purifie mon cœur).
136. Le prêtre, debout à son siège
ou à l´ambon ou, si cela est opportun, à un autre endroit approprié, fait
l´homélie, à la fin de laquelle on peut observer un moment de silence.
137. Le Symbole est chanté ou
récité par le prêtre avec le peuple, tous se tenant debout (cf. n. 68). Aux
mots: Et incarnatus est (Par
l’Esprit Saint, il a pris chair), etc. tous s´inclinent profondément; et, aux
solennités de l´Annonciation et de Noël, tous font la génuflexion.
138. Après le Symbole, le prêtre,
debout à son siège et les mains jointes, invite les fidèles à la prière
universelle par une brève monition. Puis le chantre, ou un lecteur ou quelqu’un
d’autre, tourné vers le peuple, dit les intentions de l’ambon ou d’un autre
endroit qui convient, et de son côté le peuple participe à la supplication par
sa réponse. Enfin le prêtre, les mains étendues, dit la prière de conclusion.
139. Lorsque la prière universelle
est achevée, tous s’assoient et on commence le chant d’offertoire (cf. n. 74).
L’acolyte ou un autre ministre laïc met sur l´autel le corporal, le
purificatoire, le calice, la pale et le missel.
140. Il est bien que la
participation des fidèles se manifeste par l´offrande du pain et du vin pour la
célébration de l´Eucharistie, comme par d´autres dons destinés à subvenir aux
besoins de l´Église et des pauvres.
Les offrandes
des fidèles sont reçues par le prêtre, avec l´aide de l’acolyte ou d’un autre
ministre. Le pain et le vin pour l’Eucharistie sont présentés au prêtre
célébrant qui les dépose sur l’autel ; les autres dons sont placés à un autre
endroit approprié (cf. n. 73).
141. Le prêtre, à l´autel, reçoit
la patène avec le pain, et il la tient des deux mains un peu élevée au-dessus
de l´autel, en disant à voix basse : Benedictus es, Domine (Tu es béni). Ensuite, il dépose la
patène avec le pain sur le corporal.
142. Puis, se tenant sur le côté de
l´autel, le prêtre verse dans le calice le vin et un peu d´eau qu’un ministre
lui présente dans les burettes, et il dit à voix basse : Per huius aquae (Comme cette eau).
Revenu au milieu de l´autel, il élève un peu le calice qu´il tient des deux
mains, en disant à voix basse : Benedictus
es, Domine (Tu es béni). Puis il dépose le calice sur l´autel et, si
cela est opportun, le couvre de la pale.
S’il n’y a pas
de chant d’offertoire ou si l’on ne joue pas de l’orgue, le prêtre peut, en
présentant le pain et le vin, dire à haute voix les formules de bénédiction, et
chaque fois le peuple répond : Benedictus
Deus in saecula (Béni soit Dieu).
143. Après avoir déposé le calice
sur l´autel, le prêtre, profondément incliné, dit à voix basse: In spiritu humilitatis (Humbles et
pauvres).
144. Ensuite, si on emploie
l’encens, le prêtre en met dans l’encensoir, le bénit sans rien dire et encense
les offrandes, la croix et l´autel. C’est le ministre qui, en se tenant sur le
côté de l’autel, encense le prêtre, puis le peuple.
145. Après la prière In spiritu humilitatis (Humbles et
pauvres), ou après l´encensement, le prêtre, debout sur le côté de l´autel, se
lave les mains, en disant à voix basse : Lava me, Domine (lave-moi de mes fautes) tandis que le
ministre verse l´eau.
146. Revenu ensuite au milieu de
l´autel, le prêtre, en se tournant vers le peuple, et en étendant puis en
joignant les mains, invite le peuple à la prière en disant: Orate, fratres (Prions ensemble).
Le peuple se lève et répond : Suscipiat
Dominus (Pour la gloire de Dieu).Ensuite,
le prêtre, les mains étendues, dit la prière sur les offrandes. A la fin, le
peuple répond : Amen.
147. Le prêtre commence alors la
Prière eucharistique. Il choisit, selon les rubriques, une de celles qui se
trouvent dans le Missel romain ou qui ont été approuvées par le Siège
Apostolique. La Prière eucharistique exige, de par sa nature, que seul le prêtre
la prononce, en vertu de son ordination. Le peuple s’associe au prêtre dans la
foi et en silence, ainsi que par les interventions prévues au cours de la
prière : les réponses au dialogue de la préface, le Sanctus, l’acclamation après la
consécration, l’acclamation Amen après
la doxologie finale, ainsi que les autres acclamations approuvées par la
Conférence des évêques et reconnues par le Saint-Siège.
Il convient
tout à fait que le prêtre chante les parties de la Prière eucharistique mises
en musique.
148. Le prêtre commence la Prière
eucharistique en étendant les mains ; il chante ou dit : Dominus vobiscum (Le Seigneur soit
avec vous), et le peuple répond : Et
cum spiritu tuo (Et avec votre esprit). Il reprend en élevant les
mains: Sursum corda (Elevons
notre cœur). Le peuple répond : Habemus
ad Dominum (Nous le tournons vers le Seigneur). Puis le prêtre ajoute,
les mains étendues: Gratias agamus
Domino Deo nostro (Rendons grâce au Seigneur notre Dieu), et le peuple
répond: Dignum et iustum est (Cela
est juste et bon). Alors le prêtre, les mains étendues, poursuit la préface.
Lorsqu´elle est finie, les mains jointes, avec toute l’assistance, il chante ou
il dit à voix haute : Sanctus (Saint !)
(cf. n. 79b).
149. Le prêtre continue la Prière
eucharistique, selon les rubriques qui se trouvent dans chacune de ces prières.
Si le célébrant
est évêque, après les mots : Papa
nostro N. (après la mention du Pape), il dit dans les prières: et me indigno famulo tuo (pour moi-même, ton humble serviteur).
De même, si
l’évêque célèbre hors de son diocèse, après les mots : Papa nostro N. (après la mention du
Pape), il ajoute : et me
indigno famulo tuo, et fratre meo N., Episcopo huius Ecclesiae N. (pour
moi-même, ton humble serviteur, pour mon frère N., évêque de cette Eglise de
N.)
On doit nommer
l´évêque diocésain ou celui qui lui est équiparé en droit en disant cette
formule: una cum famulo tuo Papa
nostro N. et Episcopo ( ou Vicario, Praelato, Praefecto, Abbate) nostro N. (pour notre évêque, ou vicaire
apostolique ou prélat ou préfet apostolique ou abbé N.)
Dans la Prière
eucharistique, on peut aussi nommer les évêques coadjuteurs et auxiliaires mais
non les autres évêques qui seraient présents. Quand il y en a plusieurs à
nommer, on emploie une formule générale : et Episcopo nostro N. eiusque Episcopis adiutoribus. (pour
notre évêque N. et les évêques qui collaborent avec lui).
Dans chaque
Prière eucharistique on adaptera les formules pour respecter les normes
grammaticales.
150. Un peu avant la consécration, un
ministre, si cela est opportun, avertit les fidèles avec la clochette. Puis, il
sonne également la clochette à chaque élévation du pain et du vin, conformément
aux usages de chaque lieu. Si l’on emploie l’encens, quand le prêtre montre
l’hostie et le calice au peuple après la consécration, un ministre les encense.
151. Après la consécration, le
prêtre dit : Mysterium
fidei (Il est grand, le mystère de la foi), et le peuple poursuit par
l’acclamation correspondante, selon l’une des formules prescrites.
A la fin de la
Prière eucharistique, le prêtre prend la patène avec l’hostie et le calice et
les élève, en disant seul la doxologie : Per ipsum (Par lui). Le peuple acclame : Amen. Ensuite, le prêtre dépose la
patène et le calice sur le corporal.
152. Lorsque est achevée la Prière
eucharistique, le prêtre, les mains jointes, dit la monition qui précède
l´oraison dominicale, puis il poursuit avec le peuple, les mains étendues.
153. Lorsque l´oraison dominicale
est terminée, les mains étendues, le prêtre dit seul l´embolisme Libera nos (Délivre-nous), et à la
fin le peuple acclame: Quia tuum est
regnum (Car c’est à toi qu’appartiennent).
154. Ensuite le prêtre, les mains
étendues, dit à haute voix la prière: Domine
Iesu Christe, qui dixisti (Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes
Apôtres). Lorsqu´elle est finie, il étend puis joint les mains et il dit,
tourné vers le peuple Pax Domini sit
semper vobiscum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous). Le
peuple répond: Et cum spiritu
tuo (Et avec votre esprit). Ensuite,
si cela est opportun, le prêtre ajoute: Offerte vobis pacem (Frères, dans la charité du Christ,
donnez-vous la paix).
Le prêtre peut
donner la paix aux ministres, en restant cependant toujours dans le sanctuaire,
pour ne pas troubler la célébration. Il fera de même s’il veut donner la paix,
pour une juste cause, à quelques fidèles. Tous se manifestent la paix, la
communion et la charité mutuelle selon la manière établie par la Conférence des
évêques. En se donnant la paix, on peut dire : Pax Domini sit semper tecum (Que la paix du Seigneur soit
toujours avec vous), à quoi on répond : Amen.
155. Après cela, le prêtre prend
l´hostie, la rompt au-dessus de la patène, et en met une parcelle dans le
calice en disant à voix basse: Haec
commixtio (Que le Corps et le Sang). Pendant ce temps, le chœur et le
peuple chantent ou disent: Agnus
Dei (Agneau de Dieu) (cf. n. 83).
156. Alors le prêtre dit, à voix
basse et les mains jointes, la prière pour la communion: Domine Iesu Christe, Filii Dei vivi (Seigneur
Jésus Christ, Fils du Dieu vivant) ou Perceptio
Corporis et Sanguinis (Seigneur Jésus Christ, que cette communion)..
157. Cette prière terminée, le
prêtre fait la génuflexion, prend l´hostie consacrée à cette même messe et, la
tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, tourné vers le
peuple, il dit: Ecce Agnus Dei (Voici
l’Agneau de Dieu), et il ajoute avec le peuple: Domine, non sum dignus (Seigneur, je ne suis pas digne).
158. Ensuite, en se tournant vers
l´autel, le prêtre dit à voix basse: Corpus
Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Corps du Christ me
garde pour la vie éternelle), et il consomme avec respect le Corps du Christ.
Puis il prend le calice, dit à voix basse: Sanguis Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Sang du
Christ me garde pour la vie éternelle), et boit avec respect le Sang du Christ.
159. Pendant que le prêtre consomme
le Sacrement, on commence le chant de communion (cf. n. 86).
160. Le prêtre prend alors la
patène ou le ciboire, et s´approche des communiants qui ordinairement
s’avancent en procession.
Il n’est pas
permis aux fidèles de prendre eux-mêmes le pain consacré ou le calice, encore
moins de se le transmettre de main en main. Les fidèles communient à genoux ou
debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des évêques. Quand ils communient
debout, il leur est recommandé, avant de recevoir le Sacrement, de faire un
geste de vénération approprié, que la Conférence des évêques aura établi.
161. Si la communion est donnée
seulement sous l´espèce du pain, le prêtre montre à chacun l´hostie en
l´élevant légèrement et dit: Corpus
Christi (Le Corps du Christ). Le
communiant répond: Amen, et
reçoit le Sacrement dans la bouche ou bien, là où cela c’est autorisé, dans la
main, selon son choix. Celui qui reçoit la sainte hostie pour communier la
consomme aussitôt et intégralement.
Si la communion
est donnée sous les deux espèces, on observera le rite décrit en son lieu (cf.
n. 284-287).
162. Pour distribuer la communion,
le prêtre peut se faire aider par d’autres prêtres qui seraient là. S’il n’y en
a pas et que le nombre des communiants soit vraiment élevé, le prêtre peut
faire appel pour l’aider à des ministres extraordinaires, c’est-à-dire à un
acolyte institué ou même à d’autres fidèles qui sont députés pour accomplir ce
rite[97].
En cas de nécessité, le prêtre peut, pour l’occasion, députer des fidèles
capables[98].
Ces ministres
ne doivent pas avancer vers l’autel avant que le prêtre ait communié. Ils
recevront toujours de sa main les saintes espèces eucharistiques à distribuer
aux fidèles.
163. Lorsque la distribution de la
communion est achevée, le prêtre consomme lui-même aussitôt à l’autel le vin
consacré qui pourrait rester ; quant aux hosties consacrées qui restent,
ou il les consomme à l’autel, ou il les porte au lieu destiné à conserver
l’Eucharistie.
Revenu à
l´autel, le prêtre recueille les fragments, s´il y en a; puis, se tenant
à l´autel ou à la crédence, il purifie la patène ou le ciboire au-dessus du
calice; ensuite, disant à voix basse: Quod
ore sumpsimus (Puissions-nous accueillir d’un cœur pur), il purifie le
calice et l´essuie avec le purificatoire. Si les vases purifiés sont à l´autel,
le ministre les porte à la crédence. Mais il est permis de laisser les vases à
purifier, surtout s´ils sont nombreux, après les avoir recouverts comme il
faut, à l´autel ou à la crédence, sur le corporal, et de les purifier aussitôt
après la messe, une fois le peuple renvoyé.
164. Après cela, le prêtre peut
revenir au siège. On peut observer, pendant un certain temps, un silence
sacré ou bien chanter un psaume, un cantique de louange ou une hymne (cf. n.
88).
165. Ensuite, debout au siège ou à
l´autel, le prêtre tourné vers le peuple dit, les mains jointes: Oremus (Prions), puis il prononce, les mains étendues, la prière après la
communion, que peut précéder un bref moment de silence, à moins qu´on n´ait
déjà gardé le silence aussitôt après la communion. A la fin de la prière, le
peuple répond : Amen.
166. Une fois achevée la prière
après la communion, on fera, si c´est utile, de brèves annonces au peuple.
167. Ensuite le prêtre, étendant
les mains, salue le peuple en disant: Dominus
vobiscum (Le Seigneur soit avec vous), et le peuple lui répond: Et cum spiritu tuo (Et avec votre
esprit). Joignant de nouveau les mains et, aussitôt, posant la main gauche sur
la poitrine et élevant la main droite, le prêtre ajoute: Benedicat vos omnipotens Deus (Que
Dieu tout-puissant vous bénisse) et,
faisant le signe de croix sur le peuple, il continue: Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus (Le Père, le Fils et le
Saint-Esprit). Tous
répondent : Amen.
Certains jours
et en certaines occasions, selon les rubriques, cette bénédiction comprend une
prière sur le peuple ou une autre formule plus solennelle[99].
L’évêque bénit
le peuple en prenant la formule qui convient et en faisant trois fois le signe
de croix sur le peuple.
168. Aussitôt après la bénédiction,
le prêtre, les mains jointes, ajoute: Ite,
missa est (Allez, dans la paix du Christ): et tous répondent: Deo
gratias (Nous rendons grâce à Dieu).
169. Habituellement le prêtre
vénère alors l´autel par un baiser et, après l´avoir salué par une inclination
profonde avec les ministres laïcs, il se retire avec eux.
170. Si la messe est suivie d’une
autre action liturgique, on omet le rite de conclusion, c´est-à-dire la
salutation, la bénédiction et l’envoi.
171. Quand un diacre est présent à
une célébration eucharistique, il exerce son ministère revêtu des vêtements
liturgiques :
a) il assiste
le prêtre et marche à son côté ;
b) à l´autel,
il fait le service soit du calice, soit du livre ;
c) il proclame
l’Évangile et peut, à la demande du prêtre célébrant, faire l’homélie (cf. n.
66) ;
d) il dirige le peuple fidèle par des monitions appropriées et il dit les
intentions de la prière universelle;
e) il aide le prêtre célébrant à distribuer la communion, il purifie et range
les vases sacrés;
f) en cas de nécessité, il accomplit les fonctions des autres ministres, si
aucun d’eux n’est présent.
172. S’il porte en procession
l’Evangéliaire un peu élevé, le diacre marche devant le prêtre qui se rend à
l´autel; sinon, il s’avance à côté de lui.
173. Lorsqu´il y est parvenu, le
diacre monte à l’autel en omettant l’inclination s’il porte l’Evangéliaire.
Puis, comme cela est souhaitable, il dépose l’Evangéliaire sur l’autel et
vénère celui-ci d´un baiser en même temps que le prêtre.
S’il ne porte
pas l’Evangéliaire, il fait avec le prêtre une inclination profonde à l’autel
de la manière habituelle et, avec lui, il vénère l’autel d’un baiser.
Enfin, si on emploie
l´encens, il assiste le prêtre pour l’imposer et pour encenser la croix et
l´autel.
174. Une fois l’autel encensé, il
gagne le siège avec le prêtre, il y demeure à côté de lui, et lui rend les
services nécessaires.
