La concélébration eucharistique [1] : théologie, gestes, paroles, attitudes, mouvement, visibilité etc. Dans cette contribution, nous aborderons la concélébration eucharistique d’abord comme un lieu théologique, un faire ensemble, avant de mettre en exergue, ensuite, sa dimension pastorale. 1. La concélébration eucharistique : un lieu théologique, un faire ensemble Selon Dom Robert Le Gall, un spécialiste patenté de la liturgie, « le mot "célébration" de par son origine, désigne une "réunion nombreuse", une "assemblée ", puisque célébrer , en latin, signifie " nombreux" ou "en grand nombre". Toute célébration liturgique, dit-il, implique donc un grand nombre de personnes célébrantes, c’est-à-dire réunies pour fêter quelque chose ou quelqu’un. Le suffix con paraît superflu » [2] . Même si la liturgie est une œuvre communautaire, elle demande à ce que chaque participant « concélèbre » avec les autres. Tout...
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Homélie 1. Frères bien-aimés, les textes de la liturgie de ce jour s'éclairent mutuellement d’une manière remarquable. Ils viennent bousculer une fausse conception de la piété chrétienne qui voudrait que l'amour soit synonyme de passivité, de mollesse ou de lâcheté face au mal. Si l’Évangile nous appelle à la perfection de l'amour et à prier pour nos persécuteurs, la première lecture, elle, nous montre avec force que Dieu ne tolère jamais le mal subi par l'innocent. Le Christ nous appelle à la sainteté, mais disons-le clairement : l’Évangile ne nous demande pas d’être des « bisounours ». La foi chrétienne n'est pas un sentimentalisme niais qui ferme les yeux sur l'injustice. 2. Dans le Premier Livre des Rois, nous assistons à une injustice révoltante. Le roi Achab, abusant de son pouvoir et manipulé par la reine Jézabel, a fait assassiner le pauvre Naboth pour s'emparer de sa vigne. Face à ce crime commis en silence, Dieu ne reste pas neutre. Il n'app...