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BIBLE ET LITURGIE

Bible et liturgie   Entre la Bible et la liturgie, les affinités sont profondes ; ce n’est pas fortuitement que les textes liturgiques sont, pour l’essentiel, extraits de l’Écriture. La Bible, d’abord, est née dans un milieu liturgique. Les traditions orales se sont développées à l’occasion et en vue des assemblées cultuelles. Dieu réunit son Peuple pour qu’il écoute sa Parole. La liturgie est le haut-lieu de cette Parole ; avant d’être écrite, elle est proclamée, et, une fois écrite, elle ne retrouve sa pleine dimension que dans le cadre de l’annonce liturgique. La liturgie reste, pour toutes ces raisons, le lieu intégral où la Bible peut être actualisée. En outre, la Sainte Écriture, telle que nous la recevons, est le résultat d’une coopération entre Dieu, auteur principal, et les auteurs inspirés. Elle peut donc représenter le type d’une synergie ou collaboration entre Dieu et l’homme — qui structure toute act...

AMBON

Ambon Du grec anabaïnein « monter ». L’ambon est l’emplacement surélevé où montent ceux qui, dans la liturgie, spécialement au cours de la messe, ont à faire une lecture ; c’est là aussi que se place celui qui fait l’homélie ou qui doit adresser la parole à l’assemblée. Dans l’antiquité, l’ambon était le lieu de la Parole, réservé aux lecteurs et aux chantres. L’évêque et les prêtres jouissaient de la liberté de s’adresser au peuple du haut de l’ambon, ou bien à partir des marches de l’autel, ou bien encore de l’emplacement, surélevé lui aussi, de leur siège. Tout ceci reste vrai à l’heure actuelle. Au retour de l’Exil à Babylone, au jour de naissance du Judaïsme et de la liturgie synagogale, il est fait mention d’une sorte d’ambon : « Le scribe Esdras se tenait sur une estrade de bois, construite pour la circonstance. Esdras ouvrit le livre au regard de tout le peuple — car il dominait tout le peuple — et, quand il l...