175. Pendant qu´on chante l´Alléluia ou une autre acclamation,
si on emploie l’encens, le diacre sert le prêtre pour l’imposition; puis,
profondément incliné devant le prêtre, il demande sa bénédiction, en disant à
mi-voix: Iube, domne,
benedicere (Père, bénissez-moi). Le prêtre le bénit en disant: Dominus sit in corde tuo (Que le
Seigneur soit dans ton cœur). Le
diacre fait sur lui-même le signe de la croix et répond: Amen. Ensuite, après une inclination à
l’autel, il prend l’Evangéliaire qui y a été déposé et il se rend à l´ambon en
portant le livre un peu élevé, précédé par le thuriféraire avec l’encensoir
fumant et les ministres avec les cierges allumés. Là, il salue le peuple en
disant les mains jointes : Dominus
vobiscum (Le Seigneur soit avec vous). Puis quand il dit : Lectio sancti Evangelii (Evangile
de Jésus Christ), il signe du pouce le livre, puis se signe lui-même au front,
à la bouche et à la poitrine, il encense le livre et proclame l´Évangile.
Celui-ci terminé, il dit : Verbum
Domini (Acclamons la Parole de Dieu), et tous répondent : Laus tibi, Christe (Louange à toi,
Seigneur Jésus). Il vénère alors
le livre par un baiser en disant à voix basse: Per evangelica dicta (Que cet Evangile efface) et revient
auprès du prêtre.
Quand le diacre
assiste l’évêque, il lui porte le livre à baiser ou il baise lui-même le livre,
en disant à voix basse : Per
evangelica dicta (Que cet Evangile efface). Dans les célébrations solennelles, si cela est opportun,
l’évêque bénit le peuple avec l’Evangéliaire.
Enfin le diacre
peut porter l’Evangéliaire à la crédence ou à un autre endroit digne et
convenable.
176. S’il n’y a pas d’autre lecteur
idoine, le diacre fera aussi les autres lectures.
177. Après l´introduction du
prêtre, le diacre dit lui-même les intentions de la prière universelle,
habituellement de l´ambon.
178. Après la prière universelle,
tandis que le prêtre reste à son siège, le diacre prépare l´autel, aidé par
l’acolyte; cependant, c´est lui qui prend soin des vases sacrés. Il assiste
aussi le prêtre pour recevoir les dons du peuple. Puis il remet au prêtre la
patène avec le pain à consacrer; il verse le vin et un peu d´eau dans le
calice, en disant à voix basse : Per
huius aquae (Comme cette eau), et il présente ensuite le calice au
prêtre. Il peut faire cette préparation du calice à la crédence.
Si on emploie
l’encens, il sert le prêtre pour encenser les dons, la croix et l´autel.
Ensuite lui-même ou un acolyte encense le prêtre et le peuple.
179. Pendant la Prière
eucharistique, le diacre se tient auprès du prêtre, mais un peu en arrière,
pour le servir, quand il le faut, au calice ou au Missel.
De l’épiclèse
jusqu’à l’ostension du calice, le diacre demeure ordinairement à genoux. S’il y
a plusieurs diacres, l’un d’eux peut préparer l’encens pour la consécration et
encenser à l’élévation de l’hostie et du calice.
180. A la doxologie finale de la
Prière eucharistique, le diacre, se tenant à côté du prêtre, tient le calice
élevé, tandis que le prêtre élève la patène avec l´hostie, jusqu´à ce que le
peuple ait acclamé Amen.
181. Après que le prêtre a dit la
prière pour la paix et Pax Domini
sit semper vobiscum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous),
et que le peuple a répondu: Et cum
spiritu tuo (Et avec votre esprit), c´est
le diacre qui, si cela est opportun, invite à la paix en disant, les mains
jointes et tourné vers le peuple : Offerte vobis pacem (Frères et sœurs, dans la charité du
Christ, donnez-vous la paix). Lui-même reçoit du prêtre la paix, et il peut la
donner aux ministres les plus proches de lui.
182. Lorsque le prêtre a communié,
le diacre reçoit du prêtre lui-même la communion sous les deux espèces puis il
aide le prêtre à donner la communion au peuple. Si l´on donne la communion sous
les deux espèces, c´est lui qui présente le calice aux communiants et, quand il
a terminé, il consomme aussitôt à l’autel avec respect tout ce qui reste du
Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par les autres diacres et
prêtres.
183. Lorsque la communion est
achevée, le diacre revient à l´autel avec le prêtre, recueille les fragments
s´il y en a, puis porte le calice et les autres vases sacrés à la crédence; là,
il les purifie et les range comme d’habitude, tandis que le prêtre retourne au
siège. Il est permis cependant de laisser à la crédence, sur un corporal, les
vases à purifier, convenablement recouverts, et de les purifier aussitôt après
la messe, une fois le peuple renvoyé.
184. Une fois dite la prière après
la communion, le diacre fait au peuple les brèves annonces, au cas où ce serait
utile, à moins que le prêtre ne veuille le faire lui-même.
185. Si l’on emploie la prière sur
le peuple ou la formule de bénédiction solennelle, le diacre dit : Inclinate vos ad benedictionem (Inclinez-vous
pour la bénédiction). Lorsque le prêtre a donné la bénédiction, le diacre
envoie le peuple en disant, les mains jointes et tourné vers lui: Ite, missa est (Allez, dans la paix
du Christ).
186. Ensuite, avec le prêtre, il
baise l´autel et, après avoir fait une inclination profonde, s´en retourne en
procession, comme il était venu.
187. Les fonctions que l´acolyte
peut remplir sont diverses. Il arrive même que certaines d´entre elles doivent
s´exercer en même temps. Il convient donc qu´elles soient réparties entre
plusieurs personnes. S´il n´y a qu´un acolyte, il accomplit les fonctions les
plus importantes; les autres étant confiées à d´autres ministres.
188. Lorsqu´on se rend à l´autel,
l´acolyte peut porter la croix entre deux ministres qui portent les cierges
allumés. Lorsqu´il arrive à l´autel, il installe la croix près de celui-ci pour
qu’elle soit la croix de l’autel ; sinon, il la met dans un endroit digne.
Puis il gagne sa place dans le sanctuaire.
189. Pendant toute la célébration,
l´acolyte doit pouvoir se rendre auprès du prêtre ou du diacre pour leur
présenter le livre ou les assister quand il en est besoin. Autant que possible,
il convient donc de prévoir pour lui une place d´où il puisse facilement
remplir sa fonction soit au siège soit à l´autel.
190. Une fois achevée la prière
universelle, l´acolyte, en l´absence d´un diacre, pose sur l´autel le corporal,
le purificatoire, le calice, la pale et le missel, tandis que le prêtre reste
au siège. Ensuite, s´il y a lieu, il assiste le prêtre pour recevoir les dons
du peuple. Puis, éventuellement, il porte à l´autel le pain et le vin et les
remet au prêtre. Si l´on emploie l´encens, il présente l´encensoir au prêtre et
assiste celui-ci pour l´encensement des dons, de la croix et de l´autel.
Ensuite il encense le prêtre et le peuple.
191. Si c’est nécessaire, l’acolyte
institué, en tant que ministre extraordinaire de la communion, peut assister le
prêtre pour donner la communion aux fidèles[100].
Lorsque la communion est donnée sous les deux espèces, et qu’il n’y a pas de
diacre, il présente le calice aux communiants ou bien, si la communion est
donnée par intinction, il tient le calice.
192. De même, après la communion,
l’acolyte institué aide le prêtre ou le diacre à purifier les vases sacrés et à
les remettre à leur place. En l´absence d´un diacre, il porte les vases sacrés
à la crédence, où il les purifie, les essuie et les remet à leur place comme
d’habitude.
193. La célébration de la messe
terminée, l’acolyte et les autres ministres, avec le diacre et le prêtre,
retournent en procession à la sacristie, de la même manière et dans le même
ordre qu’à l’entrée.
194. En l´absence d´un diacre,
lorsqu´on se rend à l´autel, le lecteur, portant un vêtement approuvé, peut
porter, en l’élevant un peu, l’Évangéliaire. Dans ce cas, il marche devant le
prêtre. Autrement, il se place avec les autres ministres.
195. Lorsqu´il arrive à l´autel, il
fait avec les autres, une inclination profonde. S´il porte l’Évangéliaire, il
monte à l´autel pour y déposer le livre ; puis il gagne sa place avec les
autres ministres dans le sanctuaire.
196. Il lit, de l´ambon, les
lectures qui précèdent l´Évangile. A défaut de psalmiste, il peut dire le
psaume responsorial après la première lecture.
197. Pour la prière universelle, en
l´absence du diacre, le lecteur peut, de l’ambon, dire les intentions après que
le prêtre a introduit la prière.
198. S´il n´est pas prévu de
chanter à l´entrée ou à la communion, et que les antiennes proposées au missel
ne sont pas dites par les fidèles, il peut les lire au moment opportun (cf. nn.
48, 87).
199. La concélébration, qui
manifeste heureusement l´unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l´unité
du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à
l´ordination d´un évêque ou à celle de prêtres, à la messe pour la bénédiction
d´un abbé, et à la messe chrismale.
Elle est
recommandée, à moins que l´utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de
faire autrement:
a.
le Jeudi saint, à la messe du soir en mémoire de la
Cène du Seigneur;
b.
à la messe dans les conciles, les assemblées d´évêques
et les synodes;
c. à la
messe conventuelle et à la messe principale, dans les églises et oratoires;
d. à la
messe lors de réunions de prêtres, tant séculiers que religieux[101].
Cependant, il
est reconnu à tout prêtre la liberté de célébrer l’Eucharistie
individuellement, pourvu qu’il n’y ait pas une concélébration au même moment
dans la même église ou le même oratoire. Toutefois il n’est pas permis de
célébrer la messe individuellement le Jeudi saint et à la Veillée pascale.
200. On accueillera volontiers à la
concélébration eucharistique les prêtres de passage, pourvu que l’on connaisse
leur identité sacerdotale.
201. Là où il y a un grand nombre
de prêtres, la concélébration peut avoir lieu plusieurs fois le même jour, si
la nécessité ou l’utilité pastorale le demande ; cela doit cependant se
faire à des moments successifs, ou bien en différents lieux sacrés[102].
202. Il appartient à l´évêque,
conformément au droit, de régler la discipline de la concélébration dans toutes
les églises et oratoires de son diocèse.
203. On doit particulièrement
estimer la concélébration où les prêtres d´un diocèse concélèbrent avec leur
propre évêque, à la messe “stationale” surtout aux jours de grande solennité de
l’année liturgique, à la messe d’ordination du nouvel évêque du diocèse, de son
coadjuteur, ou de son auxiliaire, à la messe chrismale, à la messe du Jeudi
saint au soir en mémoire de la Cène du Seigneur, aux célébrations du saint
fondateur de l’Église locale ou du patron du diocèse, aux anniversaires de
l’évêque, enfin à l’occasion du synode ou de la visite pastorale[103].
Pour la même
raison, la concélébration est recommandée chaque fois que les prêtres se
réunissent avec leur évêque, à l´occasion des exercices spirituels ou d´une
autre réunion. Le signe de l´unité du sacerdoce et de l´Église, qui caractérise
toute concélébration, se manifeste alors de façon plus évidente.
204. Pour un motif particulier, à
cause de la signification du rite ou de l´importance de la fête, il est permis
de célébrer ou de concélébrer plusieurs fois le même jour, dans les cas
suivants :
a.
Celui qui, le Jeudi saint, a célébré ou concélébré la
messe chrismale peut encore célébrer ou concélébrer la messe du soir.
b.
Celui qui a célébré ou concélébré la messe lors de la
Veillée pascale peut célébrer ou concélébrer le jour de Pâques.
c.
A Noël, tous les prêtres peuvent célébrer ou
concélébrer trois messes, du moment que c’est à l´heure voulue.
d.
Le jour de la Commémoration de tous les fidèles
défunts, tous les prêtres peuvent célébrer ou concélébrer trois messes pourvu
que les célébrations aient lieu à des moments différents et qu’on observe ce
qui est prescrit pour l’application de la seconde et de la troisième
messe [104].
e.
Si un prêtre concélèbre avec l’évêque ou son délégué,
au synode, lors d’une visite pastorale ou de quelque réunion de prêtres, il
peut célébrer de nouveau la messe pour l’utilité des fidèles. Cela vaut, toutes
proportions gardées, pour les réunions de religieux.
205. La messe concélébrée, quelle
qu´en soit la forme, suit les règles à observer communément (cf. nn. 112-198),
en les conservant ou en les changeant sur les points indiqués ci-dessous.
206. Personne ne sera jamais admis
à concélébrer une fois la messe commencée.
207. On préparera dans le
sanctuaire :
a) des sièges
et des livrets pour les prêtres qui concélèbrent ;
b) à la
crédence, un calice suffisamment grand, ou plusieurs calices.
208. S’il n’y a pas de diacre,
quelques-uns des concélébrants accompliront les fonctions qui lui reviennent.
S’il n’y a pas
non plus d’autres ministres, des fidèles capables peuvent être chargés de leurs
fonctions ; sinon, quelques-uns des concélébrants les rempliront.
209. Les concélébrants revêtent à
la sacristie ou dans un autre local approprié les vêtements liturgiques qu´ils
ont l´habitude de prendre lorsqu´ils célèbrent la messe individuellement.
Toutefois, pour une juste cause, par exemple un nombre très élevé de
concélébrants, qui fait qu’on manque d’ornements, les concélébrants, excepté
toujours le célébrant principal, pourront se passer de chasuble, et porter
l’étole sur l’aube.
210. Lorsque tout est bien préparé,
on se rend comme ordinairement à l´autel en procession dans l´église. Les
prêtres concélébrants précèdent le célébrant principal.
211. Lorsqu´ils sont parvenus à
l´autel, les concélébrants et le célébrant principal, après avoir fait une
inclination profonde, vénèrent l’autel d’un baiser, puis gagnent les sièges qui
leur ont été attribués. Le célébrant principal, si cela est opportun, encense
la croix et l´autel, après quoi il rejoint son siège.
212. Pendant la liturgie de la
Parole, les concélébrants se tiennent à leur place. Ils s´assoient et se lèvent
comme le célébrant principal.
Au début du
chant de l’Alléluia, tous se lèvent, sauf l’évêque qui met de l’encens sans
rien dire et qui bénit le diacre ou, en son absence, le prêtre concélébrant qui
va proclamer l’Evangile. Cependant, lors d’une concélébration présidée par un
prêtre, le concélébrant qui, en l’absence de diacre, proclame l’Evangile ne
demande ni ne reçoit la bénédiction du célébrant principal.
213. Ordinairement, c’est le
célébrant principal qui prononce l´homélie, ou bien l´un des concélébrants.
214. Le célébrant principal fait la
préparation des dons (cf. nn. 139-146), les autres concélébrants restant à leur
place.
215. Une fois la prière sur les
offrandes dite par le célébrant principal, les concélébrants s´approchent de
l´autel et se placent tout autour, mais de façon à ne pas gêner
l´accomplissement des rites et à permettre aux fidèles de bien voir l´action
sacrée; ils ne doivent pas non plus gêner le diacre lorsque celui-ci, en raison
de son ministère, doit s´approcher de l´autel.
Le diacre
s’acquittera de son ministère à l’autel, en faisant le service du calice et du
missel. Cependant, il se tiendra, autant que possible, un peu en retrait,
derrière les concélébrants qui se tiennent autour du célébrant principal.
Manière de dire la Prière
eucharistique
216. La préface est chantée ou dite
uniquement par le prêtre célébrant principal. Mais le Sanctus est chanté ou récité par tous les concélébrants avec
le peuple et la chorale.
217. Le Sanctus achevé, les prêtres concélébrants poursuivent la
Prière eucharistique de la manière décrite ci-dessous. Seul, le célébrant
principal fait les gestes, à moins d’indication différente.
218. Les parties prononcées par
tous les concélébrants ensemble, et surtout les paroles de la consécration, que
tous sont tenus de prononcer, doivent être récitées à mi-voix, si bien que l´on
entende clairement la voix du célébrant principal. De cette manière les mots
seront mieux saisis par le peuple.
Il est bien de
chanter les parties qui doivent être dites ensemble par tous les concélébrants
et qui sont mises en musique dans le Missel.
A) Prière eucharistique I, ou Canon romain
219. Dans la Prière eucharistique
I, ou Canon romain, le célébrant principal seul, les mains étendues, dit : Te igitur (Toi, Père très
aimant).
220. Il convient de confier à un ou
à deux concélébrants le Memento des
vivants (Souviens-toi), et le Communicantes (Unis
dans une même communion) ;
chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute voix.
221. Hanc igitur (Voici donc l’offrande) est dit de nouveau par le
célébrant principal seul, les mains étendues.
222. De Quam oblationem (Seigneur Dieu, nous t’en prions, daigne bénir
et accueillir cette offrande) à
Supplices (Nous t’en supplions), le célébrant principal fait seul les
gestes, mais tous les concélébrants prononcent ensemble tous les textes de la
façon suivante :
a) Quam oblationem (Seigneur Dieu,
nous t’en prions, daigne bénir et accueillir cette offrande), les mains
étendues vers les dons.
b) Qui pridie (La veille de sa
passion) et Simili modo (De
même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun,
vers le pain et le calice ; les concélébrants regardent l´hostie et le
calice élevés par le célébrant principal et ensuite s´inclinent profondément.
d) Unde et memores (Voilà pourquoi)
et Supra quae (Et comme il
t’a plu), les mains étendues.
e) Supplices (Nous t’en supplions),
inclinés et les mains jointes jusqu´aux mots ex hac altaris participatione (afin qu’en recevant ici), et
ensuite ils se relèvent et se signent aux paroles omni benedictione caelesti et gratia repleamur (nous soyons
comblés de ta grâce et de toute bénédiction du ciel).
223. Il convient de confier
le Memento des défunts
(Souviens-toi), et le Nobis quoque
peccatoribus (Et nous pécheurs) à l’un ou l’autre des
concélébrants ; chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute
voix.
224. Aux mots Nobis quoque peccatoribus (Et nous
pécheurs) tous les concélébrants se frappent la poitrine.
225. Per quem haec omnia (Par lui, tu ne cesses de créer ces biens)
est dit par le célébrant principal seul.
226. Dans la Prière eucharistique
II, Vere Sanctus (Toi qui
es vraiment saint) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.
227. Depuis Haec ergo dona (Sanctifie ces
offrandes) jusqu´à Et
supplices (Humblement, nous te demandons), tous les concélébrants
disent ensemble tous les textes, de la manière suivante:
a) Haec ergo dona (Sanctifie ces
offrandes), en étendant les mains vers les dons.
b) Qui cum passioni (Au
moment d’être livré) et Simili
modo (De même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun,
vers le pain et le calice; les concélébrants regardent l´hostie et le calice
élevés par le célébrant principal et ensuite s´inclinent profondément.
d) Memores igitur (En faisant ainsi
mémoire) et Et supplices (Humblement,
nous te demandons), les mains étendues.
228. Il convient de confier les
intercessions pour les vivants: Recordare,
Domine (Souviens-toi, Seigneur) et pour les défunts: Memento etiam fratrum nostrorum (Souviens-toi
aussi) à l’un ou l’autre des concélébrants dont chacun dit ces prières seul,
les mains étendues et à voix haute.
229. Dans la Prière eucharistique
III, Vere Sanctus (Tu es
vraiment saint) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.
230. Depuis Supplices ergo te, Domine (C’est
pourquoi nous te supplions) jusqu´à Respice,
quaesumus (Regarde, nous t’en prions), tous les concélébrants disent
ensemble tous les textes, de la manière suivante :
a) Supplices ergo te, Domine (C’est
pourquoi nous te supplions), les
mains étendues vers les dons.
b) Ipse enim in qua nocte
tradebatur (La nuit même où il fut livré), et Simili modo (De même), les mains
jointes.
c) Les paroles
du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et
le calice ; les concélébrants regardent l´hostie et le calice élevés par
le célébrant principal et ensuite s´inclinent profondément.
d) Memores igitur (En faisant mémoire)
et Respice, quaesumus (Regarde,
Seigneur), les mains étendues.
231. Il convient de confier les
intercessions: Ipse nos, Haec hostia
nostrae reconciliationis(Que l´Esprit Saint fasse de nous) et Fratres nostros (Et maintenant,
nous te supplions, Seigneur), à
l’un ou l’autre des concélébrants, dont chacun dit ces prières seul, les mains
étendues et à voix haute.
232. Dans la Prière eucharistique
IV, Confitemur tibi, Pater
sancte (Père très saint, nous proclamons) jusqu´à omnem sanctificationem compleret (achève
toute sanctification) est dit
par le célébrant principal seul, les mains étendues.
233. Depuis Quaesumus igitur, Domine (Que ce
même Esprit Saint) jusqu´à Respice,
Domine (Regarde, Seigneur), tous les concélébrants disent ensemble
tous les textes, de la manière suivante:
a) Quaesumus igitur, Domine (Que ce
même Esprit Saint), les mains étendues vers les dons.
b) Ipse enim, cum hora venisset (Quand
l’heure fut venue) et Simili
modo (De même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun,
vers le pain et le calice; les concélébrants regardent l´hostie et le calice
élevés par le célébrant principal et ensuite s´inclinent profondément.
d) Unde et nos (Voilà pourquoi,
Seigneur) et Respice, Domine (Regarde,
Seigneur), les mains étendues.
234. Il convient de confier les intercessions Nunc ergo, Domine, omnium recordare et Nobis omnibus (Et maintenant
Seigneur) et Nobis omnibus (À nous
qui sommes tes enfants) à l´un ou l’autre des concélébrants qui les dit seul,
les mains étendues et à voix haute.
235. Pour les autres Prières
eucharistiques approuvées par le Saint-Siège, on observera les normes établies
pour chacune d’elles.
236. La doxologie finale de la Prière
eucharistique est prononcée uniquement par le célébrant principal et, s’il le
souhaite, avec tous les concélébrants, mais non par les fidèles.
237. Ensuite le célébrant
principal, les mains jointes, dit la monition qui précède l´oraison dominicale,
puis les mains étendues, il dit avec les autres concélébrants qui eux aussi
étendent les mains, et avec tout le peuple l´oraison dominicale elle-même.
238. Libera nos (Délivre-nous) est dit par le célébrant principal
seul, les mains étendues. Tous les concélébrants, avec le peuple, prononcent
l´acclamation finale: Quia tuum est
regnum (Car c’est à toi qu’appartiennent).
239. Après la monition du diacre
ou, en son absence, d´un concélébrant: Offerte
vobis pacem (Donnez-vous la paix du Christ), tous se donnent la paix
mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal
reçoivent de lui la paix avant le diacre.
240. Pendant qu´on dit l´Agnus Dei (Agneau de Dieu), les
diacres ou quelques-uns des concélébrants peuvent aider le célébrant principal
à rompre les hosties pour la communion des concélébrants et celle du peuple.
241. Lorsque l´immixtion est
accomplie, seul le célébrant principal, les mains jointes, dit à voix basse
l’une des deux prières Domine Iesu
Christe, Filii Dei vivi (Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant)
ou Perceptio Corporis et
Sanguinis (Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton Corps et à
ton Sang).
242. Lorsque la prière avant la
communion est achevée, le célébrant principal fait la génuflexion et s´écarte
un peu. Les concélébrants, l´un après l´autre, viennent au milieu de l´autel,
font la génuflexion, prennent à l´autel le Corps du Christ avec respect, le
tenant de la main droite, posée sur la main gauche et retournent à leur place.
Cependant les concélébrants peuvent rester à leur place et prendre le Corps du
Christ sur la patène, que tiennent le célébrant principal ou l´un ou plusieurs
des concélébrants qui passent devant eux; ou bien ils se transmettent la patène
de l´un à l´autre jusqu´au dernier.
243. Ensuite le célébrant principal
prend l´hostie consacrée à cette messe et, en la tenant un peu élevée au-dessus
de la patène ou du calice, tourné vers le peuple, il dit: Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de
Dieu)et il poursuit en disant, avec les concélébrants et le peuple: Domine, non sum dignus (Seigneur,
je ne suis pas digne).
244. Puis le célébrant principal,
tourné vers l´autel, dit à voix basse: Corpus
Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Corps du Christ me
garde pour la vie éternelle), et il consomme avec respect le Corps du Christ.
Les concélébrants font de même, en se communiant eux-mêmes. Après eux, le
diacre reçoit du célébrant principal le Corps et le Sang du Seigneur.
245. On peut consommer le Sang du
Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en
employant un chalumeau, ou une cuiller.
246. Si la communion se fait en
buvant directement au calice, on peut employer une des manières suivantes.
a.
Le célébrant principal, au milieu de l’autel, prend le
calice et dit à voix basse: Sanguis
Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Sang du Christ me garde
pour la vie éternelle), consomme
un peu du Précieux Sang, et remet le calice au diacre ou à un concélébrant. Il
distribue ensuite la communion aux fidèles (cf. nn. 160-162).
Les
concélébrants, un par un, ou deux par deux s’il y a deux calices, s´approchent
de l´autel, font la génuflexion, consomment le Précieux Sang, essuient le bord
du calice et reviennent à leur siège.
b.
Le célébrant principal consomme le Sang du Seigneur en
se tenant, comme d’habitude, au milieu de l´autel.
Restant à leur
place, les concélébrants peuvent consommer le Sang du Seigneur en buvant au
calice que leur présente le diacre ou l´un des concélébrants; ou encore en se
le transmettant de l’un à l’autre. Le calice est toujours essuyé, soit par
celui qui boit, soit par celui qui présente le calice. Chacun, après avoir
communié, retourne à son siège.
247. Le diacre consomme avec
respect à l’autel tout ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le
cas échéant, par quelques concélébrants, puis il porte le calice à la crédence.
Là, lui-même ou un acolyte institué le purifie, l´essuie et le range comme à
l’ordinaire (cf. n. 183).
248. On peut encore organiser la
communion des concélébrants de telle manière que chacun à l’autel communie au
Corps et, aussitôt après, au Sang du Seigneur.
Dans ce cas, le
célébrant principal communie sous les deux espèces comme à l’accoutumée (cf. n.
158), mais en observant pour la communion au calice le rite choisi pour la
circonstance et utilisé par les autres concélébrants.
Après la
communion du célébrant principal, on dépose le calice sur un autre corporal,
d’un côté de l´autel. Les concélébrants viennent au milieu de l´autel l´un
après l´autre, font la génuflexion et communient au Corps du Seigneur; puis ils
passent sur le côté de l´autel et consomment le Sang du Seigneur, selon le rite
choisi pour la communion au calice comme on l’a dit précédemment.
La communion du
diacre et la purification du calice se font comme décrit plus haut.
249. Si la communion des
concélébrants se fait par intinction, le célébrant principal prend le Corps et
le Sang du Seigneur de la manière habituelle, en veillant seulement à ce qu´il
reste dans le calice assez de vin consacré pour la communion des concélébrants.
Puis le diacre ou l´un des concélébrants dispose convenablement le calice au
milieu ou sur un côté de l’autel, sur un autre corporal, avec une patène
contenant des morceaux d’hostie.
Les
concélébrants, l´un après l´autre, s´approchent de l´autel, font la
génuflexion, prennent une parcelle, qu’ils trempent en partie dans le calice
et, en tenant le purificatoire au-dessous de leur bouche, consomment l´hostie
trempée, puis ils regagnent leur place du début de la messe.
C´est aussi par
intinction que le diacre communie. Il répond Amen au concélébrant qui lui dit: Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le
diacre consomme à l´autel tout le vin consacré qui reste, en se faisant aider,
le cas échéant, par quelques concélébrants, et porte le calice à la crédence.
Là, lui-même ou l´acolyte institué le purifie, l´essuie et le range comme à
l’ordinaire.
250. Le célébrant principal, à son
siège, fait tout le reste comme d´habitude (cf. nn. 166-168) jusqu´à la fin de
la messe, les concélébrants demeurant à leur siège.
251. Avant de quitter l´autel, les
concélébrants font devant lui une inclination profonde. Le célébrant principal
accompagné du diacre vénère, comme d’habitude, l´autel par un baiser.
III - LA MESSE AVEC PARTICIPATION D’UN SEUL
MINISTRE
252. Quand un prêtre célèbre la
messe et n´a qu´un seul ministre pour l´assister et lui répondre, il observera
les rites de la messe avec peuple (cf. nn. 120-169) , le ministre
prononçant, quand cela convient, les réponses du peuple.
253. Si pourtant le ministre est un
diacre, il accomplit les fonctions qui sont les siennes (cf. nn. 171-186) et
prononce aussi les réponses du peuple.
254. Le prêtre ne célébrera pas
sans ministre ou sans la présence d’au moins un fidèle sauf pour une cause
juste et raisonnable. En ce cas, les salutations, les monitions et la
bénédiction à la fin de la messe sont omises.
255. Les vases sacrés nécessaires
sont préparés avant la messe, soit sur une crédence, soit sur le côté droit de
l´autel.
256. Le prêtre vient à l’autel et,
après avoir fait avec le ministre une inclination profonde, le vénère par un
baiser et se rend au siège ; s’il le juge bon, il peut rester à l’autel ; dans
ce cas, le missel y sera préparé. Le ministre ou le prêtre lit alors l´antienne
d´ouverture.
257. Ensuite le prêtre, debout et
avec le ministre, fait sur lui-même le signe de la croix en disant: In nomine Patris (Au nom du Père).
Puis tourné vers le ministre, il le salue par l’une des formules proposées.
258. Ensuite il accomplit l’acte
pénitentiel et dit le Kyrie et
le Gloria, selon les rubriques.
259. Ensuite, les mains jointes, il
dit: Oremus (Prions
ensemble)et, après une pause convenable, les mains étendues, il dit la prière
d´ouverture (collecte). A la fin, le ministre répond: Amen.
260. Autant que possible, les lectures sont
faites de l’ambon ou d’un pupitre.
261. Une fois la collecte dite, le
ministre lit la première lecture et le psaume et, quand on doit la dire, la
deuxième lecture et le verset de l´Alléluia ou
un autre chant.
262. Puis le prêtre, profondément
incliné, dit Munda cor meum (Purifie
mon cœur) et lit l´Evangile. A la fin, il dit : Verbum Domini (Acclamons la parole de Dieu), et le ministre
répond : Laus tibi,
Christe (Louange à toi, Seigneur Jésus !). Puis le prêtre vénère le livre par un baiser, en disant à
voix basse: Per evangelica
dicta (Que cet Evangile).
263. Le prêtre récite ensuite le
Symbole, selon les rubriques, avec le ministre.
264. Vient alors la prière
universelle, qui peut se dire même à cette messe; le prêtre introduit et
conclut la prière et le ministre dit les intentions.
265. Pour la liturgie eucharistique, tout
se fait comme dans la messe avec peuple, sauf ce qui suit.
266. Une fois achevée l´acclamation
à la fin de l´embolisme qui suit l’oraison dominicale, le prêtre dit la
prière Domine Iesu Christe, qui
dixisti (Seigneur Jésus Christ, tu as dit); puis, il ajoute: Pax Domini sit semper vobiscum (Que
la paix du Seigneur soit toujours avec vous), à quoi le ministre répond: Et cum spiritu tuo (Et avec votre
esprit). Si cela est opportun, le prêtre donne la paix au ministre.
267. Puis, pendant qu´il dit l´Agnus Dei (Agneau de Dieu) avec le
ministre, le prêtre rompt l´hostie au-dessus de la patène. Une fois achevé l´Agnus Dei (Agneau de Dieu), il fait l´immixtion en disant à
voix basse: Haec commixtio (Que
le Corps et le Sang).
268. Après l´immixtion, le prêtre
dit à voix basse l’une des prières Domine
Iesu Christe, Filii Dei vivi (Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu
vivant) ou Perceptio (Seigneur Jésus Christ,
que cette communion); ensuite, il fait la génuflexion, prend l´hostie et, si le
ministre communie, il dit, tourné vers lui et tenant l´hostie un peu élevée
au-dessus de la patène ou du calice: Ecce
Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), et, avec lui, il poursuit en disant Domine, non sum dignus (Seigneur,
je ne suis pas digne). Ensuite, tourné vers l´autel, il consomme le Corps du
Christ. Si toutefois le ministre ne reçoit pas la communion, le prêtre, après
avoir fait la génuflexion, prend l´hostie et, tourné vers l´autel, dit à voix
basse: Domine, non sum dignus (Seigneur,
je ne suis pas digne) et Corpus Christi custodiat (Que
le Corps du Christ me garde), puis il consomme le Corps du Christ. Ensuite, il
prend le calice, dit à voix basse : Sanguis Christi custodiat (Que le Sang du Christ me garde), et
consomme le Sang.
269. Avant que la communion ne soit
donnée au ministre, l´antienne de la communion est lue par lui ou par le
prêtre.
270. Le prêtre purifie le calice à
la crédence ou à l’autel. S’il purifie le calice à l’autel, le ministre le peut
porter à la crédence, ou bien le prêtre le laisse sur le côté de l´autel.
271. Lorsque la purification du
calice est achevée, il convient que le prêtre observe un temps de silence;
ensuite, il dit la prière après la communion.
272. Le rite de conclusion se fait
comme à la messe avec peuple, mais en omettant Ite (Allez, dans la paix du Christ), Le prêtre vénère, comme d’habitude, l’autel par un baiser
et, après une inclination profonde avec le ministre, il se retire.
IV - QUELQUES RÈGLES VALABLES POUR TOUTES LES FORMES DE MESSE
Vénération de l´autel et de
l’Évangéliaire.
273. Selon l’usage reçu, on vénère
l´autel et l’Évangéliaire par un baiser. Là pourtant où ce geste symbolique ne
correspond pas bien aux traditions ou à la mentalité du pays, il appartient à
la Conférence des évêques d´établir un autre geste à employer à sa place, avec
l’accord du Siège Apostolique.
274. La génuflexion, en fléchissant le
genou droit jusqu’à terre, signifie l’adoration ; elle est donc réservée
au Saint-Sacrement, et à la sainte Croix depuis l’adoration solennelle faite au
cours de l’action liturgique du Vendredi saint jusqu’au début de la Veillée
pascale.
Au cours de la
messe, le prêtre célébrant fait trois génuflexions : après l’élévation de
l´hostie, après l’élévation du calice, et avant la communion. On a noté
en leur lieu les normes particulières à observer aux messes concélébrées (cf.
nn. 210-251).
Si le
tabernacle avec le Saint-Sacrement est dans le sanctuaire, le prêtre, le diacre
et les autres ministres font la génuflexion quand ils arrivent à l’autel et
s’en retirent, mais non pendant la célébration de la messe.
Autrement, tous
ceux qui passent devant le Saint-Sacrement font la génuflexion sauf s’ils
s’avancent en procession.
Les ministres
qui portent la croix de procession ou les cierges font une inclination de la
tête à la place de la génuflexion.
275. L’inclination signifie le
respect et l’honneur que l’on doit aux personnes elles-mêmes ou à leurs
représentations. Il y a deux espèces d´inclination: celle de la tête et celle
du corps.
a) On incline
la tête lorsque les trois Personnes divines sont nommées ensemble, aux noms de
Jésus, de la bienheureuse Vierge Marie, et du Saint en l´honneur de qui on dit
la messe.
b) On incline
le corps, par ce qu´on appelle l´inclination profonde: devant l´autel, aux
prières Munda cor meum (Purifie
mon cœur) et In spiritu
humilitatis (Humbles et pauvres); dans la récitation du Symbole, aux
mots Et incarnatus est(Par
l´Esprit Saint, il a pris chair); et dans le Canon romain, aux mots Supplices te rogamus (Nous t’en
supplions). La même inclination est faite par le diacre quand il demande la
bénédiction avant de proclamer l´Évangile. En outre, le prêtre s´incline un
peu, à la consécration, quand il dit les paroles du Seigneur.
276. L’encensement exprime le
respect et la prière comme l’indique la sainte Ecriture (cf. Ps 140,2 ; Ap
8,3).
On peut, à son
gré, employer l´encens, quelle que soit la forme de la messe :
a) pendant la
procession d´entrée ;
b) au début de
la messe, pour encenser la croix et l´autel ;
c) pour la
procession d´Évangile et sa proclamation ;
d) quand le
pain et le calice ont été déposés sur l’autel, pour encenser les dons, la croix
et l´autel ainsi que le prêtre et le peuple ;
e) à
l’élévation de l´hostie et du calice après la consécration.
277. Le prêtre met l´encens dans
l´encensoir et le bénit d´un signe de croix, sans rien dire.
Avant et après
l’encensement, on fait une inclination profonde devant la personne ou l’objet
que l’on encense, excepté l’autel et les offrandes pour le sacrifice de la
messe.
On encense par
trois coups d’encensoir : le Saint-Sacrement, les reliques de la sainte
Croix et les images du Seigneur exposées à la vénération publique, les
offrandes pour le sacrifice de la messe, la croix de l’autel, l’Évangéliaire,
le cierge pascal, le prêtre et le peuple.
On encense de
deux coups d’encensoir les reliques et les images des saints exposées à la
vénération publique, mais seulement au début de la célébration, quand on
encense l’autel.
On encense
l´autel par des coups d’encensoir successifs de la façon suivante :
a) Si l´autel
est séparé du mur, le prêtre l´encense en en faisant le tour.
b) Si l´autel
est placé contre le mur, le prêtre encense en passant d´abord le long du côté
droit, puis du côté gauche.
Si la croix est
sur l´autel ou près de lui, le prêtre l´encense avant l´autel; sinon il
l´encense lorsqu´il passe devant elle.
Le prêtre
encense les offrandes, avant l’encensement de la croix et de l’autel, par trois
coups d’encensoir ou bien en traçant un signe de croix sur elles avec
l’encensoir.
278. Chaque fois qu´une parcelle
d´hostie s´est attachée aux doigts, ce qui arrive surtout après la fraction ou
après la communion des fidèles, le prêtre la détachera de ses doigts au-dessus
de la patène, ou si cela est nécessaire, il se les lavera. De même, il
recueillera les parcelles qui seraient en dehors de la patène.
279. Les vases liturgiques sont
purifiés par le prêtre, par le diacre ou par l´acolyte institué, après la
communion ou après la messe, autant que possible à la crédence. On fait la
purification du calice avec de l´eau ou bien avec de l´eau et du vin, et
l´ablution est consommée par celui qui purifie. Ordinairement on essuiera la
patène avec le purificatoire.
Il faut veiller
à consommer à l’autel aussitôt et complètement le Sang du Christ qui resterait
après la distribution de la communion.
280. Si une hostie ou une parcelle
tombait, on les ramasserait avec respect; si du vin consacré se répandait, on
laverait l´endroit avec de l´eau, et cette eau serait ensuite jetée dans la
piscine de la sacristie.
Communion sous les deux espèces
281. La sainte communion réalise
plus pleinement sa forme de signe lorsqu´elle se fait sous les deux espèces.
Car, sous cette forme, le signe du banquet eucharistique est mis plus
pleinement en lumière, et on exprime plus clairement la volonté divine
d´accomplir la nouvelle et éternelle Alliance dans le Sang du Seigneur; on
montre aussi plus clairement la relation entre le banquet eucharistique et le
banquet eschatologique dans le royaume du Père[105].
282. Les pasteurs veilleront, de la
façon la plus appropriée possible, à rappeler aux fidèles qui participent à ce
rite ou à ceux qui y assistent la doctrine catholique sur la forme de la sainte
communion, selon le concile de Trente. Avant tout, on redira aux fidèles
l’enseignement de la foi catholique: même sous une seule des deux espèces, on
reçoit le Christ tout entier, sans aucun manque, et le Sacrement dans toute sa
vérité; par suite, en ce qui regarde les fruits de la communion, ceux qui la
reçoivent sous une seule espèce ne sont privés d´aucune grâce nécessaire au
salut[106].
Ils
enseigneront en outre que l´Église a autorité sur la manière de donner les
sacrements : du moment que l´essentiel est sauvegardé, elle peut décider
ou modifier ce qu´elle juge plus avantageux pour la vénération qu´on leur doit
ou pour l’utilité de ceux qui les reçoivent, en raison de la diversité des
circonstances, des époques et des lieux[107].
Mais en même temps, on invitera les fidèles à vouloir participer plus
intensément au rite sacré, de sorte que le signe du banquet eucharistique soit
mis davantage en lumière.
283. En plus des cas prévus dans
les livres liturgiques, la communion sous les deux espèces est permise :
a) aux prêtres
qui ne peuvent célébrer ou concélébrer ;
b) au diacre et
à tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ;
c) aux membres des communautés à la messe conventuelle ou à la messe dite de
communauté, aux séminaristes, à tous ceux qui font les exercices spirituels ou
participent à une réunion spirituelle ou pastorale.
Au sujet de la
communion sous les deux espèces, l’évêque diocésain peut déterminer pour son
diocèse des normes qui doivent être observées même dans les églises des
religieux et dans les petits groupes. Il a aussi la faculté de permettre de
donner la communion sous les deux espèces, chaque fois que le prêtre à qui la
communauté est confiée en tant que son pasteur propre l’estime opportun, pourvu
que les fidèles soient bien instruits et que soit évité tout danger de profaner
le Sacrement, ou que le nombre des participants ou une autre raison n’en rende
l’exécution trop difficile.
Sur la manière
de donner aux fidèles la communion sous les deux espèces, et l’extension de la
faculté de la donner, les Conférences des évêques peuvent publier des normes,
après approbation des actes par le Siège Apostolique.
284. Quand on communie sous les deux
espèces :
a.
d’ordinaire, le diacre présente le calice, ou, en son
absence, un prêtre ; ou encore un acolyte institué ou un autre ministre
extraordinaire de la communion ; ou un fidèle à qui, en cas de nécessité,
on confie cette fonction pour une fois ;
b.
s’il reste du Sang du Christ, le prêtre le consomme à
l’autel, ou le diacre, ou l’acolyte institué qui a présenté le calice : il
purifie les vases liturgiques, les essuie et les remet à leur place comme
d’habitude.
Aux fidèles qui
voudraient éventuellement communier sous la seule espèce du pain, la communion
sera donnée sous cette forme.
285. Pour distribuer la communion
sous les deux espèces, on prépare :
a) si la
communion se fait en buvant directement au calice, soit un calice suffisamment
grand, soit plusieurs calices, en prenant toujours soin de prévoir qu’il ne
reste pas trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration ;
b) si la
communion se fait par intinction, on doit veiller à ce que les hosties ne
soient ni trop minces ni trop petites, mais un peu plus épaisses que
d´habitude, pour qu´on puisse commodément les distribuer après les avoir
trempées en partie dans le Sang du Christ.
286. Si la communion au Sang du
Christ se fait en buvant directement au calice, le communiant, après avoir reçu
le Corps du Christ, se dirige vers le ministre chargé du calice et se tient devant
lui. Le ministre dit : Sanguis
Christi (Le Sang du Christ), le communiant répond : Amen. Le ministre lui tend le calice,
que le communiant prend lui-même de ses mains pour l’approcher de sa bouche. Le
communiant boit un peu au calice, le rend au ministre et se retire ; le
ministre essuie le bord du calice avec le purificatoire.
287. Si la communion au calice se
fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au dessous
de sa bouche, s´approche du prêtre qui tient le vase contenant les
saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice.
Le prêtre prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui
montrant, dit: Corpus et Sanguis
Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans
la bouche, puis il se retire.
DISPOSITION ET ORNEMENTATION DES
ÉGLISES
POUR LA CÉLÉBRATION DE L´EUCHARISTIE
288. Pour la célébration de
l´Eucharistie, le peuple de Dieu se rassemble généralement dans une église ou
bien, si elle fait défaut ou en cas d’insuffisances, dans un autre lieu
honorable qui soit cependant digne d´un si grand mystère. Ces églises ou ces
autres lieux se prêteront à accomplir l´action sacrée et à obtenir la participation
active des fidèles. En outre, les édifices sacrés et les objets destinés au
culte divin seront dignes et beaux, et capables de signifier et de symboliser
les réalités surnaturelles[108].
289. Aussi l´Église ne cesse-t-elle de
faire appel à la contribution d’un art de qualité, et elle prend en
considération les valeurs artistiques de tous les peuples et de toutes les
régions[109].
Bien plus, de même qu´elle s´applique à conserver les œuvres d´art et les trésors
légués par les siècles passés[110] et,
autant qu´il est nécessaire, à les adapter aux besoins nouveaux, elle s´efforce
de promouvoir des créations qui s’accordent à l’esprit de chaque époque[111].
C´est pourquoi,
dans les programmes proposés aux artistes et dans le choix des œuvres à
admettre dans les églises, on recherchera des réalisations d’une véritable
qualité artistique, pour que ces œuvres nourrissent la foi et la piété et
répondent au sens et à la finalité qu’on attend d’elles[112].
290. Toutes les églises seront
dédicacées ou au moins bénites. Mais les églises cathédrales et paroissiales
seront dédicacées selon le rite solennel.
291. Pour la construction, la
restauration et l´aménagement des édifices sacrés, les responsables
consulteront la commission diocésaine de liturgie et d´art sacré. L´évêque
diocésain recourra au conseil et à l´aide de cette commission quand il s´agira
de fournir des règles en ce domaine, d´approuver les projets de nouveaux
édifices et de trancher les questions de quelque importance[113].
292. L´ornementation de l´église
doit viser à une noble simplicité plutôt qu´à un luxe pompeux. Pour choisir les
éléments d’ornementation, on aura souci de la vérité des choses et on cherchera
à assurer l´éducation des fidèles et la dignité de l’ensemble du lieu sacré.
293. Pour répondre d’une manière
opportune aux besoins de notre époque, l´organisation de l´église et de ses
dépendances requiert qu´on ne se préoccupe pas seulement de ce qui concerne
directement la célébration des actions sacrées, mais qu’on prévoie aussi ce qui
contribue à un confort raisonnable des fidèles, comme on a coutume de le
prévoir dans les lieux où se tiennent habituellement des réunions.
294. Le peuple de Dieu, qui se
rassemble pour la messe, forme une assemblée organisée et hiérarchique, qui
s´exprime par la diversité des ministères et des actions selon chaque partie de
la célébration. Il faut que le plan d´ensemble de l´édifice sacré soit conçu de
manière à offrir en quelque sorte l´image de l´assemblée qui s´y réunit, à
permettre la répartition harmonieuse de tous et à favoriser le juste
accomplissement de chaque fonction.
Les fidèles et
la chorale auront une place qui facilite leur participation active[114].
Le prêtre
célébrant, le diacre et les autres ministres prendront place dans le
sanctuaire. On y préparera aussi les sièges des concélébrants, à moins qu’à
cause de leur grand nombre on ne dispose leurs sièges dans une autre partie de
l’église, mais toujours auprès de l’autel.
Ces
dispositions, tout en exprimant l´ordre hiérarchique et la diversité des
fonctions, devront aussi assurer l’unité profonde et organique de l´édifice,
qui mettra en lumière l´unité de tout le peuple saint. La nature et la beauté
du lieu et de tout le mobilier favoriseront la piété et manifesteront la sainteté
des mystères qu’on y célèbre.
II – DISPOSITION DU SANCTUAIRE
POUR LA CÉLÉBRATION COMMUNAUTAIRE
295. Le sanctuaire est le lieu où
se dresse l’autel, où est proclamée la parole de Dieu, où le prêtre, le diacre
et les autres ministres exercent leurs fonctions. Il convient qu’il se
distingue du reste de l´église soit par une certaine élévation, soit par une
structure et une ornementation particulières. Il doit être assez vaste pour que
la célébration de l’Eucharistie puisse être accomplie et vue facilement[115].
296. L´autel, où le sacrifice de la
croix est rendu présent sous les signes sacramentels, est aussi la table du
Seigneur à laquelle, dans la messe, le peuple de Dieu est invité à participer;
il est aussi le centre de l´action de grâce qui s´accomplit pleinement par
l´Eucharistie.
297. Dans un lieu destiné au culte,
la célébration de l´Eucharistie doit s´accomplir sur un autel; en dehors d´un
lieu sacré, elle peut s´accomplir même sur une table convenable, où l´on mettra
toujours la nappe et le corporal, la croix et les chandeliers.
298. Il convient que dans toutes
les églises il y ait un autel fixe, qui signifie, de manière claire permanente
le Christ Jésus, Pierre vivante (1P 2,4 ; cf. Ep 2,20) ; mais dans
les autres lieux destinés aux célébrations sacrées, l’autel peut être mobile.
L´autel est
appelé fixe s´il est construit de telle sorte qu’il adhère au pavement et qu’il
ne puisse donc pas être déplacé; on l´appelle mobile s´il peut être déplacé.
299. Il convient, partout où c’est
possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d´en faire
aisément le tour et d´y célébrer face au peuple. On lui donnera l´emplacement
qui en fera le centre où converge spontanément l´attention de toute l´assemblée
des fidèles[116].
Normalement, il sera fixe et dédicacé.
300. L’autel, qu’il soit fixe ou
mobile, sera dédicacé selon le rite du Pontifical
romain; cependant l’autel mobile pourra être simplement béni.
301. Selon une coutume et un
symbolisme traditionnels dans l´Église, la table d´un autel fixe sera en pierre
et même en pierre naturelle. Cependant on pourra aussi employer, au jugement de
la Conférence des évêques, un autre matériau digne, solide et bien travaillé.
Les colonnes ou la base soutenant la table peuvent être en n´importe quel autre
matériau, pourvu qu´il soit digne et solide.
L´autel mobile
peut être construit en n´importe quelles matières nobles et solides, et qui,
selon les traditions et les coutumes des diverses régions, conviennent à
l´usage liturgique.
302. Il est opportun de garder l´usage de
déposer sous l´autel à dédicacer des reliques de saints, même non martyrs. On
veillera cependant à vérifier l´authenticité de ces reliques.
303. Dans la construction des
églises nouvelles, il faut n’élever qu’un seul autel, qui soit le signe, au
milieu de l’assemblée des fidèles, de l’unique Christ et de l’unique
Eucharistie de l’Église.
Dans les
églises déjà construites, lorsque la situation de l’ancien autel rend difficile
la participation du peuple et qu’on ne peut le déplacer sans porter atteinte à
sa valeur artistique, on édifiera un autre autel fixe, bâti avec art et qui
sera dédicacé ; et c’est seulement sur cet autel que s’accompliront les
célébrations liturgiques. Pour éviter que l’attention des fidèles ne soit
distraite du nouvel autel, on ne donnera pas à l’ancien d’ornementation
particulière.
304. Par respect pour la
célébration du mémorial du Seigneur et pour le banquet où nous sont donnés le
Corps et le Sang du Seigneur, on mettra sur l´autel où l’on célèbre au moins
une nappe blanche qui par sa forme, ses dimensions et sa décoration convienne à
la structure de cet autel.
305. Pour décorer l’autel, on fera
preuve de sobriété.
Pendant
l’Avent, l’autel sera décoré de fleurs avec la sobriété qui convient au
caractère de ce temps et sans anticiper la joie complète de la Nativité du
Seigneur. Pendant le Carême, les fleurs à l’autel sont interdites, à
l’exception du quatrième dimanche (Laetare),
des solennités et des fêtes.
La décoration
florale doit toujours être discrète, et disposée autour de l’autel plutôt que
sur la table.
306. On ne mettra sur la table de
l’autel que ce qui est requis pour la célébration de la messe, c’est-à-dire
l’Évangéliaire, depuis le début de la célébration jusqu’à la proclamation de
l’Évangile ; et depuis la présentation des dons jusqu’à la purification
des vases, le calice avec la patène, le ciboire si c’est nécessaire, enfin le
corporal, le purificatoire, la pale et le missel.
On disposera en
outre de manière discrète ce qui pourrait être nécessaire pour amplifier la
voix du prêtre.
307. Les chandeliers, qui sont
requis pour chacune des actions liturgiques (cf. n. 117) afin d´exprimer notre
vénération et le caractère festif de la célébration, seront placés, compte tenu
de la structure de l´autel et du sanctuaire, ou bien sur l´autel, ou bien
autour de lui, de manière à réaliser un ensemble harmonieux, et sans que les
fidèles soient gênés pour bien voir ce qui se fait à l´autel ou ce que l´on y
dépose.
308. De même, sur l´autel ou à
proximité, il y aura une croix, bien visible pour l´assemblée, et portant
l’effigie du Christ crucifié. Il convient que cette croix demeure près de
l’autel même en dehors des célébrations liturgiques, pour rappeler aux fidèles
la passion rédemptrice du Seigneur.
309. La dignité de la parole de
Dieu requiert qu’il y ait dans l´église un lieu adapté à sa proclamation et
vers lequel, pendant la liturgie de la Parole, se tourne spontanément
l´attention des fidèles[117].
Il convient en
règle générale que ce lieu soit un ambon fixe et non un simple pupitre mobile.
On aménagera l´ambon, en fonction des données architecturales de chaque église,
de telle sorte que les fidèles voient et entendent bien les ministres ordonnés
et les lecteurs.
C’est
uniquement de l’ambon que sont proclamés les lectures, le psaume responsorial
et l’annonce de la Pâque; on peut aussi y prononcer l´homélie et les intentions
de la prière universelle. La dignité de l’ambon exige que seul le ministre de
la Parole y monte.
Il convient
qu’un nouvel ambon soit béni avant d’être mis en service pour la liturgie,
selon le rite prévu dans le Rituel
romain[118].
Le siège pour le prêtre
célébrant et les autres sièges
310. Le siège du prêtre célébrant
doit être le signe de la fonction de celui qui préside l´assemblée et dirige sa
prière. Par conséquent, il sera bien placé s´il est tourné vers le peuple, et
situé dans l’axe du sanctuaire, à moins que la structure de l´édifice ou
d´autres circonstances ne s´y opposent, par exemple si la trop grande distance
rend difficile la communication entre le prêtre et l´assemblée des fidèles, ou
si le tabernacle se trouve derrière l’autel, au milieu. On évitera toute
apparence de trône[119].
Il convient que le siège soit béni avant d’être mis en service pour la
liturgie, selon le rite prévu dans le Rituel
romain[120].
On disposera
aussi dans le sanctuaire des sièges pour les prêtres concélébrants, ainsi que
pour les prêtres revêtus de l’habit de chœur qui participent à la célébration
sans concélébrer.
On placera le
siège du diacre près de celui du prêtre célébrant. Quant aux autres ministres,
on disposera leurs sièges de manière à les distinguer clairement des sièges du
clergé, et pour qu’ils puissent accomplir facilement leurs fonctions[121].
311. On aménagera la place destinée
aux fidèles avec tout le soin désirable, pour qu´ils puissent participer comme
il se doit, par le regard et par l´esprit, aux célébrations liturgiques. Il
convient ordinairement de mettre à leur disposition des bancs ou des chaises.
On doit réprouver l´usage de réserver des sièges à certaines personnes privées[122].
La disposition des bancs ou des chaises, notamment dans les églises
nouvellement construites, permettra aux fidèles d´adopter facilement les
attitudes requises par les différents moments de la célébration, et de se
déplacer sans encombre pour aller recevoir la sainte communion.
On veillera à
ce que les fidèles puissent non seulement voir le prêtre, le diacre et les
lecteurs, mais encore, grâce aux moyens techniques modernes, les entendre
aisément.
La place de la chorale et des
instruments de musique
312. Selon la disposition de chaque
église, on placera la chorale de telle sorte qu´apparaisse clairement sa
nature: elle fait partie de l´assemblée des fidèles réunie dans l´église, et
elle a une fonction particulière qu’elle remplira ainsi plus aisément ; on
fera en sorte qu’à la messe chacun de ses membres puisse pleinement participer
au sacrement[123].
313. L´orgue et les autres
instruments de musique légitimement approuvés seront installés dans un endroit
approprié pour qu´ils puissent soutenir le chant aussi bien du peuple que de la
chorale et, s´ils jouent seuls, qu´ils puissent être bien entendus par tous. Il
convient que l’orgue soit béni avant d’être mis en service pour la liturgie,
selon le rite prévu dans le Rituel
romain[124].
Pendant
l’Avent, on se servira de l’orgue et des autres instruments de musique avec la
discrétion qui convient au caractère de ce temps, et sans anticiper sur la joie
complète de la Nativité du Seigneur.
Pendant le
Carême, l’orgue et les autres instruments ne sont autorisés que pour soutenir
le chant, à l’exception du quatrième dimanche (Laetare), des solennités et des fêtes.
Le lieu de la réserve eucharistique
314. En fonction des données
architecturales de l´église et conformément aux coutumes locales légitimes, la
Sainte Eucharistie sera conservée dans un tabernacle placé dans un lieu très
noble, insigne, bien visible, bien décoré et permettant la prière [125].
Le tabernacle
sera normalement unique, fixe, fait d’un matériau solide et à l’abri des
effractions, non transparent et si bien fermé que soit évité au maximum tout
danger de profanation[126].
Il convient de plus que le tabernacle soit béni avant d’être mis en service
pour la liturgie, selon le rite prévu dans le Rituel romain[127].
315. Il est plus conforme à la vérité du
signe que le tabernacle, où la très sainte Eucharistie est conservée, ne soit
pas sur l’autel où la messe est célébrée[128].
Il faut donc
que le tabernacle soit placé, au jugement de l’évêque diocésain :
a.
soit dans le sanctuaire, en dehors de l’autel de la
célébration, sous la forme et dans un endroit qui conviennent mieux, sans
exclure l’ancien autel qui ne servirait plus à la célébration (cf. n.
303) ;
b.
soit encore dans un oratoire adapté à l’adoration et à
la prière personnelle des fidèles[129],
qui dépende architecturalement de l’église et bien visible des fidèles.
316. Selon la coutume
traditionnelle, une lampe spéciale, alimenté avec de l’huile ou de la cire,
brillera en permanence près du tabernacle, pour signaler et honorer la présence
du Christ[130].
317. De plus, on n’oubliera
aucunement tout ce qui est prescrit, selon les normes du droit, sur la réserve
eucharistique[131].
318. Dans la liturgie terrestre,
l’Église a un avant-goût de la liturgie céleste qui se célèbre dans la Cité
sainte de Jérusalem vers laquelle tend son pèlerinage, là où le Christ siège à
la droite de Dieu, et en vénérant la mémoire des saints, elle espère partager
un jour leur compagnie[132].
C’est pourquoi,
selon une très ancienne tradition de l´Église, les images du Seigneur, de la
bienheureuse Vierge Marie et des saints, sont proposées à la vénération des
fidèles dans les édifices religieux[133] ;
elles y sont disposées de manière à conduire les fidèles vers les mystères de
la foi qui y sont célébrés. Aussi, veillera-t-on à ne pas les multiplier sans
discernement et à les disposer de manière à ne pas détourner l´attention des
fidèles de la célébration elle-même[134].
On n´aura normalement pas plus d´une seule image du même saint. D´une façon
générale, dans l´ornementation et l´aménagement de l´église en ce qui concerne
les images, on aura en vue la piété de toute la communauté ainsi que la beauté
et la dignité des images.
CE QUI EST REQUIS POUR LA
CELEBRATION
DE LA MESSE
I - LE PAIN ET LE VIN DESTINES
À LA CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE
319. Fidèle à l´exemple du Christ,
l´Église a toujours employé le pain et le vin avec de l´eau pour célébrer le
banquet du Seigneur.
320. Le pain destiné à la
célébration eucharistique doit être du pain de pur froment, de confection
récente, et, selon la tradition ancienne de l´Église latine, du pain azyme.
321. La vérité du signe demande que
la matière de la célébration eucharistique apparaisse vraiment comme une
nourriture. Il convient donc que le pain eucharistique, tout en étant azyme et
confectionné selon la forme traditionnelle, soit tel que le prêtre, à la messe
célébrée avec peuple, puisse vraiment rompre l´hostie en plusieurs morceaux, et
les distribuer au moins à quelques fidèles. Cependant, on n´exclut aucunement
les petites hosties quand le nombre des communiants et d´autres motifs
pastoraux en exigent l’emploi. Mais le geste de la fraction du pain, qui
désignait à lui seul l´Eucharistie à l´âge apostolique, manifestera plus
clairement la valeur et l´importance du signe de l´unité de tous en un seul
pain, et du signe de la charité, du fait qu´un seul pain est partagé entre
frères.
322. Le vin de la célébration
eucharistique doit provenir du fruit de la vigne (cf. Lc 22, 18), être naturel
et pur, c´est-à-dire sans mélange de substances étrangères.
323. On prendra soin de conserver
en parfait état le pain et le vin destinés à l´Eucharistie; on veillera donc à
ce que le vin n´aigrisse pas, à ce que le pain ne se gâte, ni ne durcisse trop,
ce qui rendrait difficile le geste de la fraction.
324. Il peut arriver que le prêtre,
après la consécration ou quand il communie, s´aperçoive qu´il n´avait pas versé
du vin mais de l´eau dans le calice; qu´il vide alors cette eau dans un récipient
et qu´il verse du vin avec de l´eau dans le calice; il le consacrera en disant
la partie du récit de l´institution qui se rapporte au calice, sans avoir à
consacrer le pain à nouveau.
II - LE MOBILIER LITURGIQUE EN GENERAL
325. Pour la construction des
églises, comme pour tout ce qui se rapporte au mobilier liturgique, l’Église
accepte l’art de chaque région, et accueille les adaptations au génie et aux
traditions des différents peuples, pourvu qu´effectivement tout corresponde
bien à l´usage auquel est destiné le mobilier liturgique[135].
Dans ce domaine
aussi, on recherchera cette noble simplicité qui s´allie parfaitement à l´art
véritable.
326. Dans le choix des matériaux
destinés au mobilier liturgique, en plus de ceux que l´usage a rendus
traditionnels, on peut admettre aussi ceux que, selon l’esprit de notre temps,
on estime nobles (cf. N° 390), qui sont durables et bien adaptés à l’usage
liturgique. Pour chaque région, c´est la Conférence des évêques qui sera juge
en la matière.
327. Parmi les objets requis pour
célébrer la messe, on honore tout spécialement les vases sacrés et, parmi
eux, le calice et la patène dans lesquels le vin et le pain sont offerts,
consacrés et consommés.
328. Les vases sacrés seront en
métal noble. S’ils sont faits d´un métal susceptible de rouiller ou qui soit
moins noble que l´or, ils seront normalement dorés à l´intérieur.
329. Au jugement de la Conférence
des évêques, après confirmation des actes par le Siège Apostolique, les vases
sacrés peuvent être faits aussi en d’autres matières solides que, dans cette
région, tout le monde juge nobles, comme l´ébène ou d’autres bois durs, pourvu
que ces matières conviennent à l’usage sacré. Dans ce cas, on donnera toujours
la préférence aux matières qui ne se brisent ni ne s´altèrent facilement. Cela
vaut aussi pour tous les vases sacrés destinés à recevoir les hosties, comme la
patène, le ciboire, la custode, l´ostensoir, et autres du même genre.
330. Les calices et les autres
vases destinés à recevoir le Sang du Seigneur auront leur coupe en une matière
non poreuse. Quant au pied, il pourra être fait d´autres matières, solides et
dignes.
331. Pour la consécration des
hosties, on peut employer fort à propos une patène assez grande, dans laquelle
on mettra non seulement le pain pour le prêtre et le diacre mais aussi celui
pour les autres ministres et les fidèles.
332. Quant à la forme des vases
sacrés, l´artiste peut choisir celle qui correspond aux habitudes de chaque
région, pourvu que chacun de ces vases soit adapté à l’usage liturgique, auquel
il est destiné, et qu’on le distingue clairement des vases à usage quotidien.
333. Pour la bénédiction des vases
sacrés, on observera les rites prescrits par les livres liturgiques[136].
334. On maintiendra la coutume
d’installer dans la sacristie une piscine pour y verser l’eau d’ablution des
vases et des linges sacrés (cf. n. 280).
IV - LES
VÊTEMENTS LITURGIQUES
335. Dans l´Église, qui est le
Corps du Christ, tous les membres n´exercent pas la même fonction. Cette
diversité des ministères dans la célébration de l’Eucharistie se manifeste
extérieurement par la diversité des vêtements liturgiques, qui doivent donc
être le signe de la fonction propre à chaque ministre. Il faut cependant que
ces vêtements contribuent aussi à la beauté de l´action liturgique. Il convient
que les vêtements liturgiques des prêtres et des diacres, ainsi que des
ministres laïcs, soient bénis avant de servir pour la liturgie, selon le rite
prévu dans le Rituel romain[137] .
336. Le vêtement liturgique commun
aux ministres ordonnés et institués, de tout degré, est l´aube, serrée autour
des reins par le cordon, à moins qu´elle ne soit confectionnée de telle manière
qu’elle puisse s’ajuster même sans cordon. On mettra un amict avant de revêtir
l´aube si celle-ci ne recouvre pas parfaitement l’habit commun autour du cou.
On ne peut pas remplacer l´aube par le surplis, même sur la soutane, lorsque
l´on doit revêtir la chasuble ou la dalmatique, ou, selon les prescriptions,
l´étole seule sans la chasuble ou la dalmatique.
337. Le vêtement propre au prêtre
célébrant, pour la messe et les autres actions sacrées en lien direct avec la
messe, est la chasuble, à moins que ne soit prévu un autre vêtement à porter
par-dessus l´aube et l´étole.
338. Le vêtement propre au diacre
est la dalmatique qu´il doit revêtir par-dessus l´aube et l´étole ; en cas
de nécessité pourtant ou pour un moindre degré de solennité, il peut ne pas la
mettre.
339. Les acolytes, les lecteurs et
les autres ministres laïcs peuvent porter l´aube ou un autre vêtement approuvé
dans leur région par la Conférence des évêques (cf. n. 390).
340. Le prêtre porte l´étole autour
du cou et la laisse pendre devant la poitrine; le diacre la porte en sautoir,
en travers de la poitrine, de l´épaule gauche au côté droit du corps, où elle
se ferme.
341. Le pluvial, ou chape, est
utilisé par le prêtre lors des processions et autres actions liturgiques, selon
les rubriques propres à chaque rite.
342. En ce qui concerne la forme
des vêtements liturgiques, les Conférences des évêques peuvent définir et
proposer au Siège Apostolique les adaptations correspondant aux besoins et aux
habitudes de chaque pays[138].
343. Pour la confection des
vêtements liturgiques, outre les matières traditionnelles, on peut employer les
fibres naturelles propres à chaque pays, ainsi que certaines fibres
artificielles pourvu qu´elles conviennent à la dignité de l´action sacrée et de
celui qui l´accomplit. En ce domaine, la Conférence des évêques sera juge[139].
344. La beauté et la noblesse du
vêtement ne doit pas tenir à l´abondance des ornements surajoutés, mais à la
matière employée et à la forme du vêtement. Celui-ci pourra présenter des
motifs, des images ou des symboles qui indiquent un usage sacré, et l’on
écartera ceux qui jureraient avec lui.
345. La variété des couleurs pour
les vêtements liturgiques vise à exprimer efficacement et visiblement ce qui
caractérise les mystères de foi que l´on célèbre et par suite le sens de la vie
chrétienne qui progresse à travers le déroulement de l´année liturgique.
346. L’emploi de diverses couleurs
des vêtements liturgiques, on observera l´usage reçu, c´est-à-dire :
a.
On emploie le blanc aux offices et aux messes du Temps
pascal et du Temps de Noël; en outre, aux célébrations du Seigneur qui ne sont
pas celles de sa Passion; à celles de la bienheureuse Vierge Marie, des Anges,
des saints qui ne sont pas martyrs, aux solennités de Tous les saints (1er
novembre), et de saint Jean Baptiste (24 juin), aux fêtes de saint Jean
l´Évangéliste (27 décembre), de la Chaire de saint Pierre (22 février) et de la
Conversion de saint Paul (25 janvier).
b.
On emploie le rouge le dimanche de la Passion et le
Vendredi saint, le dimanche de la Pentecôte, aux célébrations de la Passion du
Seigneur, aux fêtes de la naissance au ciel des Apôtres et des Évangélistes, et
aux célébrations de martyrs.
c.
On emploie le vert aux offices et aux messes du Temps
ordinaire (« per annum »).
d.
On emploie le violet aux temps de l´Avent et du
Carême. On peut aussi le prendre pour les offices et les messes des défunts.
e.
On peut employer le noir aux messes des défunts, là où
c’est la coutume.
f.
On peut employer le rose, là où c’est l’usage, au
troisième dimanche de l’Avent (Gaudete)
et au quatrième dimanche de Carême (Laetare).
g.
Aux jours les plus solennels, on peut employer des
vêtements liturgiques festifs et particulièrement beaux, même s’ils ne sont pas
de la couleur du jour.
Cependant les
Conférences des évêques peuvent, en ce qui concerne les couleurs liturgiques,
déterminer et proposer au Siège Apostolique des adaptations qui correspondent
aux besoins et à la mentalité des peuples.
347. On célèbre les messes
rituelles avec leur couleur propre ou bien en blanc ou en couleur de fête. On
célèbre les messes pour intentions et circonstances diverses avec la couleur
propre du jour ou du temps, ou bien en violet si elles ont un caractère
pénitentiel (par ex. nn. 31, 33, 38). On dit les messes votives avec la couleur
qui convient à la messe célébrée ou bien avec la couleur propre du jour ou du
temps.
V – LES AUTRES OBJETS EMPLOYES A L’EGLISE
348. Outre les vases sacrés ou les
vêtements liturgiques, pour lesquels une matière déterminée est fixée, tout le
reste du mobilier destiné à un usage liturgique proprement dit[140],
ou qui est admis dans l´église à un autre titre, doit être digne et répondre à
sa destination.
349. Il faut veiller tout
particulièrement à ce que les livres liturgiques, surtout l’Evangéliaire et le
lectionnaire, destinés à la proclamation de la parole de Dieu et jouissant par
conséquent d’une vénération particulière, soient vraiment dans l’action
liturgique signes et symboles des réalités célestes, et donc vraiment dignes,
nobles et beaux.
350. On apportera en outre tout le
soin requis à ce qui touche directement l’autel et la célébration
eucharistique, par exemple la croix de l’autel et la croix de procession.
351. On s´efforcera de respecter
sérieusement les exigences de l´art même pour les objets de moindre importance,
dans lesquels une noble simplicité s´associera toujours à la propreté.
CHOIX DE LA MESSE
ET DE SES DIFFÉRENTES PARTIES
352. L´efficacité pastorale de la
célébration sera certainement accrue si les textes des lectures, des prières et
des chants correspondent bien, dans la mesure du possible, et à l´état de
préparation spirituelle et à la mentalité des participants. C´est ce qu´on
obtiendra au mieux si l´on profite des multiples possibilités de choix qui vont
être énumérées ci-dessous.
Par conséquent,
le prêtre, en organisant la messe, considérera davantage le bien spirituel du
peuple de Dieu que ses inclinations personnelles. Il se rappellera en outre que
ce choix des différentes parties devra se faire en accord avec tous ceux qui
jouent un rôle dans la célébration, sans exclure aucunement les fidèles pour ce
qui les concerne plus directement.
Puisque des
facultés multiples sont offertes pour le choix des différentes parties de la
messe, il est nécessaire qu´avant la célébration, le diacre, les lecteurs, le
psalmiste, le chantre, le commentateur, la chorale, chacun pour sa partie,
sache bien quel texte, en ce qui le concerne, va être employé, et que rien ne
soit laissé à l´improvisation du moment. En effet, une organisation et une
exécution harmonieuse des rites facilitent beaucoup la participation des
fidèles à l´Eucharistie.
353. Aux solennités, le prêtre est
tenu de suivre le calendrier de l´église où il célèbre.
354. Les dimanches, aux féries de
l´Avent, du temps de Noël, du Carême et du Temps pascal, aux fêtes et aux
mémoires obligatoires :
a) si la messe
est célébrée avec peuple, le prêtre suivra le calendrier de l´église où il
célèbre ;
b) si la messe est célébrée avec la participation d’un seul ministre, le prêtre
peut choisir ou le calendrier de l´église, ou son calendrier propre.
355. Les mémoires
facultatives :
a) Aux féries
de l´Avent du 17 au 24 décembre, aux jours dans l´octave de Noël et aux féries
du Carême, à l´exception des féries du Mercredi des Cendres et de la Semaine
sainte, le prêtre dit la messe du jour occurrent; cependant, s´il y a ce
jour-là une mémoire inscrite au calendrier général, il peut en prendre la
prière d’ouverture (collecte), pourvu que ce ne soit pas le Mercredi des
Cendres ou un jour de la Semaine sainte. Aux féries du Temps pascal, on peut à
bon droit célébrer intégralement la mémoire des saints.
b) Aux féries
de l´Avent avant le 17 décembre, aux féries du temps de Noël à partir du 2
janvier, et à celles du Temps pascal, le prêtre peut choisir soit la messe de
la férie, soit la messe du saint ou de l´un des saints dont on fait mémoire,
soit la messe d´un saint inscrit ce jour-là au martyrologe.
c) Aux féries
du Temps ordinaire (« per annum »), le prêtre peut choisir soit la
messe de la férie, soit la messe d´une mémoire facultative qui tomberait ce
jour-là, soit la messe d´un saint figurant au martyrologe ce même jour, soit
une messe pour diverses circonstances ou une messe votive.
S´il célèbre
avec peuple, le prêtre veillera à ne pas omettre trop souvent et sans motif
suffisant les lectures assignées pour chaque jour au lectionnaire férial: car
l´Église désire que la table de la parole de Dieu soit offerte aux fidèles dans
sa plus grande richesse[141].
Pour la même
raison, il ne prendra pas trop souvent les messes des défunts: car toutes les
messes sont offertes aussi bien pour les vivants que pour les morts, et chaque
Prière eucharistique comporte la mémoire des défunts.
Là où les
fidèles sont attachés aux mémoires facultatives de la bienheureuse Vierge Marie
ou des saints, il satisfera leur légitime piété.
Puisqu´il est
permis de choisir entre une mémoire marquée au calendrier général et une
mémoire insérée dans le calendrier diocésain ou religieux, on préférera, toutes
choses égales d´ailleurs et conformément à la tradition, la mémoire
particulière.
II –CHOIX DES
PARTIES DE LA MESSE
356. Pour choisir les textes des
différentes parties de la messe, aussi bien du temps que des saints, on
observera les normes suivantes.
357. Trois lectures sont assignées
aux dimanches et solennités: le Prophète, l´Apôtre et l´Évangile, qui font
comprendre au peuple chrétien la continuité de l'œuvre du salut, selon
l´admirable plan de Dieu. Ces lectures doivent être strictement utilisées. Au
Temps pascal, selon la tradition de l’Église, la première lecture est tirée des
Actes des Apôtres et non de l’Ancien Testament.
Deux lectures
sont assignées aux fêtes. Mais si la fête est élevée, selon les normes, au
degré de solennité, on en ajoute une troisième prise au commun.
Aux mémoires
des saints, à moins qu’ils aient des lectures propres, on lit habituellement
les lectures assignées à la férie. Dans certains cas, on propose des lectures
appropriées, c’est-à-dire qui mettent en lumière un aspect particulier de la
vie spirituelle ou de l’activité du saint. On n’imposera pas l’usage de ces
lectures, sauf si une raison pastorale y invitait vraiment.
358. Le lectionnaire férial propose
des lectures pour chaque jour de la semaine pendant toute l´année : ce
sont donc ces lectures qu´on prendra le plus souvent, les jours auxquels elles
sont assignées, à moins qu´il n´y ait ce jour-là une solennité ou une fête, ou
une mémoire avec des lectures propres du Nouveau Testament, c’est-à-dire où
l’on trouve mention du saint célébré.
Mais si la
lecture continue de la semaine est interrompue à cause d´une solennité, d’une
fête ou de quelque célébration particulière, il sera permis au prêtre, en
considérant l´organisation des lectures de toute la semaine, ou bien de réunir
aux autres les passages qu´il devra omettre, ou bien de décider quels textes
doivent l´emporter sur d´autres.
Dans les messes
pour des groupes particuliers, il est permis au prêtre de lire des textes mieux
adaptés à la célébration particulière, pourvu qu´on les choisisse dans un
Lectionnaire approuvé.
359. On trouve en outre un choix
particulier de textes de la Sainte Écriture dans le lectionnaire pour les
messes rituelles au cours desquelles on célèbre des sacrements ou des
sacramentaux, ou bien qui sont célébrées pour certains besoins.
Ces
lectionnaires ont été composés afin d´amener les fidèles, par une écoute plus
adaptée de la parole de Dieu, à comprendre plus profondément le mystère auquel
ils participent, et de les former à un amour plus vif de la parole de Dieu.
On doit par
conséquent choisir les textes qui sont proclamés dans l´assemblée liturgique en
tenant compte d´une pastorale adaptée aussi bien que des possibilités de choix
laissées en ce domaine.
360. Le même texte est parfois
proposé dans une forme longue et une forme brève. Pour choisir entre les deux,
on aura en vue le critère pastoral. Il faudra donc être attentif à la capacité
des fidèles d’écouter avec fruit la lecture plus ou moins longue, à leur
capacité d’écouter avec fruit le texte le plus complet, que l’homélie devra
expliquer[142].
361. Quand la faculté est donnée de
choisir entre un texte et un autre déjà déterminé, ou proposé au choix, on sera
attentif au bien des participants, qu’il s’agisse de prendre un texte plus
facile ou mieux adapté à l’assemblée, ou bien de répéter ou de laisser un texte
qui est assigné comme propre à une célébration et proposé à une autre
facultative, chaque fois que l’utilité pastorale y invite[143].
Cela peut
arriver soit quand le même texte doit être lu de nouveau à des jours proches,
par exemple un dimanche et le jour suivant, ou bien quand on craint qu’un texte
ne cause quelques difficultés dans un groupe donné de fidèles. On veillera
cependant, dans le choix des textes de la Sainte Écriture, à ne pas en exclure
continuellement certains passages.
362. Outre les facultés signalées
ci-dessus de choisir des textes plus adaptés, les Conférences des évêques
peuvent, dans des circonstances particulières, indiquer certaines adaptations
en ce qui concerne les lectures, sous réserve pourtant que les textes en soient
choisis dans un lectionnaire dûment approuvé.
363. A chaque messe, sauf
indication contraire, on dit les oraisons propres à cette messe.
Aux mémoires
des saints, on dit la prière d’ouverture (collecte) propre ou, à son défaut,
une du commun approprié ; quant aux prières sur les offrandes et après la
communion, à moins qu´elles ne soient propres, on peut les prendre soit au
commun, soit aux féries du temps en cours.
Aux féries du
Temps ordinaire (« per annum »), outre les oraisons du dimanche
précédent, on peut prendre soit les oraisons d´un autre dimanche du Temps
ordinaire, soit une des oraisons pour intentions et circonstances diverses
rassemblées dans le missel. Mais il sera toujours permis de n´emprunter, pour
ces messes, que la prière d´ouverture (collecte).
On dispose
ainsi d´une quantité accrue de textes, dont la prière des fidèles peut se
nourrir avec plus d’abondance.
Cependant, aux
temps forts de l´année, cette adaptation est déjà réalisée par les oraisons
propres à ces temps qui se trouvent au missel pour chaque jour.
364. La plupart des préfaces dont
le Missel romain est doté,
visent à faire mieux ressortir les motifs de l´action de grâce dans la Prière
eucharistique et à mettre davantage en lumière les différents aspects du
mystère du salut.
365. Le choix entre les Prières
eucharistiques qui se trouvent dans la liturgie de la messe est réglé à titre
indicatif par les normes que voici:
a) La Prière
eucharistique I, ou Canon romain, qui peut toujours être employée, est plus
indiquée les jours auxquels sont assignés des Communicantes propres, ou bien aux messes dotées d´un Hanc igitur propre, ainsi qu´aux
fêtes des Apôtres et des saints mentionnés dans le texte de cette Prière; de
même les dimanches, à moins que, pour des motifs pastoraux, on ne préfère la
Prière eucharistique III.
b) La Prière
eucharistique II, en raison de ses caractéristiques, est plus indiquée pour les
jours de semaine, ou dans des circonstances particulières. Bien qu´elle
comporte une préface propre, on peut l´employer aussi avec d´autres préfaces,
surtout avec celles qui rappellent en abrégé le mystère du salut, comme les
préfaces communes. Quand on célèbre la messe pour un défunt, on peut employer
une formule particulière qui est proposée en son lieu, c´est-à-dire avant Memento etiam (Souviens-toi
aussi, Seigneur, de nos frères).
c) La Prière
eucharistique III peut être dite avec n´importe quelle préface. On l´emploiera
de préférence les dimanches et jours de fête. Si on prend cette prière pour une
messe des défunts, on peut insérer en son lieu une formule particulière pour le
défunt, c´est-à-dire après les mots: Omnes
filios tuos ubique dispersos, tibi, clemens Pater, miseratus coniunge (Ramène
à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés).
d) La Prière
eucharistique IV a une préface immuable et offre un résumé plus complet de
l´histoire du salut. On peut l´employer quand la messe n´a pas de préface
propre et les dimanches du Temps ordinaire (« per annum »). Dans
cette Prière, en raison de sa structure, il est impossible d´insérer une
formule particulière pour un défunt.
366. Il n’est pas permis de substituer
d’autres chants aux chants placés dans la liturgie de la messe, comme par
exemple l’Agnus Dei (Agneau de
Dieu).
367. Pour choisir les chants qui
trouvent place entre les lectures, ainsi que les chants d´entrée, d’offertoire
et de communion, on suivra les normes qui sont établies ci-dessus (cf. nn.
40-41, 47-48, 61-64, 74, 86-88).
MESSES ET ORAISONS
POUR DES INTENTIONS DIVERSES,
MESSES DES DÉFUNTS
I - MESSES ET ORAISONS
POUR DES INTENTIONS DIVERSES
368. Puisque la liturgie des
sacrements et des sacramentaux fait que, chez les fidèles bien disposés,
presque tous les événements de la vie sont sanctifiés par la grâce divine qui
découle du mystère pascal[144],
et puisque l'Eucharistie est le sacrement des sacrements, le missel fournit des
modèles de messes et d'oraisons qu'en diverses occasions de la vie chrétienne
on peut employer pour les besoins du monde entier, de l'Église universelle et
de l'Église locale.
369. Si l'on considère la
possibilité élargie de choisir les lectures et les oraisons, il convient
d'employer avec mesure ces messes pour intentions diverses, c'est-à-dire quand
les circonstances l'exigent.
370. Dans toutes les messes pour
des intentions diverses, sauf indication contraire expresse, on peut employer,
si elles s'accordent avec la célébration, les lectures de la férie avec les
chants qui s'y intercalent.
371. Les messes pour des intentions
diverses comprennent les messes rituelles, les messes pour intentions ou
circonstances diverses, les messes votives.
372. Les messes rituelles sont
liées à la célébration de certains sacrements ou sacramentaux. Elles sont
interdites les dimanches de l'Avent, du Carême et du Temps pascal, aux
solennités, pendant l'octave de Pâques, le 2 novembre, le Mercredi des Cendres,
et pendant la Semaine sainte, en observant par ailleurs les règles qui sont
données dans les rituels ou dans ces messes elles-mêmes.
373. Les messes pour intentions et
circonstances diverses sont employées pour des besoins qui peuvent survenir
soit occasionnellement, soit à dates fixes. Parmi ces messes l'autorité
compétente peut choisir les messes pour les prières publiques dont la célébration,
au cours de l'année, sera décidée par la Conférence des évêques.
374. En cas de besoin ou d’utilité
pastorale particulièrement importante, la messe correspondante peut être
célébrée, sur l'ordre ou avec la permission de l’évêque diocésain, tous les
jours, sauf aux solennités, aux dimanches de l'Avent, du Carême et du Temps
pascal, pendant l'octave de Pâques, le 2 novembre, le Mercredi des cendres et
pendant la Semaine sainte.
375. Les messes votives des mystères du
Seigneur, ou en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie, des Anges, de tel
saint, ou de tous les Saints, peuvent être dites pour la piété des fidèles les
jours de férie du Temps ordinaire (« per annum »), même s’il y a ce
jour-là une mémoire facultative. Mais on ne peut pas célébrer comme messes
votives les messes qui se rapportent aux mystères de la vie du Seigneur ou de
la bienheureuse Vierge Marie, excepté la messe de son Immaculée conception,
parce que leur célébration est liée au cours de l’année liturgique.
376. Les messes pour intentions et
circonstances diverses et les messes votives sont prohibées les jours de
mémoire obligatoire, ainsi qu'aux féries de l'Avent jusqu'au 16 décembre, du
temps de Noël depuis le 2 janvier, et du Temps pascal après l'octave de Pâques.
Cependant, si un besoin ou une utilité pastorale véritable le demande, on peut
prendre, dans la célébration avec peuple, la messe correspondant à ce besoin ou
à cette utilité, au jugement du recteur de l'église ou même du prêtre
célébrant.
377. Aux féries du Temps ordinaire
(« per annum ») comportant une mémoire facultative, ou bien quand on
fait l'office de la férie, il est permis de célébrer n'importe quelle messe, ou
d'employer n'importe quelle oraison pour des intentions diverses, excepté
cependant les messes rituelles.
378. La mémoire facultative de
sainte Marie les samedis du Temps ordinaire (« per annum ») est
particulièrement recommandée, car dans la liturgie de l’Église, en premier lieu
et avant tous les saints, la vénération s’adresse à la Mère du Rédempteur[145].
379. L'Église offre le sacrifice
eucharistique de la Pâque du Christ pour les défunts afin que, en raison de la
communion qui unit tous les membres du Christ, l’aide spirituelle obtenue pour
les uns apporte aux autres la consolation de l'espérance.
380. Parmi les messes des défunts,
la messe des obsèques occupe la première place; elle peut être célébrée tous
les jours, sauf aux solennités de précepte, le Jeudi saint, le Triduum pascal
et les dimanches de l'Avent, du Carême et du Temps pascal. On doit de plus
observer tout ce qui est prescrit, selon la norme du droit[146].
381. A l’annonce d’un décès, ou
pour la dernière sépulture du défunt, ou le jour du premier anniversaire, on
peut célébrer la messe des défunts, même pendant l'octave de Noël et les jours
de mémoire obligatoire ou de férie sauf le Mercredi des cendres, et pendant la
Semaine sainte.
Les autres
messes des défunts, dites quotidiennes, peuvent se célébrer les jours du Temps
ordinaire (« per annum ») où l'on a une mémoire facultative, ou bien
si l'on célèbre l'office de la férie, pourvu qu'elles soient vraiment célébrées
à l'intention des défunts.
382. Aux messes des obsèques, on
fera ordinairement une brève homélie, en évitant toutefois toute apparence
d'éloge funèbre.
383. On encouragera les fidèles,
surtout les membres de la famille du défunt, à participer, y compris par la
communion, au sacrifice eucharistique offert pour le défunt.
384. Si la messe des obsèques fait
partie du rite des obsèques, lorsque l'on aura dit la prière après la
communion, et en omettant les rites de conclusion, on accomplira le rite de la
dernière recommandation, ou dernier adieu; ce rite ne se célèbre qu'en présence
du corps.
385. En organisant et en
choisissant les parties variables de la messe des défunts, surtout de la messe
des obsèques (par exemple les oraisons, les lectures, la prière universelle),
on tiendra compte, comme il est juste, des motifs pastoraux relatifs au défunt,
à sa famille, et à l'assistance.
De plus les
pasteurs tiendront spécialement compte de ceux qui, à l'occasion d'obsèques,
assistent à des célébrations liturgiques ou entendent l'Évangile, alors qu'ils
ne sont pas catholiques, ou bien sont des catholiques qui ne participent jamais
ou presque jamais à l'Eucharistie, ou encore qui semblent avoir perdu la foi:
car les prêtres sont les ministres de l'Évangile du Christ pour tous.
ADAPTATIONS QUI RELEVENT DES EVEQUES
ET DE LEURS CONFERENCES
386. La révision du Missel romain, effectuée en notre temps
conformément aux décrets du IIe concile œcuménique du Vatican, a veillé avec
soin à ce que tous les fidèles puissent apporter, dans la célébration
eucharistique, cette participation pleine, consciente et active, qui est
demandée par la nature de la liturgie elle-même et qui est pour eux, en vertu
de leur condition, un droit et un devoir[147].
Pour que la
célébration corresponde plus pleinement aux normes et à l’esprit de la sainte
Liturgie, on trouve proposées dans cette Présentation et dans la liturgie de la messe quelques autres
adaptations ultérieures, qui sont remises au jugement soit de l’évêque
diocésain soit de la Conférence des évêques.
387. L’évêque diocésain, qui “doit être
considéré comme le grand prêtre de son troupeau, de qui découle et dépend en
quelque manière la vie des fidèles dans le Christ”[148],
doit favoriser la vie liturgique dans son diocèse, la régler et veiller sur
elle. C’est à lui que, dans cette Présentation,
est confié le soin de régler la discipline de la concélébration (cf. nn. 202,
374), d’établir des normes sur la fonction de servir le prêtre à l’autel (cf.
n. 107), sur la distribution de la communion sous les deux espèces (cf. n.
283), sur la construction et la disposition des églises (cf. n. 291). Mais
c’est à lui qu’il revient en premier lieu de nourrir les prêtres, les diacres
et les fidèles de l’esprit de la liturgie.
388. Les adaptations ci-dessous, qui
exigent une plus large coordination, doivent être déterminées, selon la norme
du droit, par la Conférence des évêques.
389. Il revient aux Conférences des
évêques tout d’abord de préparer et d’approuver l’édition de ce Missel romain dans les langues
vivantes reconnues, pour qu’après confirmation des actes par le Siège
apostolique, elle soit mise en application dans les pays concernés[149].
Que ce soit en
latin ou dans les traductions légitimement approuvées, le Missel romain doit être publié
intégralement.
390. Il appartient aux Conférences
des évêques de définir et, après confirmation des actes par le Siège
Apostolique, d’introduire dans le Missel lui-même les adaptations indiquées
dans cette Présentation et
dans la liturgie de la messe, et qui concernent :
- les gestes et attitudes des fidèles (cf. n. 43);
- les gestes de vénération de l’autel et de
l’Évangéliaire (cf. n. 273);
- les textes des chants d’entrée, d’offertoire et
de communion (cf. nn. 48, 74, 87);
- les lectures de la Sainte Écriture à prendre dans
des circonstances particulières (cf. n. 362);
- la manière de donner la paix (cf. n. 82);
- la manière de recevoir la communion (cf. nn. 160,
283);
- la matière de l’autel, du mobilier liturgique,
surtout des vases sacrés, ainsi que la matière, la forme et la couleur des
vêtements liturgiques (cf. nn. 301, 326, 329, 342-346).
Si les
Conférences des évêques le jugent utile, elles peuvent introduire dans le Missel romain, à l’endroit approprié, un
directoire ou une introduction pastorale, après confirmation du Siège
Apostolique.
391. Il revient aussi aux
Conférences de veiller avec un soin particulier aux traductions des textes
bibliques qui sont employées dans la célébration de la messe. C’est de la
sainte Écriture en effet que sont tirés les textes qu’on lit et que l’homélie explique,
ainsi que les psaumes que l’on chante ; c’est sous son inspiration et dans
son élan que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont jailli, et
c’est d’elle que les signes et les actions reçoivent leur sens[150].
On utilisera un
langage qui corresponde à la capacité des fidèles, qui soit adapté à la
proclamation publique, en conservant toutefois les caractéristiques propres aux
diverses manières de s’exprimer utilisées dans les livres bibliques.
392. De même, il appartient aux
Conférences des évêques de préparer avec grand soin la traduction des autres
textes, pour que, tout en conservant le caractère propre de chaque langue, le
sens du texte latin d’origine soit pleinement et fidèlement rendu. Pour
accomplir cette tâche, on tiendra compte des divers genres littéraires utilisés
dans le Missel, comme les prières présidentielles, les antiennes, les
acclamations, les répons, les supplications litaniques, etc.. On ne perdra pas
de vue que la traduction des textes n’est pas faite en premier lieu pour la
méditation, mais plutôt pour la proclamation ou le chant dans l’action
liturgique.
Le langage
utilisé doit être adapté aux fidèles d’une région tout en demeurant noble et
empreint d’une réelle qualité littéraire, restant sauve la nécessité d’une
catéchèse sur le sens biblique et chrétien de certains mots et de certaines
phrases.
Il importe que
les régions qui ont une même langue aient autant que possible la même
traduction pour les textes liturgiques, surtout pour les textes bibliques et la
liturgie de la messe[151].
393. En raison de la place éminente
que tient le chant dans la célébration, comme partie nécessaire ou intégrante
de la liturgie[152],
il revient aux Conférences des évêques d’approuver des mélodies appropriées,
surtout pour les textes de l’Ordinaire de la messe, pour les réponses et
acclamations du peuple, et pour les rites particuliers durant l’année
liturgique.
Elles ont
également à juger quelles formes musicales, quelles mélodies, quels instruments
de musique peuvent être admis pour le culte divin, pour qu’ils puissent
vraiment être appropriés ou adaptés à un usage sacré.
394. Il faut que chaque diocèse ait
son calendrier et son propre des messes. De son côté, la Conférence des évêques
établira le calendrier propre de la nation ou, en union avec d’autres
Conférences, le calendrier d’un territoire plus vaste, qui devra être approuvé
par le Siège Apostolique[153].
Pour accomplir
cette tâche, on observera et on préservera au maximum le dimanche, comme jour
de fête primordial, de sorte que les autres célébrations, sauf si elles sont de
la plus haute importance, ne lui soient pas préférées[154].
On veillera de même à ne pas obscurcir par des éléments secondaires le sens de
l’année liturgique telle que révisée par décret du IIe concile du Vatican.
En établissant
le calendrier d’une nation (cf. n. 373), on indiquera les jours des Rogations
et des Quatre-temps ainsi que les textes à utiliser et les manières de les
célébrer[155],
et on aura aussi en vue leurs autres caractéristiques propres.
Il convient
que, dans l’édition du Missel, les célébrations propres à toute la nation ou à
tout le territoire soient insérées à leur place parmi les célébrations du
calendrier général, tandis que celles qui sont propres à une région ou à un
diocèse seront mises dans un appendice particulier.
395. Enfin, si la participation des
fidèles et leur bien spirituel requièrent des changements et des adaptations
plus profonds pour que la célébration liturgique corresponde à la mentalité et
aux traditions des divers peuples, les Conférences des évêques pourront, selon
la norme de l’article 40 de la Constitution sur la Sainte Liturgie, les
proposer au Siège Apostolique pour qu’avec son consentement elles soient
introduites ; et cela surtout en faveur des peuples à qui l’Évangile a été
annoncé plus récemment[156].
On observera avec soin les normes particulières établies dans l’Instruction sur
« la liturgie romaine et l’inculturation »[157].
Sur la manière
de procéder, on observera ceci :
Tout d’abord on
exposera au Siège apostolique de manière détaillée la proposition envisagée,
pour qu’après avoir obtenu les facultés nécessaires, on procède à l’élaboration
de chacune des adaptations.
Une fois ces
propositions dûment approuvées par le Siège Apostolique, on fera des
expérimentations pour une durée et dans des lieux déterminés. Le cas échéant,
après le temps d’expérimentation, la Conférence des évêques décidera de la
poursuite des adaptations, et proposera au jugement du Siège Apostolique une
formulation du projet parvenue à maturité[158].
396. Avant pourtant d’en arriver à
de nouvelles adaptations, surtout des adaptations plus en profondeur, il faudra
soigneusement veiller à promouvoir avec sagesse et ordre l’information
indispensable du clergé et des fidèles, à mettre en application les facultés
déjà prévues et à appliquer pleinement les normes pastorales correspondant à
l’esprit de la célébration.
397. On observera aussi le
principe, selon lequel chaque Église particulière doit être en accord avec
l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes
sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition
apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les
erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, car la règle de la prière
(lex orandi) de l’Église correspond à
sa règle de foi (lex credendi)[159].
Le rite romain
constitue une partie notable et précieuse du trésor liturgique et du patrimoine
de l’Église catholique, dont les richesses favorisent le bien de l’Église
universelle, si bien que leur perte lui nuirait gravement.
Tout au long
des siècles, ce rite n’a pas seulement conservé des usages liturgiques nés à
Rome même, mais il a su aussi intégrer en lui de manière profonde, organique et
harmonieuse, d’autres usages provenant des coutumes et du génie de divers
peuples et de différentes Églises particulières tant d’Occident que d’Orient,
acquérant ainsi comme un caractère "supra-régional". De nos
jours, l’identité du rite romain et l’expression de son unité se manifestent
par les éditions typiques des livres liturgiques promulgués par l’autorité du
Souverain Pontife et dans les livres correspondants, approuvés pour leur
territoire par les Conférences des évêques et reconnus par le Siège Apostolique[160].
398. La norme établie par le IIe
concile du Vatican est de ne faire des innovations dans la réforme liturgique
que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et avec certitude, et après
s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes
par un développement en quelque sorte organique[161]:
elle doit s’appliquer aussi au travail d’inculturation du rite romain lui-même[162].
L’inculturation nécessite de plus une très longue durée pour que la tradition
liturgique authentique ne soit pas altérée par précipitation et imprudence.
Enfin, la recherche
d’inculturation ne vise pas du tout à créer de nouvelles familles rituelles,
mais à répondre aux besoins d’une culture déterminée, de telle manière
toutefois que les adaptations introduites, soit dans le Missel, soit dans les
autres livres liturgiques, ne nuisent pas au caractère propre du rite romain[163].
399. C’est pourquoi le Missel romain, tout en faisant place à
la diversité des langues et à une certaine diversité de coutumes[164],
doit être reçu à l’avenir comme un instrument et un signe évident de
l’intégrité et de l’unité du rite romain[165].
Notes
[1] Session
XXII, du 17 septembre 1562. Cf.Enchiridion
Symbolorum, éd. Denzinger-Schönmetzer 1965 (cité par la suite D.S.),
1738-1759.
[2] Constitution
sur la sainte liturgie Sacrosanctum
Concilium, citée par la suite Const. lit., n.47 ; cf. Constitution dogmatique sur
l’Eglise Lumen Gentium,
nn.3, 28 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, nn. 2, 4, 5.
[3] Jeudi
Saint, messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur, prière sur les
offrandes. Cf. Sacramentarium
Veronense, ed. L.C. Mohlberg, n. 93.
[4] Cf.
prière eucharistique III.
[5] Cf.
prière eucharistique IV.
[6] Const. lit., nn.7,
47 ; Décret sur le
ministère et la vie des prêtres, nn. 5, 18.
[7] Cf. Pie
XII, Encyclique Humani generis,
du 12 Août 1950 : DC (1950), 1161-1162 ; Paul VI, Encyclique Mysterium
fidei, du 3 septembre 1965 : DC (1965) p. 1641-1647 ;
Profession de foi, du 30 juin 1968 : DC 1521 (1968), 1256-1257 ;
Instruction de la S. Congrégation des Rites Eucharisticum Mysterium, du 25 mai 1967, n. 3f, 9 : DC
1496 (1967), 1094, 1098.
[8] Cf.
Session XIII, du 11 octobre 1551 : D.S. 1635-1661.
[9] Cf.
Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 2.
[10] Cf. Const. lit., n.11.
[11] Ibidem, n. 50.
[12] Session
XXII, doctr. du sacrifice de la messe, chap. 8 : D.S. 1749.
[13] Ibid., can.
9 : D.S. 1759.
[14] Ibid., chap.
8 : D.S. 1749.
[15] Cf. Const. lit., n. 33.
[16] Ibid., n. 36.
[17] Ibid., n. 52.
[18] Ibid., n. 35 § 3.
[19] Ibid., n. 55.
[20] Session
XXII, Doctrine du sacrifice de la messe, chap. 6 : D.S. 1747.
[21] Cf. Const. lit., n. 55.
[22] Cf. Const. lit., n. 41 ; Const. dogm.
sur l'Église, n. 11 ; Décret sur le
ministère et la vie des prêtres, nn. 2, 5, 6 ; Décret sur la
charge pastorale des évêques, n. 30 ; Décret sur
l'Oecuménisme, n. 15 ; Instruction Eucharisticum mysterium, nn. 3e,
6 : DC 1496 (1967), 1094, 1096-1097.
[23] Cf. Const. lit. n. 10.
[24] Cf. ibid., n. 102.
[25] Cf. Const. lit. n. 10 ; Décret sur
le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 5.
[26] Cf. Const. lit., nn. 14, 19, 26, 28,
30.
[27] Cf. ibid., n. 47.
[28] Cf. ibid., n. 14.
[29] Cf. ibid., n. 41.
[30] Cf.
Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 13 ; Code
de droit canonique, can. 904.
[31] Cf. Const. lit., n. 59.
[32] Pour les
célébrations particulières de la messe, on observera ce qui est établi :
cf. pour les messes de petits groupes, S. Cong. pour le Culte divin,
Instruction Actio pastoralis, du
15 mai 1969 : DC (1970), 213-215 et la Note de la Commission épiscopale de
liturgie de la Conférence des évêques de France du 5 février 1970 ; pour
les messes d’enfants : Directoire
des messes d’enfants, du 1er novembre 1973. Sur la manière de joindre la
liturgie des heures et la messe : Présentation
générale de la liturgie des Heures, nn. 93-98 ; sur la manière de
joindre certaines bénédictions et le couronnement d’une statue de la Vierge
Marie et la messe : Rituel romain, Livre des bénédictions, préliminaires, n. 28 ; Rituel du couronnement d’une statue de la
Vierge Marie, nn. 10 et 14.
[33] Cf.
Décret sur la charge pastorale des évêques, Christus
Dominus, n. 15 ; cf. aussi Const. lit., n. 41.
[34] Cf. Const. lit., n. 22.
[35] Cf.
encore ibidem, nn. 38, 40 ;
Paul VI, Const. apostolique Missale
romanum, ci-dessous, p. xxxx.
[36] Cong. du
Culte divin et de la discipline des sacrements, Instruction Varietates legitimae, du 25 janvier
1994 : DC 2093 (1994), 435-446.
[37] Cf.
Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 5 ; Const.
lit., n. 33.
[38] Cf. Conc.
Trente, Sess. XXII, Doctrine du sacrifice de la messe, ch. 1 : D.S.
1740 ; cf. Paul VI, Profession de foi, du 30 juin 1968, n. 24 : DC
(1968) p. 1256-1257.
[39] Cf. Const. lit., n. 7 ; Paul VI, Lettre
encyclique Mysterium
fidei, du 3 septembre 1965 : DC 1456 (1965), 1635 ; S.
Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum
mysterium, du 25 mai 1967, n. 9 : DC 1496 (1967), 1098-1099.
[40] Cf. Const. lit., art. n. 56 ; S. Cong.
des Rites, Instruction Eucharisticum
mysterium, du 25 mai 1967, n. 3 : DC 1496 (1967), 1092-1095.
[41] Cf. Const. lit., nn. 48, 51 ; Const.
sur la Révélation, Dei Verbum,
n. 21 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, n. 4.
[42] Cf. Const. lit., nn. 7, 33, 52.
[43] Cf. ibidem, n. 33.
[44] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Musicam
sacram, du 5 mars 1967, n. 14 : DC 1490 (1967), 499.
[45] Cf. Const. lit., nn. 26 - 27 ; S. Cong.
des Rites, Instr. Eucharisticum
Mysterium, n. 3d : DC 1496 (1967), 1093.
[46] Cf. ibidem, n. 30.
[47] S. Cong.
des Rites, Instr. Musicam sacram, n.
16a. : DC 1490 (1967), 500.
[48] Sermon
336, 1 : PL 38, 1472.
[49] Cf. S. Cong.
des Rites, Instr. Musicam sacram, nn.
7, 16 : DC 1490 (1967), 498, 500 ; Ordo cantus Missae, 1972, Préliminaires.
[50] Cf. Const. lit., n. 116 ; cf. aussi n.
30.
[51] Cf. Const. lit., n. 54 ; S. cong. des Rites,
Instr. Inter Oecumenici, n.
59 : DC 1435 (1964), 1369 ; Instr. Musicam sacram, n. 47 : DC 1490 (1967), 506.
[52] Cf. Const. lit., nn. 30, 34 ; cf. aussi
n. 21.
[53] Cf. ibidem, n. 40 ; Cf. Cong. du Culte
divin et de la discipline des Sacrements, Instruction Varietates legitimae, du 25 janvier 1994 : DC 2093 (1994),
435-446.
[54] Cf. Const. lit., n. 30. ; S. Cong. des
Rites, Instr. Musicam sacram, n.
17 : DC 1490 (1967), 500.
[55] Cf.
Jean-Paul II, Lettre apost. Dies Domini,
du 31 mai 1998, n. 50 : DC 2186 (1998), 670.
[56] Cf.
ci-dessous, Rite de l’eau bénite, p. xxxx.
[57] Cf.
Tertullien, Contre Marcion, IV,
9 : PL 376A ; Origène, entretien
avec Héraclide, n. 4, 24 : SC 67, p. 62 ; Statuta Concilii Hipponensis Breviata,
21 : CCSL 149, p. 39.
[58] Cf. Const. lit., n. 33.
[59] Cf. ibid., n. 7.
[60] Cf. Ordo lectionum missae, ed. typica
altera, n. 28.
[61] Cf. Const. lit., n. 51.
[62] Cf.
Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus
quintus annus, du 4 décembre 1988, n. 13 : DC 1985 (1989),
521.
[63] Cf. Const. lit., n. 52 ; cf. Code de droit canonique, can. 767 § 1.
[64] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Inter
Oecumenici, n. 54 : DC 1435 (1964), 1369.
[65] Cf. Code de droit canonique, can. 767 §
1 ; Conseil pontifical pour l’interprétation du Code, Réponse à un doute
sur le can. 767 § 1 : A.A.S. 79 (1987), p. 1249 ; Instruction
interdicastérielle sur certaines questions au sujet de la coopération des
fidèles laïcs au ministère des prêtres, Ecclesiae de mysterio, du 15 août 1997, art. 3 : DC 2171
(1997), 1014-1015.
[66] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Inter
Oecumenici, du 26 septembre 1964, n. 53 : DC 1435 (1964), 1368.
[67] Cf. Const. lit., n. 53.
[68] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Inter
Oecumenici, n. 56 : DC 1435 (1964), 1369.
[69] Cf. Const. lit., n. 47 ; S. Cong. des
Rites, Instr. Eucharisticum
mysterium, n. 3a, b : DC 1496 (1967), 1092-1093.
[70] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Inter
Oecumenici, n. 91 : DC 1435 (1964), 1363 ; Instr. Eucharisticum mysterium , n.
24 : DC 1496 (1967), 1104-1105.
[71] Const. lit., n. 48 ;
S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum
mysterium, n. 12 : DC 1496 (1967), 1100.
[72] Cf. Const. lit., n.48 ; Décret sur le
ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 5.
[73] S. Cong.
des Rites, Instruction Eucharisticum
mysterium, nn. 31, 32 : DC 1496 (1967), 1108-1109 ; S. Cong. pour
la discipline des Sacrements, Instruction Immensae caritatis, du 29 janvier 1973, n. 2 : DC 1630 (1973),
359.
[74] Cf. S.
Cong. pour les Sacrements et le Culte divin, Instruction Inaestimabile donum, du 3 avril 1980, n.
17 : DC 1789 (1980), 643.
[75] Cf. Const. lit.,. n. 26.
[76] Cf. ibidem, n. 14.
[77] Cf. ibidem, n. 28.
[78] Cf.
Const. dogm. sur l'Église, Lumen gentium,
nn. 26 et 28 ; Const. lit.,
n. 42.
[79] Cf. Const. lit., n. 26.
[80] Cf. Cérémonial des Evêques, nn. 175-186.
[81] Cf.
Const. sur l’Eglise Lumen gentium,
n. 28 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 2.
[82] Cf. Paul
VI, Lettre apostolique Sacrum
diaconatus Ordinem, du 18 juin 1967 : DC 1498 (1967), 1279-1286 ;
Pontifical romain, L’ordination de l’Evêque,
des prêtres, des diacres, 1996, n. 173.
[83] Const. lit., n. 48 ;
S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum mysterium, n. 12 : DC 1496
(1967), 1100.
[84] Cf. Code de droit canonique, can. 910 § 2 ;
Instruction interdicastérielle sur certaines questions au sujet de la
coopération des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Ecclesiae de mysterio, du 15 août 1997,
art. 9 : DC 2171 (1997), 1017.
[85] Cf. S.
Cong. pour la discipline des sacrements, Inst. Immensae caritatis, du 29 janvier 1973, n. 1 : DC 1630 (1973),
358 ; Code de droit canonique, can. 230 § 3.
[86] Const. lit., n. 24.
[87] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Musicam
sacram, n. 19.
[88] Cf. ibidem, n. 21.
[89] Cf.
Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, réponse à un
doute sur le canon 230 § 2 : A.A.S. 86 (1994) p. 541.
[90] Cf. Const. lit.,n. 22.
[91] Cf. ibidem, n. 41.
[92] Cf. Cérémonial des Evêques, nn. 119-186.
[93] Cf. Const. lit., n. 42 ; Const. dogm.
sur l’Eglise, Lumen gentium,
n. 28 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 5; S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967,
n. 26 : DC 1496 (1967), 1106.
[94] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum
mysterium, n. 47 : DC 1496 (1967), 1115.
[95] Cf. ibidem, n. 59 ; S. Cong. des Rites,
Instr. Musicam sacram, nn.
16, 27.
[96] Cf.
Instruction interdicastérielle sur certaines questions au sujet de la
coopération des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Ecclesiae de mysterio, du 15 août 1997,
art. 6 : DC 2171 (1997), 1016.
[97] Cf. S.
Cong. pour les Sacrements et le Culte divin, Instruction Inaestimabile donum, du 3 avril 1980, n.
10 : DC 1789 (1980), 642 ; Instruction interdicastérielle sur
certaines questions au sujet de la coopération des fidèles laïcs au ministère
des prêtres, Ecclesiae de mysterio,
du 15 août 1997, art. 8 : DC 2171 (1997), 1016-1017.
[98] Cf.
ci-dessous : Rite pour déléguer, occasionnellement, un ministre pour
distribuer la communion, p.xxx
[99] Cf. Cérémonial des Evêques, nn. 1118-1121.
[100] Cf. Paul
VI, Motu proprio Ministeria quaedam,
du 15 août 1972 : DC (1972), 853-854.
[101] Cf. Const. lit., n. 57 ; Code de Droit canonique, can. 902.
[102] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum
mysterium., n. 47 : DC 1496 (1967), 1115.
[103] Cf. ibidem.
[104] Cf.
Benoit XV, Const. apost. Incruentum
altaris sacrificium, du 10 août 1915 : A.A.S. 7 (1915), pp. 401-404.
[105] Cf. S.
Cong. des Rites,Instr. Eucharisticum
Mysterium, n. 47 : DC 1496 (1967), 1115.
[106] Cf.
Concile de Trente, Sess. XXI, décret sur la communion eucharistique, ch.
1-3 : D.S. 1725-1729.
[107] Cf. ibidem, ch. 2. : D.S. 1728.
[108] Cf. Const. lit., nn. 122-124 ; Décret
sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum
ordinis, n. 5 ; S. Cong. des Rites, Instruction Inter Oecumenici, du 26 septembre 1964,
n. 90 : DC 1435 (1964), 1374 ; Instruction Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, n. 24 : DC 1496
(1967), 1104-1105 ; Code de
Droit canonique, can. 932 § 1.
[109] Cf. Const. lit., n. 123.
[110] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum
Mysterium, n. 24 : DC 1496 (1967), 1104-1105.
[111] Cf. Const. lit., n. 123 ; S. Cong. des
Rites, Instruction Inter Oecumenici, n.
13c : DC 1435 (1964), 1361.
[112] Cf. Const. lit., n. 123.
[113] Cf. Const. lit., n. 126 ; S. Cong. des
Rites, Instruction Inter Oecumenici,
du 26 septembre 1964, n. 91 : DC 1435 (1964), 1374.
[114] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Inter
Oecumenici, nn. 97-98 : DC 1435 (1964), 1375.
[115] Cf. ibidem, n. 91.
[116] Cf. ibidem.
[117] Cf. ibidem, n. 96.
[118] Cf.
Rituel romain, Livre des
bénédictions, Pour inaugurer un ambon, nn. 900-918.
[119] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Inter
oecumenici, du 26 septembre 1964, n. 92 : DC 1435 (1964), 1374.
[120] Cf. Rituel
romain, Livre des bénédictions,
Pour inaugurer un siège épiscopal ou un siège de présidence, nn. 880-899.
[121] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Inter
oecumenici, du 26 septembre 1964, n. 92 : DC 1435 (1964), 1374.
[122] Cf. Const. lit., n. 32.
[123] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Musicam
sacram, n. 23.
[124] Cf.
Rituel romain, Livre des
bénédictions, Bénédiction d’un orgue, nn. 1052-1067.
[125] Cf. S.
Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum
Mysterium, n. 54 : DC 1496 (1967), 1117-1118 ; Instruction Inter Oecumenici, n. 95 : DC
1435 (1964), 1375.
[126] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum
mysterium, du 25 mai 1967, n. 52 : DC 1496 (1967), 1117 ;
Instruction Inter oecumenici, du
26 septembre 1964, n. 95 : DC 1435 (1964), 1375 ; S. Cong. pour les
sacrements, Instruction Nullo unquam
tempore du 28 mai 1938, n. 4 : A.A.S. 30 (1938) pp.
199-200 ; Rituel romain, Rituel
de l’eucharistie en dehors de la messe, nn. 10-11 ; Code de droit canonique, can. 938 § 3.
[127] Cf.
Rituel romain, Livre des
bénédictions, Pour inaugurer un tabernacle, nn. 919-929.
[128] Cf. S.
Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum
mysterium, du 25 mai 1967, n. 55 : DC 1496 (1967), 1118.
[129] Cf. ibidem, n. 53 : DC 1496 (1967),
1117 ; Rituel romain, Rituel de
l’eucharistie en dehors de la messe, n. 9 ; Code de Droit canonique, can. 938 § 2 ;
Jean-Paul II, Lettre Dominicae
Cenae, du 24 février 1980, n. 3 : DC 1783 (1980), 302.
[130] Cf. Code de Droit canonique, can. 940 ; S.
Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum
mysterium, du 25 mai 1967, n. 57 : DC 1496 (1967), 1118 ; Rituel
romain, Rituel de l’eucharistie en
dehors de la messe, n. 11.
[131] Cf.
surtout S. Cong. pour les sacrements, Instruction Nullo unquam tempore du 28 mai 1938 : A.A.S. 30 (1938),
pp. 198-207 ; Code de Droit
canonique, can. 934-944.
[132] Cf. Const. lit., n. 8.
[133] Cf.
Pontifical romain, Rituel de la
Dédicace, ch. IV, n. 10 ; Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’une image destinée à la
vénération publique, nn. 984-1031.
[134] Cf. Const. lit., art.125.
[135] Cf. ibidem, n. 128.
[136] Cf.
Pontifical romain, Rituel de la
Dédicace, ch. VII, Bénédiction du calice et de la patène ; Rituel
romain, Livre des bénédictions,
Bénédiction d’objets pour le culte, nn. 1068-1084.
[137] Cf.
Rituel romain, Livre des
bénédictions, Bénédiction d’objets pour le culte, n. 1070.
[138] Cf. Const. lit., n. 128.
[139] Cf. ibidem.
[140] Pour la
bénédiction des objets destinés à l’usage liturgique dans les églises, cf.
Rituel romain, Livre des
bénédictions, 3° partie.
[141] Cf. Const. lit., n. 51.
[142] Cf. Missel Romain, Présentation générale du
lectionnaire romain, n 80.
[143] Cf. Missel Romain, Présentation générale du
lectionnaire romain, n 81.
[144] Cf. Const. lit., n. 61.
[145] Cf.
Const. dogmatique sur l’Eglise, Lumen gentium,
n. 54 ; Paul VI, Exhortation apostolique Marialis cultus, du 2 février 1974, n. 9 : DC 1651 (1974),
304.
[146] Cf.
surtout Code de Droit canonique,
can. 1176-1185 ; et
Rituel romain, Rituel des
funérailles.
[147] Cf. Const. lit., n. 14.
[148] Cf. ibidem, n. 41.
[149] Cf. Code de Droit canonique, can. 838 § 3.
[150] Cf. ibidem, n. 24.
[151] Cf. ibidem, n. 36 § 3.
[152] Cf. ibidem, n. 112.
[153] Cf.Normes
universelles de l’année liturgique, nn. 48-51 ; cf. S. Cong. pour le Culte
divin, Instruction Calendaria
particularia, du 24 janvier 1970, nn. 4, 8 : DC 1571 (1970), 867-868.
[154] Cf. Const. lit., n. 106.
[155] Cf.
Normes universelles de l’année liturgique, nn. 46 ; cf. S. Cong. pour le
Culte divin, Instruction Calendaria
particularia, du 24 janvier 1970, n. 38 : DC 1571 (1970), 871.
[156] Cf. Const. lit., art. n. 37-40.
[157] Cf. Cong.
du Culte divin et de la discipline des Sacrements, Instruction Varietates legitimae, du 25 janvier
1994, nn. 54, 62-69 : DC 2093 (1994), 442-443.
[158] Cf. ibidem, nn. 66-68 : DC 2093 (1994),
443.
[159] Cf. ibidem, nn. 26-27 : DC 2093 (1994),
438-439.
[160] Cf.
Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus
quintus annus, du 4 décembre 1988, n. 16 : DC 1135 (1989),
522; Cf. Cong. du Culte divin et de la discipline des Sacrements,
Instruction Varietates legitimae,
du 25 janvier 1994, nn. 2, 36 : DC 2093 (1994), 435, 440.
[161] Cf. Const. lit., n. 23.
[162] Cf. Cong.
du Culte divin et de la discipline des Sacrements, Instruction Varietates legitimae, du 25 janvier
1994, n. 46: DC 2093 (1994), 441.
[163] Cf. ibidem, n. 36 : A.A.S. 87 (1995),
p. 302.
[164] Cf. ibidem, n. 54 : A.A.S. 87 (1995),
p. 308-309.
[165] Cf. Const. lit., n. 38 ; Paul VI,
Constitution Apostolique Missale
Romanum ci-dessus, p.xxxxxx.
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